Brûler un livre est une triste vision, comme si les idées contenues à l'intérieur disparaissaient tandis que les pages tombent en cendres.
Comment faire un livre. Imite qui tu veux, si t'es génial, ça ne paraîtra pas, mais autrement, copie-toi toi-même.
Une citation dans un discours, un article ou un livre est comme un fusil dans les mains d'un soldat. Cela parle avec autorité.
Plus un livre est gros, et plus il pèse dans les mains, mais il n'en est pas meilleur.
Quand je veux lire un livre, j'en écris un.
Un livre qui ne mérite pas d'être relu ne méritait pas davantage d'être lu.
A force d'aimer un livre on finit par se dire qu'il vous aime.
L'important n'est pas d'écrire un livre d'urgence mais d'écrire un livre fantastique. C'est un gros bras d'honneur à ceux qui nous empêchent de rêver.
Une femme mariée : un livre qui s'ouvre toujours à la même page.
Un livre, pour quelqu'un qui aime sa terre, ça s'écrit avec la terre de son pays.
Une louange en grec est d'une efficacité merveilleuse sur la page de titre d'un livre.
Qu'est-ce qu'un livre ? Une suite de petits signes. Rien de plus. C'est au lecteur à tirer lui-même les formes, les couleurs et les sentiments auxquels ces signes correspondent.
L'influence d'un livre ne dure guère plus longtemps que sa lecture.
Il suffit d'obscurcir un livre par des notes et des remarques pour acquérir le titre d'homme de lettres.
Un livre doit être un morceau de langage déchiré, un morceau que l'on arrache à la parole.
L'odeur d'un livre fraîchement imprimé est la meilleure odeur au monde.
Tout livre qui vaut la peine d'être interdit est un livre qui vaut la peine d'être lu.
Un livre est un monde, un monde fait, un monde avec un commencement et une fin.
Tous les intégrismes, qu'ils soient religieux ou politiques, commencent par un livre. Ils prendront fin lorsqu'on écrira beaucoup plus de livres.
L'apparente immobilité d'un livre nous leurre : chaque livre est aussi la somme des malentendus dont il est l'occasion.
A peine a-t-on publié un livre, on n'a qu'un souci : l'effacer, le faire oublier par le suivant. Une carrière d'écrivain est une succession d'amendes honorables.
Ne crayonnez pas dans les marges d'un livre les bêtises que l'auteur a oubliées dans le texte.
J'ai un livre en forme de cercueil, il n'est pas passionnant mais j'aime bien avoir des cercueils autour de moi.
Un livre n'est excusable qu'autant qu'il apprend quelque chose.
Certains journalistes parlent d'un livre sans l'avoir feuilleté par conscience professionnelle afin de se trouver dans les conditions exactes d'ignorance du public auquel ils s'adressent.
On ne décide pas de faire un livre, c'est lui qui commande.
Le monde est aussi un livre qui nous parle de Dieu. Et ce livre est le seul dont disposait l'humanité païenne.
Si un livre et une tête se heurtent et que cela sonne creux, le son provient-il toujours du livre ?
Il faut se garder de considérer un livre moins important que son auteur.
Quand un livre est bien écrit, il est toujours immoral !
Les livres et les films nous aident à prendre du recul. C'est pour ça qu'un livre c'est magnifique.
Un livre, c'est un détonateur qui sert à faire réagir les gens.
Le germe d'un livre ce sont des lectures, plutôt que des expériences et des idées.
Il y a presque toujours dans un livre médiocre de quoi en faire un bon.
Je lis souvent la Bible, pas seulement pour préparer "Noé". Je crois que c'est un livre très important.
Commencer un livre, ce sont les ténèbres à traverser. Pis encore, c'est un voyage au pays des morts.
En parcourant un livre de médecine, on s'imagine avoir toutes les maladies qu'il décrit, de même, en lisant l'ouvrage d'un moraliste, on découvre tous les travers qu'il signale... mais chez les autres !
Un livre n'est jamais qu'un tombeau provisoire d'une joie intime.
Il faut, à certaines heures, que l'homme soucieux, anxieux, tourmenté, se retire dans la solitude et qu'il ouvre un livre pour y chercher un principe d'intérêt, un thème de divertissement, une raison de réconfort et d'oubli.
Un livre, c'est le seul lieu au monde où deux étrangers peuvent se rencontrer de façon intime.
Ouvrir un livre de poésie, c'est vouloir s'éclairer avec une bougie en pleine déflagration de la bombre à hydrogène. Parier pour la bougie en ce cas, est tout à fait insensé, et cependant, c'est peut être dans ce genre de pari que réside notre avenir.
Un livre vous déplait : qui vous force à le lire ?
La vie se prête, ne se rend pas. Elle se perd comme un livre que l'on confie et que l'on ne revoit jamais.
« Musicien, assieds-toi et écris un livreQue tout le monde puisse lire. »Il dit et s'en alla.Alors, je cueillis un roseau.
Ce n'est pas tant ce qu'on dit qui fait la valeur d'un livre, que tout ce que l'on n'y peut pas dire, tout ce que l'on voudrait y dire, qui l'alimente sourdement.
La plupart des gens ne savent pas apprécier la valeur d'un roman. Mais ils ne veulent pas rester à l'écart de la mode. Donc, il suffit qu'un livre ait reçu un prix, que tout le monde en parle, pour qu'il soit acheté et lu.
Un livre meurt quand le lecteur n'a pas à l'inventer à mesure qu'il le lit.
Tout le monde est critique littéraire, de nos jours. Si on n'aime pas un livre, on menace l'auteur. Il y a une certaine logique dans cette façon de voir. Faire payer ce salaud pour ce qu'il vous a infligé.
Un bon livre est un livre qui assure le contact avec l'enfant, qui l'aide à vivre, qui lui apprend à vivre, tout en le passionnant, qui exerce le sens critique de l'enfant en lui offrant des modèles positifs et négatifs.
Un livre qu'on quitte sans en avoir extrait quelque chose est un livre qu'on n'a pas lu.