Farine du diable devient son.
A tout remettre en question on devient hostile à soi-même, on se prend en dérision, on s'essouffle sur une détermination sans objet.
Le Diable a appris son catéchisme : chaque chose et chaque individu a son prix, tout doit pouvoir s'acheter ou se vendre.
Le créateur a bien peu d'influence sur sa créature si celle-ci ignore qu'elle est issue de lui.
La femme est le chef-d'oeuvre de Dieu surtout quand elle a le diable au corps !
Ce qui nous détruit le plus efficacement n'est pas un destin malin mais notre propre capacité à nous tromper et à nous dégrader.
L'homme qui est fier de sa vertu devient souvent un fléau pour ses voisins.
J'suis fait d'eau, de feu, de vent et de glace. Chez nous, on devient un homme dans l'effort.
Là ou est l'ordre, c'est le pain ; là où est le désordre, c'est la faim.
On devient intelligent en se posant des questions et on commence à devenir idiot quand on a les réponses.
Si vous voulez faire la paix avec votre ennemi, vous devez travailler avec votre ennemi. Puis il devient votre partenaire.
Quiconque va trouver un tyran devient son esclave, même s'il est venu libre.
Le pot-de-vin est une sorte de vaso-dilatateur de la conscience politique qui provoque très rapidement un regain d'intérêt chez ceux à qui on l'administre.
La retraite ? Je ne suis absolument pas pressée ! J'ai un futur sympathique jusqu'au jour où je serai mangée par mon boa, comme dans ma chanson, et que la vie s'arrêtera !
Que dire maintenant des relations entre nous, entre le créateur et sa créature ? A vrai dire, je dois admettre que nous avons été quelquefois en froid... Il y a eu des moments où je me suis demandé : « Pourquoi diable a-t-il fallu que j'invente ce petit être détestable, pompeux et fatigant ? »
Celui qui est cause qu'un autre devient puissant se ruine lui-même.
C'est quand le puits est sec que l'eau devient richesse.
Le verbe désarmer ne se conjugue qu'au futur ou qu'au conditionnel.
Est-ce que c'est dire trop, si je dis, que l'homme en pensant seulement devient vraiment homme? Enlevez la pensée de la vie de l'homme, et que reste-t-il?
Mieux vaut flatter le Diable que le combattre.
L'homme est une créature prédestinée à exister dans son époque, même si ce n'est pas là qu'on rigole le plus.
En argot, lire se dit ligoter. En langage figuré un gros livre est un pavé. Relâchez ces liens-là, le pavé devient un nuage.
Le ciel est le pain quotidien des yeux.
Le pain des pauvres, c'est leur vie. Celui qui les en prive est un meurtrier.
Le repas d'enterrement de la vie de garçon a un triple but : boire plus que la raison, permettre aux amis mariés du futur époux d'échapper à leur femme pour une soirée et passer quelques heures à jouir du malheur imminent du pauvre bougre.
Trempé dans du lait pour l'adoucir, recouvert de jaune d'oeuf et de sucre, et cuit dans une poêle. Il n'est pas perdu, le pain perdu, puisqu'on le mange.
En chacun de nous, c'est Dieu qui pédale et le Diable qui fait la roue libre.
Quand vous commencez à attaquer le copinage et les intérêts politiques des gens, ça devient méchant.
Le faux ami n'aime que son propre intérêt, et si la cupidité le lui conseille, il devient ingrat et parjure.
Tout devient patrimoine: l'architecture, les villes, le paysage, les bâtiments industriels, les équilibres écologiques, le code génétique.
La mort elle-même devient souriante quand elle s'associe à une grande aventure, à la beauté du sacrifice, ou à l'illumination de l'âme qui s'abime dans le sein de Dieu.