Pourquoi, à l'instar des objets, n'existe-t-il pas un bureau des amours perdues et trouvées ?
La honte d'être un homme, y a-t-il une meilleure raison d'écrire ?
Mieux vaudrait, par respect pour l'arbitraire du destin, ne jamais former de phrases qu'au conditionnel : du moins n'engage-t-il à rien.
Et pourquoi, dit-elle, êtes-vous menteur ? - Parce, répliqua-t-il, que trop de personnes sauraient nos affaires, si nous disions toujours la vérité.
Nous devrions nous poser trois questions avant de parler : Est-ce vrai ? Est-ce gentil ? Glorifie-t-il le Christ ?
Quelqu'un a-t-il jamais profité de l'expérience des autres ?
Pourquoi arrive-t-il même aux imberbes d'être de mauvais poil ?
Puisque l'impôt a une assiette, pourquoi mange-t-il toujours dans la nôtre ?
En l'année 4005 de notre ère Avoir des yeux, des dents à quoi ça sert ? Qui aura-t-il à mâcher Et qui pourras-tu regarder ?
Combien de siècles faudra-t-il pour admettre qu'attribuer un sexe à Dieu est un blasphème ?
Dis-moi, quelle nécessité y a-t-il à l'existence de Dieu, du monde et de tout ? Pourquoi doit-il y avoir quelque chose ? Ne crois-tu pas que cette idée de nécessité n'est que la forme suprême que prend le hasard dans nos esprits ?
Heureux tu compteras mille amis empressés ; l'orage gronde-t-il ? Tous se sont éclipsés.
Pourquoi Dieu écoute-t-il quand on lui demande des choses qui plus tard ne feront plus notre affaire ?
Si une tartine tombe toujours du côté beurrée, et qu'un chat retombe toujours sur ses pattes, que se passe-t-il si on laisse tomber un chat sur le dos duquel on a attaché une tartine beurrée ?
De la vérité l'homme n'est pas capable, aussi n'y a-t-il pas d'erreur plus grave que de croire la tenir.
Rien n'est plus ennuyeux que d'être adoré. Comment Dieu le supporte-t-il ?
Un homme a-t-il vraiment marché sur la lune b? J'ai vu beaucoup de documentaires à ce sujet et je me suis vraiment posée la question.
Peut-être y a-t-il dans la vie de tout homme un échec, quelque affaire non résolue, qui a pour lui plus d'importance que tous ses succès ?
Pourquoi tout cela me frappe-t-il ? David est tout ce que j'aime. J'ai enterré le père. J'ai enterré le fils. Je ne les ai jamais quittés ni l'un ni l'autre. Et moi non plus, ils ne m'ont jamais quittée.
Peut-être ce mot famille évoque-t-il pour vous la chaleur tiède et mélancolique d'un passé, ou bien la force du nombre des moyens d'action et de relations dont vous lui êtes redevable, une espérance, peut-être aussi un regret. Peut-être ce mot est-il pour vous synonyme d'étouffement, de charges écrasantes, de chape de plomb sur le coeur.
Le théâtre n'est jamais la fabrication d'un produit, ce qui élimine trois choses : le tiroir-caisse, les acteurs et les spectateurs. Que reste-t-il ? L'essentiel, l'aventure du langage.
Y-a-t-il encore place aujourd'hui pour des utopies après tant et tant de crimes perpétrés en leur nom ?
Écrire dans le plaisir m'assure-t-il - moi, écrivain - du plaisir de mon lecteur ? Nullement.
Nous sommes trop nombreux, songea-t-il. Nous sommes des milliards et c'est beaucoup trop. Personne ne connaît personne.
Y a-t-il une seule nation qui puisse se vanter d'être arrivée au meilleur gouvernement possible, qui serait de rendre tous les hommes, non pas également heureux, mais moins inégalement malheureux ?
Peut-être le meurtre de George Floyd a-t-il été le point de rupture.
Combien faudra-t-il ajouter de siècles à ceux qui sont derrière nous pour ne plus avoir honte de nos sensations ?
Y a-t-il une vie après la mort ?Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une mort après la vie.
Aussi ne saura-t-il jamais comme je l'aime, et celà non parce qu'il est beau mais parce qu'il est plus moi-même que je ne le suis.
Combien de siècles faudra-t-il encore, avant qu'une nouvelle génération d'Amazones finisse par comprendre qu'un homme n'est vulnérable que si l'on touche à son orgueil ?
Pourquoi arrive-t-il qu'en France un ministre reste placé après cent mauvaises opérations, et pourquoi est-il chassé après la seule bonne qu'il ait faite ?
Quand l'épée est dans votre gorge, que se passe-t-il en cas de hoquet ?
Quand on a épuisé tous les possibles, que reste-t-il ? L'impossible.
Quel mal y-a-t-il pourtant à ce que je m'éloigne de la logique ?Je travaille la matière première. Je suis derrière ce qui est derrière la pensée.
Dieu tient-il tellement à ce que nous parlions de lui ? Ne préfère-t-il pas être un secret à une divulgation ?
Celui qui dit que deux et deux font quatre, a-t-il une connaissance de plus que celui qui se contenterait de dire que deux et deux font deux et deux ?
Y a-t-il quelque chose de plus banal que la mort ?
- D'abord comment va-t-il ?- Il va très bien.- Il est heureux ?- Il est libre.- C'est différent ?- C'est l'étage au-dessus.
Peut-être sera-t-il possible de réaliser ce rêve ultime : réunir l'humanité entière en une seule communauté. Cependant, avant cela, la science n'aura-t-elle pas définitivement échappé au contrôle de l'homme ?
Rien n'est plus mystérieux que nos raisons d'aimer : qu'est-ce qui motive notre choix ? Qu'est-ce qui dirige nos recherches ? Y a-t-il même des recherches et un choix ? Ou seulement le hasard de l'espièglerie des dieux...
Je suis né par curiosité. Y a-t-il une meilleure raison de naître ?
Après tout, qu'y a-t-il dans l'existence de plus vrai qu'un miracle...
La mort est la seule chose au monde dont nous soyons sûrs. C'est une question de temps. Combien d'années me reste-t-il à vivre ? Je peux aller jusqu'à 90, 92 ans. Ce n'est pas moi qui décide, c'est l'Autre, là-haut.
Il y a des gens qui sont nés pour être vieux, semble-t-il, et n'ont de cesse qu'ils ne le soient devenus réellement.
Y a-t-il donc vraiment, tel que le disent les fanatiques du destin réglé par les astres, une ordonnance préalable de tout ce que nous sommes et de tout ce que nous serons ?
Peut-être y a-t-il deux sortes d'amour : celui qui attend et celui qui donne ?
Dieu vous ordonne-t-il de tenter l'impossible ?
Il y a tant de peines pour ceux qui tuent ; pourquoi n'y en a-t-il pas pour ceux qui humilient ?
Un pauvre qui n'ait pas de bassesse, un riche qui n'ait pas d'orgueil, cela existe-t-il ?
Le coeur n'a-t-il pas ses raisons qui se moquent de la raison ?