J'ose. Je serai critiqué ? Je serai critiqué. J'aurai peut-être des souffrances, les choses ne se passeront pas comme je le souhaite. Tout est dangereux, On ne peut pas vivre pleinement sans aucun danger. On ne peut pas vivre la sagesse si l'on refuse de vivre.
Reste à se demander si l'on peut attribuer des actes de violence au fondateur d'une religion, à celui qui en reste le modèle et à son enseignement.
Tut, tut, ma petite, dit la duchesse, tout a une morale si l'on cherche bien.
Toutes les époques ont leurs lacunes et leurs erreurs. Si l'on me demandait quel est le défaut majeur de la nôtre, je répondrais que c'est la confusion et le renversement des valeurs.
Etre objectif, utiliser sa raison n'est possible que si l'on a acquis une attitude d'humilité, si l'on s'est libéré des rêves d'omniscience et d'omnipotence qui hantèrent notre enfance.
Je crois qu'on entend encore dans les entrées d'immeubles l'écho des pas de ceux qui avaient l'habitude de les traverser et qui, depuis, ont disparu. Quelque chose continue de vibrer après leur passage, des ondes de plus en plus faibles, mais que l'on capte si l'on est attentif.
Même si l'on ne croit pas en Dieu, on doit tout de même croire en quelque chose qui donne du sens à la vie, et façonne notre vision du monde. Et une telle croyance est éminemment religieuse.
Remarquons que si l'on dit 'les animaux' au pluriel, on dit l'homme au singulier. Parce que l'homme est unique. De même, nous dirons que les animaux font des crottes, alors que l'homme sème la merde.
Si l'on veut qu'un livre dise quelque chose d'intéressant, il faut qu'il provoque la discussion autant que l'accord.
Le cerveau n'est pas une bibliothèque que l'on remplit. A quoi sert de l'encombrer du contenu d'une encyclopédie si l'on est capable d'aller retrouver dans celle-ci les informations nécessaires.
Si l'on a baptisé Jules Renard «l'oeil», j'appellerai Picasso le «regard».
Si l'on doit se souvenir de tous ses échecs, on ne s'en sort pas.
Un décret est inutile si l'on n'y ajoute une volonté ferme d'effectuer ce qui a été résolu.
Si l'on ne voyait que les gens qu'on estime, on ne verrait personne.
Si l'on doit emboîter le pas aux imbéciles, mieux valait encore qu'on les précédât.
On n'est digne de posséder les choses que si l'on est capable de les perdre.
On ne peut pas condamner irrévocablement un système si l'on en profite.
Je n'ai rien à cacher de mes plaisirs ni de mes douleurs, j'en ai subi comme tout le monde. Mais si l'on décide d'écrire son autobiographie avec honnêteté, il faut tout dire.
Mon chagrin était d'une étonnante surabondance d'émotion, tout à fait semblable à celle que j'avais remarquée dans le chagrin hurlant de ces sauvages de la brousse. Je n'aurais pu éprouver plus solitaire accablement, si l'on m'avait dépossédé d'une conviction ou si j'avais manqué ma destinée...
Si l'on veut multiplier les emplois, il faut multiplier les entrepreneurs.
Si l'on songe à la stupidité des gens dans leurs agissements et à l'agrément de leur conversation, on se dit que tout le monde irait peut-être mieux s'ils parlaient davantage et s'ils agissaient moins.
Revoir les lieux autrefois visités, les amis autrefois fréquentés, les livres lus jadis, est une des passions du déclin. Or, c'est précisément se comparer à soi-même; c'est éprouver si l'on a toujours autant de facultés de sentir et si l'on a les mêmes.
Les mots ne viennent au monde que si l'on a absolument besoin d'eux.
La haine n'est pas un bas sentiment, si l'on veut bien réfléchir qu'elle ramasse notre plus grande énergie dans une direction unique, et qu'ainsi, nécessairement, elle nous donne sur d'autres points d'admirables désintéressements.
