La rose est sans pourquoi ; elle fleurit parce qu'elle fleurit,N'a souci d'elle-même, ne cherche pas si on la voit.
La fortune ne devrait être possédée que par les gens d'esprit : autrement, elle représente un danger public.
On a dit que la révolution n'avait pas besoin de l'art mais que l'art avait besoin de la révolution. Ce n'est pas exact. Oui, la révolution a besoin d'un art révolutionnaire. L'art n'est pas pour le révolutionnaire ce qu'il était [...] â–º Lire la suite
Si j'ai décidé de me présenter à cette élection présidentielle, c'est que j'ai compris que je ne pourrai jamais être Bruce Springsteen !
la possibilité de jeter le masque en toutes choses est l'un des rares avantages que je trouve à vieillir.
- Tu serais prêt à te battre ? - Pourquoi, tu crois que j'ai peur ? - Je crois que tu as eu peur toute ta vie.
Si toutes les informations recueillies sur la planète étaient publiques, le rapport de force serait rétabli et nous pourrions prendre en main notre destin, en tant que civilisation mondiale.
Savoir ce que tout le monde sait, c'est ne rien savoir. Le savoir commence là où commence ce que le monde ignore.
L'art de la médecine consiste à distraire le malade pendant que la nature le guérit.
Je pense que tout le monde est bizarre. Nous devrions tous célébrer notre individualité et ne pas en être embarrassé ou honteux
Quand on sait que l'adversaire arrive au point faible du dossier qui risque d'embarrasser la défense, il faut faire diversion parfois de façon banale : faire tomber son stylo et le chercher ostensiblement. L'attention est détournée. Le fil est rompu. Mais il faut le faire intelligemment. Là, j'y étais « pour mon compte » !
La politesse est à l'esprit Ce que la grâce est au visage.
Je me trouve mieux d'être asservi à ce rocher que d'être le fidèle messager de Zeus.
Ce n'est pas l'oiseau que je sculpte, mais le vol.
Ô Roméo ! Roméo ! Pourquoi es-tu Roméo ? Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je ne serai plus une Capulet.
Ne parle pas d'aimer ; ton ventre, je le mords.Mon poème trop plein, c'est en toi qu'il se vide.Moite femelle, en toi j'apprends que je suis mort,Epanoui comme un volcan qui se suicide.
Faire de la peinture, ou de la littérature, ce serait donc bien apprendre à mourir, trouver le moyen de ne pas mourir dans la sottise de cette mort que les autres avaient en réserve pour nous et qui ne nous convient nullement.
L'amour, avec sa culpabilité inguérissable, est assez grand seigneur pour que nous puissions reconnaître en lui l'esprit aussi bien que la matière, et Dieu aussi bien que le diable.
Mieux vaut laisser son enfant morveux que de lui arracher le nez.
Savez-vous ce que j'ai vu sur un écriteau accroché dans une perception : Défense de cracher. Faudrait tout de même s'entendre !
Ce n'est ni sur de la plume ni sous des couvertures qu'on parvient à la gloire. Qui sans elle conserve sa vie laisse sur la terre pareil vestige de soi que fumée dans l'air et écume dans l'eau.
Il semble que l'amour ne cherche pas les perfections réelles ; on dirait qu'il les craint. Il n'aime que celles qu'il crée, qu'il suppose ; il ressemble à ces rois qui ne reconnaissent de grandeurs que celles qu'ils ont faites.
Air vicié : air que l'on respire dans les maisons closes.
Tout ce dont nous nous préoccupons c'est nous-mêmes. Même quand nous remarquons les autres, c'est encore à nous que nous pensons.
Les promesses sont pires que les mensonges. Vous ne leur faites pas simplement croire, vous leur faites aussi espérer.
Le temps est souvent beaucoup plus intelligent que les donneurs de conseils.
Tu es responsable de ce que tu as apprivoisé.
On ne parvient aux dignités que par mille indignités.
Une douceur splendide et sombreFlotte sous le ciel étoiléOn dirait que là-haut, dans l'ombreUn paradis s'est écroulé.
Pour connaître la sensation du bonheur, il faut autant de temps que pour remonter sa montre.
Un savant, c'est quelqu'un qui sait des choses qu'il faudrait savoir mieux que lui pour être sûr que ce n'est pas un imbécile.