La société de masse ne veut pas la culture mais les loisirs.
La civilisation n'est pas un entassement, mais une construction, une architecture.
Il faut abandonner l'idée reçue que nous avons d'une société d'abondance comme d'une société dans laquelle tous les besoins matériels (et culturels) sont aisément satisfaits, car cette idée fait abstraction de toute logique sociale.
Dans culture il y a culte et toute culture est une manière de piété. L'esprit humain se forme à accepter, non à décider si une oeuvre est belle mais à réfléchir sur une oeuvre belle.
Toute société qui n'est pas éclairée par les philosophes, est trompée par les charlatans.
Sans la paresse qui dissuade de pousser la méchanceté trop loin et la concurrence à son paroxysme, notre société ne serait pas vivable.
En Occident la jeunesse est désemparée ; l'une des raisons de son trouble est que l'on n'exige plus assez d'elle. La jeunesse avec raison exige qu'on exige.
Si la société parfaite ne peut s'établir sans sacrifier la raison d'être de l'homme, sa solitude, c'est que la perfection est l'ennemie de l'homme.
Plus une société devient complexe, moins son fonctionnement est intuitivement intelligible.
En tirant sur moi, je tirais sur la société et ses injustices. En tirant sur ma propre violence, je tirais sur la violence du temps.
Ça me choque en tout cas de vivre dans une société où la mélancolie, la tristesse sont des fautes, qu'on n'avoue pas aux autres, et peut-être même pas à soi-même.
L'islam médiéval fut une religion d'une tolérance remarquable pour son temps, permettant au Juifs et aux Chrétiens le droit de pratiquer leur culte, un exemple qui ne fut, malheureusement, pas suivi en Occident durant des siècles.
Une nation qui n'honore pas ses héros n'aura bientôt plus de héros à honorer.
Nous sentons tous qu'il faut en finir avec cette société névrosée parce que privée de rêves. Il faut fonder un nouveau rêve ; c'est un besoin presque physique.
Aucun progrès ne peut être acquis par une société sans passer la souffrance, et c'est là le matérialiste est désarmé.
Autrefois les hommes chantaient en coeur autour d'une table ; maintenant c'est un seul homme qui chante, pour la raison absurde qu'il chante mieux. Si la civilisation l'emporte, bientôt un seul homme rira, parce qu'il rira mieux que les autres.
Dans une société bien réglée, le bons doivent servir de modèle et les méchants d'exemple.
Nous devons nous éloigner d'une société obsédée par la consommation et le consumérisme, alors peut-être devons-nous revoir notre mode de vie et considérer comment nos actions et notre vie quotidienne affectent notre monde.
Aujourd'hui on ne sait plus lire. On parcourt en masse ce qui est imprimé.
On ne parlerait guère en société si l'on se souvenait combien de fois on a été incapable de comprendre ce que disait les autres.
Un écrivain n'a pas plus de légitimité que quiconque à analyser à chaud les drames qui laissent la société sidérée. Il peut en revanche s'intéresser au sens des mots qui prétendent dire les événements.
Une culture qui ne favorise que l'un des deux éléments - la lecture ou la boisson - ne pourra un jour ou l'autre que s'assécher ou se noyer.
La société ne fait qu'établir une communication entre les hommes du monde : elle est une organisation de la vie en masse.
Si on veut avoir une image assez juste de la société française, le vrai panel est au comptoir avec son lot habituel d'optimistes, de déprimés, de petits malins, de paumés et de têtes de con.
Comme je l'ai dit, nous sommes une société de harceleurs. Nous sommes tous coupables. Nous regardons tous. Nous pensons tous à des choses dont nous avons honte. La seule différence, Tyler, c'est que tu t'es fait prendre.
Moins de mâles, moins de guerres. Ça lui paraît lumineux. Elle voudrait savoir pourquoi aucune société ne tente le coup. Tant que les femmes consentiront à faire naître des bébés mâles, l'humanité restera un bourbier dégueulasse.
Reprocher à l'islam, à la doctrine de Mahomet, la décadence, peut-être irrémédiable, où sont tombées les nations qui la pratiquent aujourd'hui, serait une injustice souveraine. La religion d'un peuple n'a pas avec sa puissance politique de relation directe, absolue et [...] â–º Lire la suite
Il est dangereux de prendre pour de la culture le vernis qui dissimule l'imbécile ou le rustre.
La civilisation a pour but, non pas le progrès de la science et des machines, mais celui de l'homme.
La culture est une victoire de l'ennui sur l'amour-propre.
La société de consommation porte mal son nom, car un con ne fait généralement pas de sommation avant de dire une connerie en société.