Infini est le champ du roman.
Le rire est, il faut le redire, une arme indispensable. Pour séduire, notamment...
Je viens voir ton visage, afin de pouvoir te repérer sur le champ de bataille. Tu devrais également prendre le temps de me regarder Saxon. Regarde bien ce visage ce sera l'ultime chose qu'il te sera donné de voir sur cette terre.
Peut-être l'ivresse d'écrire se suffit-elle déjà largement à elle-même ? Et peut-être un lecteur clandestinement amoureux en vaut-il des milliers qui n'ont acheté que la beauté des juges ?
Le roman deviendra ce que quelqu'un sachant écrire écrira de sa liberté.
La différence entre littérature et journalisme, c'est que le journalisme est illisible et que la littérature n'est pas lue.
Dites-vous bien que la littérature est un des plus tristes chemins qui mènent à tout.
Il est nécessaire que le romancier ne force jamais son lecteur mais l'entraîne imperceptiblement et lui laisse une marge suffisante pour que le livre l'imprègne peu à peu.
Pas plus que le roman ne peut se borner à la fiction, il ne peut se passer d'elle.
Sur le champ de bataille, exactement comme sur le stade, les hommes qui se battent sont les joueurs de deux équipes rivales : ils ne sont pas des ennemis, ils sont des adversaires.
Je n'essayais pas de battre Pulp Fiction avec Jackie Brown. Je voulais aller en dessous et faire un film d'étude de caractère plus modeste.
Un bleuet est de trop dans un champ de blé, et pourtant qui peut nier que c'est à lui que celui-ci doit son éclat ?
L'humour est une arme qui peut être dangereuse.
Qu'est-ce qu'un livre ? Une suite de petits signes. Rien de plus. C'est au lecteur à tirer lui-même les formes, les couleurs et les sentiments auxquels ces signes correspondent.
Bon écoutez, il faut regarder la réalité en face : y'a plus de deux millions d'immigrés clandestins qui dorment peinard dans cet état ce soir. Cet état a dépensé trois milliards de dollars l'année dernière sur les fonds publiques pour ces [...] ► Lire la suite
La bêtise des gens consiste à avoir une réponse à tout. La sagesse d'un roman consiste à avoir une question à tout.
Il est permis de séduire la femme d'un autre, si l'on court le danger de mourir d'amour pour elle.
La littérature mène à tout à condition d'en sortir.
La littérature est, profondément, un art conceptuel ; c'est même, à proprement parler, le seul.
Un simple profane armé de l'Écriture est plus grand que le plus puissant des pape sans.
Le plus grand danger des autoroutes de l'information, une fois de plus, ça sera pour les hérissons de l'information...
Tout a changé de réalité depuis. Les années qui ont suivi cet amour m'ont fait devenir un grand lecteur et j'ai compris vite, trop vite peut-être, la vérité d'une parole de Tagore : "que le rêve est une réalité aussi importante que la vie."
Le champ du paresseux est plein de mauvaise herbe.
La Flèche a déjà atteint sa cible avant d'avoir laissé l'arc.
Il n'y a pas vraiment de littérature sans suggestion, sans sous-entendu.
Ce que le lecteur veut, c'est se lire. En lisant ce qu'il approuve, il pense qu'il pourrait l'avoir écrit. Il peut même en vouloir au livre de prendre sa place.
Un kimono, c'est pas juste un bout de tissu, c'est une arme de guerre.
Les lâches vacillent, mais le danger est souvent surmonté par ceux qui osent noblement.
La fiction peut être un moyen d'appréhender le réel, à défaut de pouvoir l'expliquer.
La littérature est un métier où il faut sans cesse recommencer la preuve qu'on a du talent pour des gens qui n'en ont aucun.
L'égalité devant la mort est une fiction de la religion ou de la morale que démentent les usages de la société ; mais l'égalité devant l'amour est un fait de la nature.