La science toujours progresse et jamais ne faillit, toujours se hausse et jamais ne dégénère, toujours dévoile et jamais n'occulte.
Nous avons construit un monde où l'intelligence est la premières des facultés, où la science et la technique nous tirent en avant et nous chutons, en produisant plus de misères, de famines, de maladies.
Il n'est pas question pour le consommateur, pour le citoyen moderne de se dérober à cette contrainte de bonheur et de jouissance, qui est l'équivalent dans la nouvelle éthique de la contrainte traditionnelle de travail et de production.
Le savoir scientifique n'est pas absolu, mais socialement, culturellement, technologiquement et historiquement marqué, donc provisoire.
L'économie est la science de l'aménagement onéreux du monde extérieur.
Toute découverte de la science pure est subversive en puissance ; toute science doit parfois être traitée comme un ennemi possible.
L'histoire est la science des choses qui ne se répètent pas.
La science est dangereuse ; nous sommes obligés de la tenir bien soigneusement enchaînée et muselée.
La science nous éclaire et nous aveugle.
Malheur à la science qui ne se tourne pas à aimer.
On ne méprise pas la science sans mépriser la raison ; on ne méprise pas la raison sans mépriser l'homme ; on ne méprise pas l'homme sans offenser Dieu.
Si la théorie de l'évolution est vraie, comment se fait-il que les mères de famille n'aient toujours que deux mains ?
L'histoire est la science du malheur des hommes.
La morale est une éthique des corps pris pour autre chose que ce qu'ils sont.
La critique est le seul instrument de vérification d'une théorie économique.
La science a fait de grands progrès. Elle n'a plus qu'une cinquantaine d'années de retard sur les dessins de science-fiction.
La philosophie est la science des problèmes résolus.
La paix universelle se réalisera un jour non parce que les hommes deviendront meilleurs mais parce qu'un nouvel ordre, une science nouvelle, de nouvelles nécessités économiques leur imposeront l'état pacifique.
Il n'y a pas de pays au monde, sauf ceux qu'afflige encore l'esclavage, où la théorie de Smith, - la doctrine du laissez-faire, laissez-passer, - soit moins pratiquée qu'en Angleterre, et où l'homme soit devenu pour l'homme un objet d'exploitation plus systématique.
On peut définir la Science-Fiction comme la branche de la littérature qui se soucie des réponses de l'être humain aux progrès de la science et de la technologie.
La science ne reconnaît jamais explicitement ses erreurs ; elle se contente d'un enseignement nouveau et fait élever des monuments à ceux qu'elle a persécutés.
La science a-t-elle promis le bonheur ? Je ne le crois pas. Elle a promis la vérité, et la question est de savoir si l'on fera jamais du bonheur avec de la vérité.
L'acte même d'interpréter est un geste éthique autant qu'esthétique.
Gagner peut se définir comme la science d'avoir tout préparé.
On doit posséder la science d'une manière qu'on puisse la faire paraître quand on veut.
La science progresse en indiquant l'immensité de l'ignoré.
La foi scientifique n'apporte pas la paix aux américains ; elle change leur tourment de place et de plan.
La science n'a pas de dimension morale. C'est comme un couteau. Si vous le donnez à un chirurgien ou à un meurtrier, chacun en fera un usage différent.
La théorie de l'évolution ? Tu parles ?! Et d'abord l'évolution de qui ? Tout ça c'est pipeau ! On n'a pas évolué... on a changé...
A quoi bon enseigner la géométrie, la physique, la chimie à un garçon qui veut être musicien ? Qu'en retient-il ? Rien.