La science nous éclaire et nous aveugle.
La connaissance est hostile à toute précipitation.
Certains se souviennent sans doute de la devise inscrite jadis sur les balances publiques : « Qui souvent se pèse bien se connaît. Qui bien se connaît bien se porte. » J'aurais tendance pour ma part à inverser les termes [...] â–º Lire la suite
La science ouvre à l'esprit humain une voie infinie, et le lance, par une série d'étapes sans nombre, sur l'Asymptote de la Vérité.
Ce qui m'a plu là-bas, c'est moins l'Amérique telle qu'elle est que l'Amérique telle qu'elle pourra être un jour. Il m'a semblé voir un grand creuset où mille ingrédients s'amalgament pour former une substance inconnue ; et dans ce travail, [...] â–º Lire la suite
Si la science évolue, c'est souvent parce qu'un aspect encore inconnu des choses se dévoile soudain.
Aucune philosophie n'a jamais pu mettre fin à la philosophie et pourtant c'est là le voeu secret de toute philosophie.
En science il n'y a que de la physique ; tout le reste, c'est de la philatélie.
Aucun des deux n'avait la moindre connaissance des choses sexuelles, aussi ne firent-ils rien pendant leur nuit de noces sinon prier Dieu qu'il les conseille. Le résultat ne fut pas concluant.
La science ne saurait être rendue responsable de l'illusion des imbéciles qui prétendent, on ne sait pourquoi, qu'elle doit assurer leur bonheur.
La connaissance de soi est le premier pas vers la maturité.
L'homme du bonheur a accès à tout, notamment à la connaissance du malheur, tandis que l'homme du malheur n'accède à rien, pas même à la connaissance de sa misère.
Peut-être sera-t-il possible de réaliser ce rêve ultime : réunir l'humanité entière en une seule communauté. Cependant, avant cela, la science n'aura-t-elle pas définitivement échappé au contrôle de l'homme ?
L'économie c'est la science du sordide, non de la pureté.
Tout emprunteur éclairé est simplement moins vulnérable à la fraude et aux abus.
La poésie éclaire comme un feu d'artifice, elle ne veut pas chasser la nuit, mais, au contraire, en tirer parti.
Toute connaissance commence par les sentiments.
La science de l'ignorant, c'est de reprendre les choses bien dites.
On apprend par l'étude ce qu'on veut savoir; mais ce n'est que par la pratique de la science que l'on sait ce qu'on a appris.
Quand elle est vraiment personnelle et jaillie des origines, la prière se trouve à la limite de la pensée philosophique, elle devient philosophie dans l'instant où s'abolit toute relation intéressée avec la divinité.
Ma philosophie de la course, guère partagée à l'heure actuelle, c'est qu'il est très important de courir en prenant plaisir au sport. Je préfère perdre une course en conduisant assez vite pour la gagner que la gagner en conduisant assez lentement pour la perdre. Vous comprenez ?
Peut-on penser la science ? Une science de la science est-elle possible ?
Je ne pense pas que le bonheur soit nécessairement la raison pour laquelle nous sommes ici. Je pense que nous sommes là pour apprendre et évoluer, et la recherche de la connaissance est ce qui atténue la douleur de l'être humain.
L'art de prévoir et de gagner par tous les moyens la guerre - la politique - s'impose, dès lors, comme l'exercice même de la raison. La politique s'oppose à la morale, comme la philosophie à la naïveté.
La vérité est une science enfantine.
J'appelle éducation positive ce qui tend à former l'esprit avant l'âge, et à donner à l'enfant la connaissance des devoirs de l'homme.
Les idiots pensent que la mémoire fait partie de la connaissance et de la vie.
La philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres.
Bébé Cadum magnifiquement éclairé reste seul, témoin attentif des événements dont la rue, espérons-le, sera le théâtre.
Il y a un faux Dieu des philosophes et pourtant une vraie philosophie de Dieu.
Le désir ne naît pas seulement de la chimie des peaux ou des cellules mais de l'obsession de la répétition.