L'attitude d'un auteur, quand il écrit pour le théâtre, doit être affective avant d'être intellectuelle car tout le théâtre s'adresse à l'émotion avant tout.
J'ai toujours pensé qu'un article devait être écrit vite, à peu près à l'allure à laquelle on le lit.
Le drame de la belle-mère, ce personnage comique du répertoire, c'est qu'il est l'image de la durée...
N'est-il pas évident qu'une vie pieuse et l'austérité de la morale chrétienne s'accommodent mal avec la fréquentation habituelle du théâtre contemporain ?
Je tremble toujours de n'avoir écrit qu'un soupir, quand je crois avoir noté une vérité.
Un auteur doit toujours avoir son manuscrit dans sa poche, on ne sait pas ce qui peut arriver.
Le feu de la cheminée, ce petit théâtre où les flammes gesticulent comme des acteurs affairés.
Les théâtreux sont de gauche pour cacher que le théâtre est fondamentalement réactionnaire. C'est-à-dire que le mot de progrès provoque parfois un fou rire dans les coulisses du théâtre. Le théâtre est un doute sur les progrès de l'humanité qui ne se contente pas de rire.
Le théâtre est le domaine des apparences.
On lui a reproché sa causticité. Ce n'était pas chez lui méchanceté, mais plutôt une sorte de gaminerie, une verve comique intarissable qu'il portait dans la conversation et ne pouvait maîtriser.
Le théâtre est une nourriture aussi indispensable à la vie que le pain et le vin... Le théâtre est donc, au premier chef, un service public. Tout comme le gaz, l'eau, l'électricité.
Contrairement à une idée reçue, la traduction n'est pas une "première mise en scène". Ou alors elle se condamne à l'éphémère. Elle doit être tout aussi rétive au théâtre que le texte original peut l'être.
Et si le théâtre n'était pas du tout où on l'attend ?
Le théatre est un problème social comme toutes les questions artistiques.
On écrit pour raconter, non pour prouver.
Didier Daeninckx, rédacteur de fiche de police, graphomane incontinent qui écrit effectivement avec ses pieds, dopé au conspirationnisme, D.D. comme la marque de chaussettes, sycophante, garde rouge du capital, un exemplaire prototypique de ce que P.-A. Taguieff a appelé la maladie de la gauche folle.
On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie De se dire qu'on assume et qu'on écrit de la poésie.
Le langage de l'art du théâtre est un langage de proximité. A la mesure de l'homme.
Un roman devrait être écrit pour être lu par hommes et femmes, indistinctement.
On écrit pour en finir avec soi-même mais dans le désir d'être lu, pas moyen d'échapper à cette contradiction.
Synonyme : Mot qu'on écrit pour remplacer celui dont on ne connaît pas l'orthographe.
Il n'y a rien de plus sot qu'un journal, tout ce qu'on écrit de sincère est niais.
J'ai toujours aimé la musique. Avec les Inconnus, nous avions écrit pas mal de chansons. La musique me permet d'explorer un autre univers, d'écrire des choses plus intimes. C'est un format court où l'on peut parler de quelque chose qui n'aurait pas pu faire un film.
L'élément du théâtre est la métamorphose.
Il n'y a qu'une liberté, et son nom sera toujours écrit avec les lettres du sacrifice et du deuil.
Le théâtre rend aux hommes la tendresse humaine.
Le principe extérieur des actes humains, c'est-à-dire. Dieu lui-même., considéré comme auteur et source de la grâce, par laquelle nous sommes aidés dans nos bonnes actions, se présente actuellement à notre étude.
Si le théâtre est bien le laboratoire des gestes et des paroles de la société, il est à la fois le conservateur des formes anciennes de l'expression et l'adversaire des traditions.
Il n'y a pas de théâtre sans fraternité.
Les lois du succès au théâtre tiennent en deux articles. Article premier : elles n'ont pas changé depuis deux mille ans. Article deux : personne ne les connaît.
Si le destin existait cela signifierait que tout est écrit par avance. Mais il semblerait que personne ne sache lire...