La science est dangereuse ; nous sommes obligés de la tenir bien soigneusement enchaînée et muselée.
Toute science crée une nouvelle ignorance.
Si le théâtre est bien le laboratoire des gestes et des paroles de la société, il est à la fois le conservateur des formes anciennes de l'expression et l'adversaire des traditions.
A quoi sert un terrain de golf ? A jouer au golf. Un court de tennis ? A jouer au tennis. Eh bien ! Un camp de prisonnier, ça sert à s'évader...
J'ai découvert qu'il ne faut pas craindre les refus. Et quand, bien des années plus tard, je demanderai aux gens à aller dormir chez eux, ça ne sera pas plus compliqué.
Toute attention prêtée à une chose extérieure, trouble ou altère l'intérieur.
La volonté trouve, la liberté choisit. Trouver et choisir, c'est penser.
La science a-t-elle promis le bonheur ? Je ne le crois pas. Elle a promis la vérité, et la question est de savoir si l'on fera jamais du bonheur avec de la vérité.
Compte tenu du nombre de bouchons, Paris a bel et bien été mis en bouteille.
Il y a sûrement beaucoup de honte à être heureux, non pas à la vue de certaines misères mais lorsque le bonheur semble narguer. Ce défaut les Kabyles ne l'ont pas. Par pudeur le riche se cache pour bien manger et le pauvre pour avoir faim à son aise.
Les vieillards sont dangereux : ils se moquent bien de ce qui peut arriver après eux.
On croit que, lorsqu'une chose finit, une autre recommence tout de suite. Non. Entre les deux, c'est la pagaille.
Le secret de la réconciliation avec soi-même réside bien dans le souvenir.
La beauté rend toujours la vertu plus aimable.
Il n'est vertu que pauvreté ne gâte.
L'homme qui choisit le Mal est-il, peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ?
Pourquoi est-il impossible de faire du bien à quelqu'un sans lui faire de mal ? Pourquoi est-il impossible d'aimer quelqu'un sans le détruire ?
Il est inutile de donner de l'inquiétude aux gens qu'on aime sur une décision incertaine, et si la chose tourne mal, c'est toujours assez tôt pour la leur annoncer.
On pointe rarement du doigt le vrai ravage dont les journaux féminins et l'industrie cosmétique sont responsables : faire croire à une nation de boudins qu'elles peuvent, en faisant quelques efforts, avoir l'air d'autre chose que de ce qu'elles sont.
On fait tout pour gagner un coeur et bien peu pour le garder.
La police et les Jésuites ont la vertu de ne jamais abandonner ni leurs ennemis ni leurs amis.
Si tu veux que quelque chose soit fait, fais-le toi-même !
Pour moi un bon coup c'est une nana qui voudrait bien coucher avec moi...
Lucidité, superficialité, vénalité : toutes les qualités pour bien coller à la réalité.
C'est Marx et moi-même, partiellement, qui devons porter la responsabilité du fait que, parfois, les jeunes donnent plus de poids qu'il ne lui est dû au côté économique. Face à nos adversaires, il nous fallait souligner le principe essentiel nié [...] â–º Lire la suite
La seule chose qui coûte plus cher que l'éducation, c'est l'ignorance.
J'aime bien l'insolence, si c'est moi qui la manie.
La chose la plus miséricordieuse en ce bas monde est l'incapacité de l'esprit humain à mettre en corrélation toutes les informations qu'il contient.
Coucher avec une fille, ce n'est que lui faire ce qui lui plaît : de là à lui faire faire ce que nous voulons, il y a souvent bien loin.
L'ami est rare, en soi. C'est plutôt une figure abstraite, une projection imaginaire ou une mythologie adaptée tant bien que mal à la vie ordinaire. L'ami n'existe pas, en fait, c'est un nom commode donné à quelques-uns.
L'art de la guerre doit savoir apprécier ces forces morales aussi bien dans la théorie que dans l'exécution.