Est littéraire une oeuvre qui possède une aptitude à la trahison.
La poésie n'a jamais fini de s'inventer. C'est son signe d'éternité.
Malheur à tout roman que le lecteur n'est pas pressé d'achever.
J'ai très tôt renoncé à la viande et un jour viendra où les hommes tels que moi proscriront le meurtre des animaux comme ils proscrivent aujourd'hui le meurtre de leurs semblables.
Tout le parcours de la République restera hanté par cette propension à une radicalité théorique butant sur sa traduction pratique.
Ne faut-il pas croire dans la vie pour réciter de la poésie ?
La vraie force de l'homme est son aptitude à élargir l'esprit le plus étroit.
Ainsi l'impérialisme, tel le chasseur de la préhistoire, tue d'abord spirituellement et culturellement l'être, avant de chercher à l'éliminer physiquement. La négation de l'histoire et des réalisations intellectuelles des peuples africains noirs est le meurtre culturel, mental, qui a déjà précédé et préparé le génocide ici et là dans le monde.
Au fond, tout le mystère de la poésie est d'être attentif au monde.
Ma poésie : c'est une île qui vole à la recherche de sa page natale.
L'acte d'amour et l'acte de poésie sont incompatibles avec la lecture du journal à haute voix.
Si tu vois le lâche, attends-toi à voir son double, et qui est son double ? La trahison !
La poésie est cette démarche qui par le mot, l'image, le mythe, l'amour et l'humour m'installe au coeur vivant de moi-même et du monde.
La poésie rend la vie ce que les lumières et la musique font de la scène.
Le manga travaille sur la vitesse de lecture, la bande-dessinée demande au lecteur de s'arrêter sur les détails de chaque case.
La superstition est la poésie de la vie ; c'est pourquoi il n'est pas mal que le poète soit superstitieux.
La trahison qui coûte aux uns rapporte aux autres.
Le livre d'un grand homme est un compromis entre le lecteur et lui.
La poésie est une éternelle jeunesse qui ranime le goût de vivre jusque dans le désespoir.
Et jamais le tourment ne trouvera un ciel, et jamais le désir ne trouvera une terre. C'est pourquoi la poésie existe.
La fonction essentielle d'une bibliothèque est de favoriser la découverte de livres dont le lecteur ne soupçonnait pas l'existence et qui s'avèrent d'une importance capitale pour lui.
La poésie est une espèce de musique : il faut l'entendre pour en juger.
La trahison et le mépris sont source de conflit.
Chacun a besoin que l'autre ait besoin de lui. Dans un couple, trahir l'autre, c'est se trahir soi-même.
Deux personnes ne lisent pas un poème de la même manière, elles l'interprètent de façon différente, de sorte que le lecteur fait lui-même son oeuvre de création.
La danse est le plus sublime, le plus émouvant, le plus beau de tous les arts, parce qu'elle n'est pas une simple traduction ou abstraction de la vie ; c'est la vie elle-même.
La poésie est le miroir brouillé de notre société. Et chaque poète souffle sur ce miroir : son haleine différemment l'embue.
D'ailleurs, parce que le vent, comme on dit, n'est pas à la poésie, ce n'est pas un motif pour que la poésie ne prenne pas son envol. Tout au contraire des vaisseaux, les oiseaux ne volent bien que contre le vent. Or la poésie tient de l'oiseau.
Les hommes finissent toujours par trahir leurs idéaux.
Il n'y a pas de poésie dans la haine et la violence.
Expérience sans mesure, inexpiable, la poésie ne comble pas mais au contraire approfondit toujours le manque et le tourment qui la suscitent.