Si l'on donne à quelqu'un le conseil qu'il a déjà l'intention de ne pas suivre, il vous en veut tout de suite, et si l'on lui donne le conseil qu'il suivra certainement, il vous en veut plus tard.
Dieu sait qu' je n'ai pas le fond méchant,je ne souhait' jamais la mort des gens ;Mais si l'on ne mourait plus,J'crèv'rais d'faim sur mon talus...J'suis un pauvre fossoyeur.
Celui qui croit qu'Aristote était un dieu, doit aussi croire qu'il ne s'est jamais trompé. Mais si l'on croit qu'Aristote était un homme, alors sans doute il était sujet à l'erreur tout comme nous.
Si j'avais du talent on m'imiterait. Si l'on m'imitait, je deviendrais à la mode. Si je devenais à la mode, je passerais bientôt de mode. Donc il vaut mieux que je n'aie pas de talent.
Il faut traiter chaque occupation de manière artistique, si l'on veut qu'elle atteigne sûrement, durablement et absolument son but.
Je préfère ce qui se cherche plutôt que ce qui se trouve, c'est une option comme une autre. La finalité n'est pas la vérité, même si l'on peut s'y tromper tellement ça y ressemble.
Personne ne vous empêche de calculer la procession des équinoxes ou de désintégrer les atomes. Mais que vous servira de fabriquer la vie même, si l'on a perdu le sens même de la vie !
Qui peut dire si l'on ne maintient pas en vie la conscience de ceux qu'on a aimés en reproduisant leurs gestes, en reprenant leur tics, en vaporisant leur odeur ?
On n'aime rien si l'on n'aime pas tout.
Si l'on n'imprimait que l'utile, il y aurait cent fois moins de livres.
Mais si l'on a manqué sa vie,On songe, avec un peu d'envie,A tous ces bonheurs entrevus,Aux baisers qu'on n'osa pas prendre,Aux coeurs qui doivent vous attendre,Aux yeux qu'on n'a jamais revus.
Tout le monde s'amuserait, les riches surtout, si l'on pouvait préparer le plaisir, le salarier et lui assigner rendez-vous.
Si l'on ôtait les chimères aux hommes, quel plaisir leur resterait -il ?
Il faut rechercher la décision seulement si l'on croit que l'acte destructeur a eu un effet suffisant.
Pour moi, la musique de film, c'est comme une question de grammaire. Si l'on accepte de comparer un film à un roman, je mets de la musique sur mes images quand nous passons du présent à l'imparfait.
Si l'on m'enlevait même ce que je possède actuellement, je ne vois aucun travail, si humble soit-il, qui ne puisse me procurer assez à manger.
Si l'on savait ce que coûtent les bonheurs de la vie, personne ne voudrait les acheter.
Beaucoup se change en peu si l'on désire un peu plus.
Si l'on m'affirmait preuve en main, que Dieu n'existe pas, j'en prendrais parti. Si Victor Hugo n'existait plus, le monde où se meut la beauté qui m'enivre deviendrait tout noir.
Si vous êtes regardé comme un crétin, vous le resterez. Si l'on vous prête de l'intelligence, vous la rendrez au centuple.
Si l'on veut se débarrasser du capital, il faut aussi se débarrasser du travail.
De tous les philosophes de la secte Ionique, Anaxagore fut, comme on le sait, le premier qui supposa que l'esprit et l'intelligence devaient nécessairement être admis dans la cause créatrice, si l'on voulait expliquer l'origine de l'univers.
La comédie, si l'on veut, c'est la société qui se protège - d'un sourire.
L'amibe n'a pratiquement pas contribué au développement de l'amour - si l'on excepte de dicton populaire : "Les amibes de nos amibes sont nos amibes."
Je persiste à croire et à dire que la Chambre, ou si l'on veut la bourgeoisie, ne trompe pas le peuple ; elle se trompe elle-même. La Chambre ne sait pas l'économie politique, voilà tout.
La conviction certaine que l'on pourrait si l'on voulait est cause d'inertie chez maints bons esprits.