Honorez de votre bien le Seigneur et donnez-lui les prémices de tous vos fruits ; et alors vos greniers seront remplis de blé, et vos pressoirs regorgeront de vin.
La vie d'un honnête homme est quelque chose de très plat. Que lui reste-t-il, puisqu'il s'est retranché le désir de plaire ? Il aime sa femme, si l'on peut aimer une femme à qui l'on n'a pas à faire la cour.
Savez-vous pourquoi Mme Bresso est toujours de mauvaise humeur ? Parce que le matin quand elle se lève et se regarde dans le miroir pour se maquiller, elle se voit. Et comme ça sa journée est déjà gâchée.
Même si votre mère vous trouve parfaite, elle aura toujours besoin de replacer l'une de vos mèches de cheveux.
Maintenant que le voilà adulte et père de deux fils, il était temps de croire à ce que son père lui répétait si souvent : « Mon fils, il faut bien souvent connaître le passé, avant de comprendre le présent et d'affronter l'avenir avec calme.
À cette époque, j'appris qu'un homme ne voit jamais que ce qu'on lui a déjà montré.
La nature est étrange : elle peut aussi bien générer beauté que laideur.
Au football seul le ballon n'est pas payé, c'est pourtant lui qui se prend le plus de coups.
La nuit ne tombe pas à Rome ; elle s'élève du coeur de la ville, des sombres petites ruelles et des cours où le soleil ne pénètre que d'un rayon, puis, comme la brume du Tibre, elle glisse sur les toits et se déploie sur les collines.
Il n'y a pas de bonheur parfait ! dit l'homme quand sa belle-mère mourut et qu'on lui présenta la note des pompes funèbres.
Parmi les diverses méthodes que les sociétés ont inventées pour entraîner les hommes à l'effort, les dirigeants chinois semblent avoir compris que la moins efficace était l'obligation autoritairement imposée à des sujets passifs : elle provoque un énorme gaspillage, à cause des freinages dus à l'inertie, à l'indifférence, à la malveillance, au sabotage larvé.
Il rendit comme il put son âme machinale,Et sa vie n'ayant pas été originale,L'Etat lui fit des funérailles nationales...Corne d'Aurochs.
La philosophie ne laisse rien sur son passage. Elle est comme un feu brûlant qui dévore tout. Elle est un incendie de l'esprit et de l'âme, une conversion du regard, duquel on ne sort pas indemne.
Le seul domaine où le divin soit visible est l'art, quelque nom qu'on lui donne.
Parler du désert, ne serait-ce pas, d'abord, se taire, comme lui, et lui rendre hommage non de nos vains bavardages mais de notre silence ?
Les hommes croient toujours qu'ils ont gagné la partie dès qu'une femme est heureuse. Ils ne savent pas que le bonheur lui-même peut effrayer...
La pomme est un fruit savoureux et beau, mais quand elle est pourrie, elle ne peut même pas égaler le goût d'un simple concombre frais et bien ferme.
Je ne l'oublierai jamais à qui cette victoire appartient vraiment. Elle vous appartient.
L'activité produit la richesse, mais elle ne dure pas quand l'activité se relâche.
Le secret d'obtenir au moins une partie de la liberté d'un être, c'est de la lui laisser tout entière. La liberté veut être aliénée librement. La jalousie qui exige tout, n'obtient rien. La plus absurde des tyrannies est celle de [...] â–º Lire la suite
Mieux vaut laisser son enfant morveux que de lui arracher le nez.
Ce qu'on aime dans un autre, c'est soi, c'est son plaisir, c'est le plaisir qu'on lui donne et qui est encore une forme du nôtre.
Un père trop proche, trop compréhensif, n'est pas forcément ce qu'il y a de plus rassurant pour une adolescente qui a besoin, même si elle s'y oppose, d'une autorité.
La longue revendication de la justice épuise l'amour qui pourtant lui a donné naissance.
Une femme surtout, si elle a le malheur de savoir quoi que ce soit, devra le dissimuler aussi bien que possible.
L'odorat, le mystérieux aide-mémoire, venait de faire revivre en lui tout un monde.
Respecter l'autre, c'est le considérer en tant qu'être humain et reconnaître la souffrance qu'on lui inflige.
Joli paradoxe : la femme est le chef-d'oeuvre de Dieu, surtout quand elle a le diable au corps.
Pour deviner la nationalité d'un homme, il suffit de le présenter à une jolie femme. S'il lui serre la main, c'est un Anglais ; s'il la lui baise, un Français ; s'il lui demande rendez-vous, un Américain ; s'il câble à Moscou pour instructions, un Russe.
- Sophie ? - Tu dois confondre, moi c'est sale polack ! [Julien lui donne sa belle boîte] - Tu me la prêteras de temps en temps ? - Tu donnes et tu reprends. Si tu la veux vraiment, prouve-le moi ! Cap ou pas cap ?
Plus une société a besoin de services, plus elle est imparfaite, précaire et exposée à périr.