La paresse est l'oreiller du diable.
Je suis prêt à croire que chacun de nous a un ange gardien, si vous, mes amis, voulez bien me concéder que chacun de nous a également un diable familier.
Le diable essuie sa queue avec l'orgueil du pauvre.
Il n'y a pas de plus méchant diable qu'un paysan qui devient seigneur.
Se croire sexy, c'est entretenir la paresse intellectuelle : on n'a pas besoin de fournir de gros efforts pour intéresser les autres.
Preuve est faite que visages dévots et pieuses actions nous servent à enrober de sucre le Diable lui-même.
Compréhensif et magnanime, tel est le caractère officiel de la plus grande loque de père que la terre ait portée, de ce pater familias incarné dans sa peau de bique pelée et grelottant à l'idée que Folcoche pourrait surprendre notre tête-à-tête.
Mieux vaut flatter le Diable que le combattre.
Ce qui vient du diable retourne au diable.
Il faut répondre au diable dans la langue du diable.
Le diable se cache dans les détails.
Il y a une avarice de la sympathie : on l'accorde de préférence à ceux qui la recherchent plutôt qu'à ceux qui la méritent.
Si le dégoût du monde conférait à lui seul la sainteté, je ne vois pas comment je pourrais éviter la canonisation.
Le diable est le prince du lendemain.
La paresse s'entretient par le repos, le courage s'entretient par la fatigue.
Le coup le plus rusé que le diable ait réussi, c'est de convaincre tout le monde qu'il n'existe pas.
Parfois il vaut mieux être avec le diable que tu connais que l'ange que tu ne connais pas.
Comment diable peut-on dire pourquoi on aime les gens ? Ce serait comme de dire qu'on sait où va tomber la foudre.
Il vaut mieux donner son âme au Diable que d'essayer de la vendre à Dieu.
Au cours d'une maladie, je constate que la peur et le dégoût de la souffrance me font crier presqu'autant que le fait la souffrance elle-même.
La précipitation vient du Diable ; Dieu travaille lentement.
Le dégoût et les soucis naquirent de l'abondance.
Le livre pourrait enseigner que se libérer de la peur du diable est sapience.
On se demande, si en matière de bonté, le Diable n'est pas plus généreux que le bon Dieu.
Le goût, c'est le dégoût du goût des autres.
Pour connaître la valeur de la générosité, il faut avoir souffert de la froide indifférence des autres...
Si vous me refusez le pouvoir absolu, comment diable voulez-vous que je fonde la liberté ?
Un homme qui lit trop et qui fait trop peu d'efforts cérébraux prend vite des habitudes de paresse d'esprit.
Dites une seule fois à une femme qu'elle est jolie, le diable le lui répétera dix fois par jour.
Aboyer, solliciter au mal, tout cela est dans les moyens du diable ; mais il ne peut mordre que qui veut être mordu.
Le Diable me suit de jour et de nuit car il a peur d'être seul.