L'enfant a-t-il moins besoin des soins d'une mère que de sa mamelle ?
Quel besoin y a-t-il que le pont soit plus large que la rivière ? Le nécessaire est toujours la plus juste des concessions.
Qu'y a-t-il de pénible à retourner d'où l'on vient ? Il vivra mal celui qui ne saura pas mourir.
Quel homme de prières a-t-il pourtant jamais avoué que la prière l'ait déçu ?
Que reste-t-il de la vie, Excepté d'avoir aimé ?
Quelle joie y a-t-il pour l'époux quand il vit avec son épouse comme avec son esclave et non comme une femme libre.
Peut-être Dieu a-t-il créé le désert pour que l'homme puisse se réjouir à la vue des palmiers.
Dans une maison où il y a un coeur dur, n'y a-t-il pas toujours un vent glacé ?
Arrive-t-il quelque bonheur ? Vite, à sa mère on le raconte ; C'est dans son sein consolateur Qu'on raconte ses pleurs ou sa honte.
Pourquoi existe-t-il tant de mal, tout étant formé par un Dieu que tous les théistes se sont accordés à nommer bon ?
Y a-t-il quelque part un ruisseau d'eau pure ? N'existe-t-il pas cet amour qui dure ? Le bonheur est-il bref comme un orage en ciel d'été ?
Que restera-t-il sur la terre dans cinquante ans ? On empoisonne les rivières, les océans ; on mange des hydrocarbures, que sais-je encore ? Le Rhône charrie du mercure, des poissons morts. Pour les enfants des temps nouveaux, restera-t-il un chant d'oiseau ?
Qu'y a-t-il de plus digne de Dieu, et qui lui appartienne plus en propre, que sa providence ?
Lorsqu'un amour est notre vie, quelle différence y a-t-il entre vivre ensemble ou mourir ensemble ?
Peut-être même dans le fameux amour maternel y a-t-il une bonne part de curiosité.
Au temps des ténèbres,Y aura-t-il encore des chants ?Oui, il y aura encore des chants,Sur le temps des ténèbres.
Le vert est le nouveau noir ! Quelle connerie ! Le vert est le nouveau noir... Quelqu'un d'autre a-t-il remarqué que tout le monde est devenu fou ? Pourquoi on a tous peur de regarder les choses telles qu'elles sont ? C'est ce genre [...] ► Lire la suite
L'enfant qui décide de ne pas laisser dormir sa mère, comment arrivera-t-il à dormir, lui aussi ?
N'y a-t-il pas dans la mentalité des gens, même, surtout chez ceux qui ne lisent pas, la croyance que le livre est sacré ?
A force de vouloir rendre accessibles aux pauvres tous les plaisirs des riches, quel intérêt y aura-t-il encore à être riche ?
Que me reste-t-il de la vie ? Que cela est étrange, il ne me reste que ce que j'ai donné aux autres.
Et celui qui aime son frère, en quoi a-t-il besoin de Dieu ? Dieu est surtout nécessaire aux introvertis.
Existe-t-il dans la nature quelque chose de réellement "parfait", à l'exception de la stupidité de mon oncle ?
Dans le tumulte d'images et de sons du monde moderne, tenir une caméra a-t-il encore un sens ?
Qu'y a-t-il de plus vivant, de plus férocement et doucement actuel et éternel qu'un symbole de libération ?
Y-a-t-il amour plus délicieux, qu'un amour condamné ?
Qu'y a-t-il de meilleur que la sagesse ? La femme. Et qu'y a-t-il de meilleur qu'une femme bonne ? Rien.
Il n'est ni mon père ni ma mère, alors pourquoi m'ouvre-t-il la porte de leur appartement ?
N'est-ce pas Lui qui répond à l'angoissé quand il L'invoque, et qui enlève le mal, et qui vous fait succéder sur la terre, génération après génération, - Y a-t-il donc une divinité avec Allah? C'est rare que vous vous rappeliez!
Penser conduit l'homme à la connaissance. Il peut voir et entendre, lire et apprendre, autant qu'il le veut; il n'en saura jamais rien, si ce n'est ce qu'il a pensé, ce qui en pensant qu'il a fait la propriété de [...] ► Lire la suite
Existe-t-il au monde un privilège plus totalement exorbitant que la beauté ?
À propos de chaque désir, il faut se poser cette question : quel avantage en résultera-t-il si je ne le satisfait pas.
Que restera-t-il à faire quand il n'y aura plus rien à dire ?
Devant Dieu, l'homme fait le dos rond, il s'abîme dans sa petitesse. Ainsi pense-t-il offrir moins de prise à la colère divine.
Au fond, quelle différence y a-t-il entre mourir brûlé et attendre que le temps allume cet autre bûcher qu'est la vieillesse, la maladie ?
Le dictionnaire ne se fiche-t-il pas de nous ? "avant" se trouve après "après", "hier" est postérieur à "aujourd'hui", et "passé" succède à "futur".
Existe-t-il au-delà de la silencieuse nuit Un jour sans fin ? La mort est-elle une porte conduisant vers la lumière ? Nous ne le pouvons dire.
Se résigner, est-ce là un moyen de tuer la douleur ? Ne plus être aimé enlève-t-il le goût de l'être jamais ?
Si vous regardez dans votre coeur et que vous n'y trouvez rien de mal, de quoi vous inquiéter ? Qu'y a-t-il à craindre ?
Y a-t-il une histoire impartiale ? Comment un historien juge-t-il qu'un fait est notable ou non ? Il en juge arbitrairement.
L'amour est un acte trop lucide, son passage dans la vie ne déchire-t-il pas des années d'habitude, parfois, ne chasse-t-il pas tout un passé ?
Ce drame au-dedans de nous, qui ne comporte pas de cris, ne crée-t-il pas le climat même de la poésie ?
Combien de fois un homme parle-t-il plus haut et est-il plus bête quand il assiste au spectacle à côté d'une jolie femme qu'il veut épater ?
Et si je chute, continue-t-il, je me relève et je vais quand même vers le Seigneur.
Dieu a-t-il un sexe ?
Le temps a-t-il seulement un sens, n'est-ce pas plutôt une durée qui, elle, cerne le temps, l'immobilise et lui apporte une valeur ?
Y a-t-il un âge pour apprendre à vivre ? On dirait que c'est toujours à recommencer.
Le poète voit l'avenir avec ses yeux de prophète ; peut-être même le suscite-t-il, si puissant est son verbe.
Lorsque son heure est venue, sans doute l'homme laisse-t-il son âme descendre vers les enfers sans retenir sa course.
Quels yeux nous faudra-t-il et quelle patience, ou quelle cécité plutôt pour soudain voir le jour.