Le vocabulaire est un riche pâturage de mots.
Les mots ont trop servi, on ne sait plus les utiliser.
Tous les jeunes gens, jeunes hommes et jeunes femmes, enfants de riche ou de pauvre, seront traités sur un pied d'égalité : fils de bourgeois, fille des quartiers, peu importe leur religion mais tous d'abord français et passionnément au service de la France.
On est toujours trop riche quand on déménage.
La politesse est une monnaie destinée à enrichir non point celui qui la reçoit, mais celui qui la dépense.
Il ne sert à rien d'être l'homme le plus riche du cimetière. Vous ne pouvez conclure aucune transaction de là.
Pour une réponse affirmative, il n'existe qu'un seul mot : oui. Tous les autres mots ont été inventés pour dire non.
Papa, papa, il n'y eut pas entre nous Papa, papa, de tendresse ou de mots doux Pourtant on s'aimait, bien qu'on ne se l'avouât pas Papa, papa, papa, papa.
C'est sans doute la vocation du romancier, devant cette grande page blanche de l'oubli, de faire ressurgir quelques mots à moitié effacés, comme ces icebergs perdus qui dérivent à la surface de l'océan.
Voir avec horreur comme simplement possible le moment où le souvenir de ces mots qu'elle m'a dits ne me feraient plus pleurer.
En quelques mots, je définis la Poésie des mots comme Création rythmique de la Beauté. Son seul juge est le Goût.
Vous comprenez, expliqua-t-il, les mots ne prennent leur importance que lorsqu'ils sont confrontés avec les réalités vivantes.
Le devoir, l'honneur ! Des mots à qui on fait dire ce qu'on veut, comme aux perroquets.
Il y a des mots qui, sans chercher à blesser, sont plus douloureux que des coups : ils meurtrissent l'âme et tuent l'espérance.
Les mots qu'on dit comptent si peu, quand le corps entier et l'âme les contredisent.
J'écris parce que je ne veux pas des mots que je trouve, par soustraction.
Les mots sont les fantômes des imaginations malades, au-dessus desquels il y a la vie qu'il faut vivre sans penser aux mots.
Mes mots déséquilibrés sont le luxe de mon silence. J'écris par pirouettes acrobatiques et aériennes - j'écris à cause de mon profond vouloir parler. Quoique écrire ne me donne que la grande mesure du silence.
Le terme "brassensophobe" n'a pas encore été inventé parce que personne n'osera jamais avouer que le chanteur qui machonne sa moustache et sucote son tuyau de pipe est un puissant laxatif.
Mettre des mots sur ce qu'on éprouve, aussi bien dans la tendresse que dans la haine, c'est cela qui est humain.
Les mots étrangers, sans permis de séjour, on les reconduit à la frontière linguistique. Les clandestins qui demeurent sont férocement exploités.
Une personne très riche doit laisser suffisamment à ses enfants pour qu'ils fassent ce qu'ils veulent, mais pas assez pour qu'ils ne fassent rien.
- Ramenez vos fesses, vos seins et tout ce qui est bien gaulé. Et si y'a d'autres putes qui veulent venir ramenez les ! - Attends attends une minute, c'est nous que tu traites de putes ? - Oui... Mais c'est dans le bon sens du terme ! - Ah d'accord !
Il y a un proverbe méridional: les mots fins ne contiennent pas de panais.
Toute écriture est fictive, même et peut-être surtout lorsqu'on s'efforce de raconter une vie. Il y a entre les mots et la réalité un décalage sans lequel écrire ne serait pas possible.
Qui a beaucoup d'argent et pas d'enfants, il n'est pas riche ; qui a beaucoup d'enfants et pas d'argent, il n'est pas pauvre.
Tous les mots qui sont dits ne méritent pas d'être pesés sur une balance d'or.
C'est curieux: tes mots sont devenus des promesses. Et je crois qu'on promet parce qu'on ignore si on tiendra parole.
Tout métier - et même le mien - est une sorcellerie, avec ses rites, ses mots de passe, son langage, incompréhensibles pour les autres.
Les mots de vérité manquent souvent d'élégance. Les paroles élégantes sont rarement vérités.
Le riche commet une injustice, et il frémit d'indignation ; le pauvre est maltraité, et il demande pardon.