La douleur ça na s'exprime pas avec des mots nobles. Ça peut sortir par de petites plaisanteries tristes, petites vieilles grimaçant aux fenêtres mortes de mes yeux.
L'acheminement vers la mort est une fuite inconsciente pour échapper à la douleur et à la pénurie.
Il peut sembler étonnant que l'attitude de l'antisémite s'apparente à celle du négrophobe. C'est mon professeur de philosophie, d'origine antillaise, qui me le rappelait un jour : « Quand vous entendez dire du mal des Juifs, dressez l'oreille, on parle de vous.
Si vous n'avez pas pleuré, vos yeux ne peuvent pas être beaux.
Qu'importent les livres ? Par la parole, la lettre se vivifie. Mais la parole l'emporte car, en déclarant, elle ordonne.
La méchanceté, comme le vice, est un mal que l'on donne sans plaisir, croyant se faire plaisir.
Le cinéma, c'est comme l'amour, quand c'est bien, c'est formidable, quand c'est pas bien, c'est pas mal quand même.
Si vous regardez quelqu'un dans les yeux et que vous l'insultez, ça ne veut pas dire que vous ne l'aimez pas. Il peut s'agir - et c'est bien souvent le cas - d'une démonstration d'affection.
Le mal porte le repentir en queue.
Un oeil suffit au marchand, cent yeux ne suffisent pas à l'acheteur.
Un pédé, c'est un gros mot, c'est pour parler d'un homosexuel. Et un homosexuel, c'est un homme qui aime un autre homme. Mais il y a pas de mal à ça. Il faut juste le respecter... Parce que ça reste de l'amour.
On dit beaucoup plus de choses et on les dit mieux avec ses yeux qu'avec sa langue. Par son regard, l'être se livre tout entier.
Je me demande si cette fois-ci je reviendrai. Si je reviendrai dans la vie. Je vis dans du décolorant. Je me souviens des jours dorés. Je me souviens de l'ombre qui tremble. Je me souviens du pain, du café qui [...] â–º Lire la suite
La chair contre la chair produit un parfum, mais le frottement des mots n'engendre que souffrance et division.
La grandeur a besoin de mystère. On admire mal ce qu'on connaît bien.
Il arrive, elle le voit, elle le veutEt ses yeux font le resteElle s'arrange pour mettre du feuDans chacun de ses gestesAprès c'est une histoire classiqueQuelque soit la fuméeQuelque soit la musiqueElle relève ses cheveux, elle espère qu'il devineDans ses [...] â–º Lire la suite
Un regard est souvent tout dans les choses de l'amour...
Tout ce qui ne fait pas de mal fait du bien.
Chaque fois que je traverse un mur je me fais mal aux ailes.
Chaque douleur est une mémoire.
La volonté ne consent au mal que par crainte de tomber dans un mal plus grand.
Concevoir le diable comme un partisan du Mal et l'ange comme un combattant du Bien, c'est accepter la démagogie des anges.
Il y a en tout homme deux êtres : lui-même et l'opinion publique.Formée en lui, avec sa pensée, au temps qu'on l'éduquait, sans cesse rappelée à lui, du dehors et du dedans, elle le pénètre, au point qu'il a bien du mal à discerner ce qu'il resterait de lui, elle disparue.
Chaque heure qui s'écoule dans l'attente épuise l'homme. Encore quelques jours, et il n'y aura plus à choisir : la mort seule, au terme d'une longue épreuve.
Les mots sont une vie indépendante de notre raison. Jouer avec eux nous révèle un monde étrange qui pourtant est le nôtre.
Le genou à terre le regard vers les cieux ;Aujourd'hui tout va mal demain tout ira mieux.
La parole est la pensée extérieure, et la pensée est la parole intérieure.
La souffrance est pire dans le noir ; on ne peut poser les yeux sur rien.
Vous avez raison. Il faut s'aimer, et puis il faut se le dire, et puis il faut se l'écrire, et puis il faut se baiser sur la bouche, sur les yeux et ailleurs.
Un journaliste qui n'a pas de pressions, c'est qu'il fait mal son boulot !
Les mots sont des pistolets chargés.