Il n'y a pas de plus méchant diable qu'un paysan qui devient seigneur.
Si on écoutait ce qui se dit, les riches seraient les méchants, les pauvres, les gentils. Alors pourquoi tout le monde veut devenir méchant ?
Le diable prend ce qu'on ôte à Dieu.
Il est plus facile à l'imagination de se composer un enfer avec la douleur qu'un paradis avec le plaisir.
La volonté est, pour tout ce qui est passé, un méchant spectateur.
On va en enfer pour ne pas avoir froid.
Quand le loup nous poursuit, on appelle l'ours bon oncle.
Petit diable de beau parleur.
Une poule a-t-elle pondu un oeuf, Le seigneur en prend le jaune, Sa noble dame le blanc et au paysan ne reste que la coquille.
Il n'y pas de danse sans que le diable y mette sa queue.
La vie, il est vrai, est un combat qui a ses défaites, mais, que diable ! On ne perd pas toutes les batailles.
Le diable vient chez les riches, mais chez les pauvres, il vient deux fois.
S'il existe un enfer en ce monde, il se trouve dans le coeur d'un homme mélancolique.
Au diable les règles. Si cela semble juste, alors c'est le cas.
Quand on parle du loup entre bègues on n'en voit jamais la queue.
Le péché n'est pas blessant parce qu'il est interdit, mais c'est interdit parce que c'est blessant.
Le diable peut citer les Écritures pour ses besoins.
Le Diable a deux cornes, l'orgueil et le mensonge.
Les hommes sont extrêmement portés à espérer et à craindre, et une religion qui n'aurait ni enfer ni paradis ne saurait guère leur plaire.
On ne sait, si Dieu doit avoir plus de reconnaissance à l'égard du diable, ou le diable plus de reconnaissance à l'égard de Dieu, de ce que tout se soit ainsi passé.
Pied de paysan et chaussure de seigneur ne vont de compagnie.
Que je brûle en enfer si je laisse cet espèce de fils de pute d'étranger suceur de cul avec ses boots en croco faire des graffitis sur nos murs et voler l'âme de tous mes amis pour la chier dans les toilettes visiteurs.
La femme est le chef-d'oeuvre de Dieu surtout quand elle a le diable au corps !
Le diable même a besoin d'un compagnon.
Dans le besoin, le paysan mange la saucisse sans pain.
Pour l'athée, l'hypothèse de l'existence de Dieu n'est pas à retenir : celle de l'existence du diable reste à considérer. En tout cas des deux hypothèses la deuxième lui paraîtra la moins déraisonnable.
Le tonnerre... c'est une affaire entre le diable et le bon Dieu.
Le goût est le sourire de l'âme ; il y a des âmes qui ont un vilain rictus, c'est ce qui fait le mauvais goût.
Bon d'être charitable, mais il vaut mieux tuer le diable que, par excès de vertu, te laisser tuer par lui.
L'homme vertueux fait le bien avec délices, le méchant ne le fait qu'avec dégoût.
Ce qui est étonnant, ce n'est pas que Dieu existe en réalité mais que cette idée de la nécessité de Dieu soit venue à l'esprit d'un animal féroce et méchant comme l'homme, tant elle est sainte, touchante, sage, tant elle fait honneur à l'homme.