L'adrénaline est merveilleuse. Cela couvre la douleur. Il couvre la démence. Il couvre tout.
La seconde blessure de la décolonisation, pour nous peut-être la plus grave, c'est le sentiment de l'injustice. Nous avons l'impression que nous sommes trahis et reniés, que nous sommes victimes d'une ingratitude parce que nous avons apporté beaucoup de bien.
Si Dieu est retenu ailleurs, ou s'il n'est que médiocrement intéressé par le déroulement de l'insignifiante aventure humaine, pourquoi nous acharner à arracher le masque consolateur dont il couvre pour nous le visage de son éternelle absence ?
Quand Mathilde et Manech ont fait l'Amour pour la première fois, il s'est endormi la main posé sur son sein. Et chaque fois que sa blessure le lance, Manech sent le coeur de Mathilde battre dans sa paume. Et chaque pulsation la rapproche de lui...
La douleur est un fruit : Dieu ne le fait pas croître Sur la branche trop faible encore pour le porter.
Toute douleur qui n'aide personne est absurde.
La douleur passe, la beauté reste.
Désillusionnée avant l'âge, je dégueule sur la facilité des sentiment. Ce qu'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une pute, que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable solitude. L'amour, c'est tout [...] â–º Lire la suite
Ne soyez pas triste, ne soyez pas fâché, si la vie vous trompe ! Soumettez-vous à votre chagrin - votre temps de joie viendra, croyez-moi.
C'est dans le feu que le fer se trempe et devient acier. C'est dans la douleur que l'homme trouve la révélation de sa force.
Ton chagrin n'est qu'une joie et ton malheur est un bonheur à côté du mal qui me ronge et me détruit. Quand on est habitué à vivre dans le plaisir et la joie, un petit malheur semble plus insupportable qu'à quelqu'un d'un peu endurci par la vie.
La littérature est une blessure par où jaillit l'indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
Le plaisir touche de plus près à la douleur qu'à la gaieté.
La douleur, vous devez arriver à la surmonter, Espérer qu'elle disparaisse d'elle-même, Espérer que la blessure qui l'a causée se referme. Il n'y a pas de solution, pas de remède miracle, Vous devez respirer à fond, et attendre qu'elle s'estompe. [...] â–º Lire la suite
Il y a un certain plaisir à pleurer. Par les larmes, la douleur s'épuise et s'exhale.
Un chagrin en enlève un autre, on ne sent pas ses engelures quand on a mal aux dents.
Aussi longtemps qu'on médite sa vengeance, on garde sa blessure ouverte.
Vouloir éviter l'inévitable, n'est-ce pas augmenter sa douleur ?
La disparition d'un être proche touche davantage les adultes que les enfants, car seule la douleur des adultes se nourrit d'imaginaire.
Je pense que les hommes qui ont une oreille percée sont mieux préparés pour le mariage : ils connaissent déjà la douleur et ont déjà acheté des bijoux.
La douleur est un feu que chacun alimente en soi.
Il n'y a là ni gaieté, ni philosophie. Il n'y a que de la tristesse mystérieuse, et de la douleur sans raison.
Le chagrin ne nourrit pas, mais fait grossir.
La douleur est le poison de la beauté.
Culpabilité et chagrin reculent, d'un instinct naturel, devant la face du monde.
Il est des êtres qui ne peuvent pas supporter la réalité douloureuse et se glissent dans un monde imaginaire, se perdent dans leur rêve intérieur où le tranchant du scalpel de la douleur est émoussé, voire inexistant.
L'amour est un oeuf frais Le mariage est un oeuf dur Et le divorce un oeuf brouillé.
La blessure creuse mais guérit, la parole blessante ne cesse de creuser.
Plus profondément le chagrin creusera votre être, plus vous pourrez contenir de joie.
La douleur de se séparer n'est rien face à la joie de se retrouver.