Les hommes parlent de la victoire comme d'une chance. C'est le travail qui fait la victoire.
Je connaissais des hommes qui couchaient avec une fille différente chaque soir. Je ne l'ai jamais compris. Et après avoir fait de même pendant un certain temps, je l'ai encore moins compris. C'était frustrant ; comme la cuisine chinoise : une heure après, on a faim.
Ah ! La volupté d'abattre du travail comme on abat des arbres, de s'attaquer à une montagne de papier comme on escalade le Mont Blanc pour donner, peu à peu, au bureau l'aspect du Sahara.
Le but d'une encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre ; d'en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de les transmettre aux hommes qui viendront après nous.
Les gens pensent sans savoir, et ne parlent sans comprendre. Ils vivent donc sans savoir, ni comprendre pourquoi.
Ceux dont la connaissance est innée sont des hommes tout à fait supérieurs. Puis viennent ceux qui acquièrent cette connaissance par l'étude. Enfin, ceux qui, même dans la détresse, n'étudient pas : c'est le peuple.
Je suppose que l'histoire de ma vie est une recherche d'amour, mais plus que cela, j'ai cherché un moyen de me réparer des dommages que j'avais subis au début et de définir mon obligation.
Le génie relève de la cour des miracles. La société le laisse vivre. Elle ne le prend pas au sérieux.
Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir demeurer en repos dans une chambre.
Une expérience bien conçue et bien conduite procure un plaisir comparable à celui qu'éprouve l'artisan devant un travail bien fait.
90% de tous les hommes de science que la terre ait jamais connus sont actuellement en vie.
Le degré de civilisation d'une société peut être jugé en entrant dans ses prisons.
Le misanthrope est celui qui reproche aux hommes d'être ce qu'il est.
Les hommes se répartissent naturellement en trois classes : les vaniteux, les orgueilleux et les autres. Je n'ai jamais rencontré les autres.
Une société ne peut distancer ses concurrents que si elle peut établir une différence qu'elle peut préserver.
Le soldat de métier acquiert un pouvoir de plus en plus grand à mesure que le courage d'une collectivité décline.
On se trompe souvent en estimant trop les hommes et presque jamais en les estimant trop peu.
Le retour à la bestialité est possible dans une société comme la nôtre. En raison de la désorganisation des mentalités, des crises d'hystéries généralisées, tout cela aggravé par les crises économiques.
Les hommes croient toujours qu'ils ont gagné la partie dès qu'une femme est heureuse. Ils ne savent pas que le bonheur lui-même peut effrayer...
Tous les hommes aiment à s'approprier le bien d'autrui. C'est un sentiment général. La manière seule de le faire en est différente.
Le travail est un trésor. Le travail des autres, cela va de soi.
C'est dans le travail que l'on retrouve le sens de l'orientation. Tout le reste n'est que chimères.
Les hommes fuient comme la peste les femmes malheureuses qui se moquent d'eux.
Il faut prendre les hommes comme ils sont.
Un petit sanglot est juste ce que l'on doit entendre des hommes à la veille de l'éternité.
Mon travail n'est pas d'être facile avec les gens. Mon travail consiste à prendre ces gens formidables que nous avons et à les pousser et à les rendre encore meilleurs.
En regardant les gens marcher dans la rue, on apprend à distinguer les hommes des femmes : les têtes qui se tournent vers toutes les vitrines des magasins sont celles des femmes. Il existe d'autres moyens de vérification.
Les femmes qui veulent être les égales des hommes manquent sérieusement d'ambition.
Le travail d'un acteur est d'affronter des émotions et des situations que, dans la vraie vie, nous passons tout notre temps à fuir.
C'est là qu'on enfermait les hommes perdus, dans une solitude préalable à celle du tombeau.
Ce que les hommes cherchent à personnifier dans le mot "pensée", c'est la matière en mouvement.