Le bonheur est tributaire du passé, car il ne se mesure qu'en fonction de ce que l'être humain a vécu.
Si l'erreur est humaine peut-on affirmer que l'être humain est une erreur ?
Commettre deux fois la même erreur : c'est l'une des faiblesses que l'être humain a le plus de mal à éviter.
L'être humain est un amalgame de particules doué de raison.
Le luxe est le refus fondamental de l'être humain de limiter sa vie à une survie.
L'évolution donne l'être humain. L'être humain, après un long et douloureux processus, donne l'Humanité.
La peau de l'être humain a besoin d'un grand nombre de baisers par jour.
Plus l'être humain vieillit, plus il bascule dans le passé, comme si le bonheur, la plénitude réside dans l'espérance des choses, dans leur vécu.
Rien ne définit mieux l'être humain que sa disposition à faire des choses absurdes pour obtenir des résultats totalement improbables.
L'être humain ne s'offre le luxe d'être fou que lorsque les conditions sont favorables.
La liberté devrait être le seul romantisme de l'être humain. C'est cela qui est respectable dans l'homme.
Pour mener l'être humain vers la civilisation, il a fallu quelques millions d'années, alors que le retour au Néandertal prend moins d'une semaine.
L'être humain est ainsi fait que les catastrophes demeurent le meilleur moyen de l'émouvoir.
La pensée primitive de l'être humain n'est pas l'envie de procréation, mais la recherche de la satisfaction, de la jouissance individuelle, l'auto-érotisme.
L'être humain est ainsi fait qu'il ne peut éprouver à fond plusieurs douleurs en même temps. L'une chasse l'autre irrémédiablement.
Que sait-on de l'être humain si on ne le replace pas dans son éternité, bien sûr, mais aussi dans son histoire, dans sa vie quotidienne, dans ce qui se passe ?
L'être humain croira toujours que plus le robot paraît humain, plus il est avancé, complexe et intelligent.
L'être humain est ainsi fait qu'il se veut surtout autonome. La personne cherche l'autre qui la complétera, mais si l'autre lui apparaît comme une menace à son autonomie, elle se détournera. C'est pourquoi les forts sont condamnés aux faibles.
C'est la littérature qui permet à l'être humain de conserver sa conscience d'homme.
Le songe est peut-être à l'être humain ce que les cavernes sont à la terre : le refuge d'une mémoire qui s'invente au fur et à mesure.
Insensé l'être humain qui va boire à la mare et oublie la fontaine qui jaillit chez lui !
Sous couvert de reconstruction du moi, les psychanalystes procèdent en réalité à une scandaleuse destruction de l'être humain.
Si l'être humain ne dispose pas du moyen d'accéder à la connaissance de "la vérité", il peut, à travers son langage, en découvrir un reflet, et éventuellement s'engager dans cette perspective.
L'être humain n'est pas brevetable, mais son procédé de fabrication, si.
L'être humain est la proie de trois maladies chroniques et inguérissables : le besoin de nourriture, le besoin de sommeil et le besoin d'égards.
L'âge adulte, la période la moins sûre, la plus dangereuse en tout cas, parce que la moins simple. Comme si l'être humain en vieillissant oubliait le rythme naturel de la vie.
La condamnation à mort est un acte barbare... C'est le reflet de l'instinct animal encore présent chez l'être humain.
L'être humain est une ruche d'Etres.
L'être humain n'a jamais le temps d'être, il n'a jamais le temps que de devenir.
L'être humain qui crée sa solitude a besoin qu'on lui dise:Oui je t'aime malheureux.
Aucun être ne mérite qu'on se soumette à ses désirs pour quelque faveur. Pareille tentative diminue notre intérêt porté à la religion. L'être humain est incapable de nous offrir le moindre objet. Sans avoir été mandaté par celui qui nous a façonnés et de terre sculptés.
L'être humain se doit de vivre, ne serait-ce que par curiosité.
La vie ne permet pas d'aller bien loin, non plus que d'approfondir le sens de tout ce qui est. L'être humain, si doué soit-il, reste toujours à l'extérieur de ce qu'il veut percer.
L'intérieur de l'être humain n'est pas seulement un organisme qui travail pour nous garder en vie, c'est tout un monde plein d'histoires, de souvenirs, de joies, de peines où la raison et la passion forment un humain équilibré, bien organisé ou un humain détruit qui ne cesse de se rabaisser.
L'être humain a besoin d'être flatté, sinon il ne devient pas ce qu'il est destiné à devenir, pas même à ses propres yeux.
L'animal poursuit sa proie ; l'être humain court après son salut.
C'est le choix et la liberté qui distinguent l'être humain de l'animal. Tous les bons auteurs, Rousseau, Kant, Hegel, l'ont affirmé. La première liberté d'un individu, c'est de dire non !
C'est un scandale pour l'adulte que l'être humain à l'état d'enfance soit son égal.
La création n'avait d'autre utilité, d'autre vocation que de dire la liberté intime, profonde, de l'être humain, par-delà tout ce qui tend à la réduire, à la détruire même.
Comme l'idée de devoir s'obnubile et se perd, quand on fouille sa conscience et qu'on découvre avec horreur que l'être humain ramène toujours tout à soi et ne cherche en somme qu'à se béatifier.
L'être humain est le seul animal qui éprouve du plaisir à amasser des connaissances inutiles.
La plupart des animaux préfèrent rester dans un endroit unique et familier, pas nous, et c'est aussi ce qui différencie l'être humain des animaux.
Je l'admets : je suis plus fort que l'être humain moyen et je n'ai pas peur de dire ce que je pense. Ces traits ne viennent pas de la couleur de ma peau mais d'une croyance inébranlable en ma propre intelligence.
L'être humain est sur terre pour garder son cap, rayonner, transformer.... Malheureusement, c'est souvent le contraire qui se produit. La vie nous détourne, la société nous éteint, le temps nous fait changer.
C'est par la parole, par la création, que l'être humain arrive à dépasser son sentiment d'impuissance; il est voué à la souffrance, à cause de la disparité entre ses désirs, qui sont incommensurables, et l'impossibilité de les satisfaire. Il y a donc une souffrance fondamentale et nécessaire, que nous n'éviterons jamais.
L'être humain est justement celui des animaux qui se définit par sa capacité particulière à s'interroger sur les normes éthiques qui doivent le guider. C'est précisément pour cette raison qu'il va, un jour prochain, cesser de manger des représentants des autres espèces.
L'être humain est un ingénieux assemblage de plomberie portative.
L'être humain est un animal qui multiplie les déceptions. Plus on le connaît, plus on vieillit, plus on est déçu par lui. Je pense qu'il n'y a pas grand chose à sauver chez lui. Même s'il est séduisant.
En vieillissant, l'être humain voit moins bien mais il voit plus de choses.
Ma plus grande victoire a été d'apprendre à m'accepter en tant que personne, avec tous mes défauts... Je suis loin de ressembler à l'être humain que j'aimerais être. Mais j'ai décidé que je n'étais pas si mal, après tout.