Parfois il vaut mieux être avec le diable que tu connais que l'ange que tu ne connais pas.
Cette célèbre formule attribuée à Al Pacino suggère qu'il est parfois préférable de choisir une situation, une personne ou un danger que l'on connaît bien, même si ce dernier est désagréable ou imparfait (le « diable que tu connais »), plutôt que de s'aventurer vers une nouveauté ou un inconnu qui semble attirant (l'« ange que tu ne connais pas »), car cette nouveauté pourrait se révéler bien pire ou plus dangereuse que ce à quoi l'on est habitué. C'est une affirmation de la valeur de la familiarité et de la prudence face à l'incertitude.
Vous pouvez vous référer à cette pensée lorsque vous êtes confronté à un choix entre la stabilité et le changement :
La limite principale de cette citation est qu'elle peut encourager l'immobilisme et le fatalisme. Elle peut être critiquée car :
Le message clé est d'exercer une prudence pragmatique. Ne pas idéaliser l'inconnu, et toujours se méfier des promesses trop belles pour être vraies. Avant de faire un saut dans l'inconnu, évaluez très sérieusement les risques potentiels. La familiarité, même négative, offre un certain contrôle et une capacité à anticiper les problèmes.
Cette idée fait écho à plusieurs proverbes et concepts populaires :
Bien qu'elle soit largement attribuée à l'acteur Al Pacino, elle s'inscrit dans une tradition de sagesse populaire et de proverbes plus anciens, notamment l'expression anglo-saxonne « better the devil you know than the devil you don't » (parfois avec « angel » ou « saint »). L'attribution à Pacino provient probablement d'un film ou d'une interview, mais elle n'est pas une création originale de sa part.
La citation est communément et fortement associée à l'acteur américain Al Pacino (Alfredo James Pacino), célèbre pour ses rôles complexes et souvent ambigus dans des films majeurs tels que Le Parrain, Serpico ou Scarface. Cette association renforce le côté sombre, réaliste et pragmatique de la pensée.
La popularité de cette formulation dans la culture occidentale reflète une époque de grande incertitude, où les idéologies (les « anges ») ont souvent conduit à des déceptions ou des catastrophes, et où l'on a tendance à privilégier la réalité tangible et maîtrisée. L'image du « diable » et de l'« ange » est profondément enracinée dans la culture judéo-chrétienne, rendant l'antithèse immédiatement compréhensible et percutante pour un large public.
Je savais comme le marin ivre que j'avais été que je me perdais et pourtant j'y allais, pour paraître, ou peut être bien mourir. C'était ainsi pour les ports, d'autres quais, d'autres lits dans lesquels tous les visages se ressemblaient, [...] â–º Lire la suite