Le bon Dieu reconnaît les siens, mais il est si bon qu'il fait semblant de reconnaître tout le monde.
Nous comprendrons toujours assez difficilement qu'il soit nécessaire de mourir pour devenir immortel.
Ce qu'il y a de difficile, pour un homme qui habiterait Vilvoorde et qui voudrait aller à Hong Kong, ça n'est pas d'aller à Hong Kong, c'est de quitter Vilvoorde.
L'intensité du regard d'un bébé qui tète est vraiment poignante, c'est l'intensité de l'être qui est conscient qu'il contribue au vivre du monde entier.
Quand moi, j'emploie un mot, déclara le Gros Coco d'un ton assez dédaigneux, il veut dire exactement ce qu'il me plaît qu'il veuille dire... ni plus ni moins.
C'est un mauvais signe dans le ciel conjugal quand la femme dont le mari a toujours fumé s'aperçoit qu'il sent le tabac.
Il faut penser tout ce qu'il y a de pensable dans l'impensable.
On appelle fin du monde le jour où le monde se montre juste ce qu'il est : explosif, submersible, combustible, comme on appelle guerre le jour où l'âme humaine se donne à sa nature.
Rhinoféroce : gros mammifère corné et connu pour son extrême méchanceté dès qu'il attrape un rhume.
L'homme n'a jamais aimé le genre humain en bloc, races, religions et cultures, mais seulement ceux qu'il reconnaît pour siens, ceux de son clan, si vaste soit-il.
Le monothéisme est plus répandu que la monogamie parce qu'il est plus facile de se contenter d'un seul dieu que d'une seule femme.
Tous les hommes se ressemblent si fort qu'il n'y a point de peuple dont les sottises ne doivent nous faire trembler.
La souffrance d'autrui, même lorsqu'on connaît la cause, est une porte verrouillée de l'intérieur contre laquelle on ne peut que frapper discrètement pour que l'autre sache qu'il n'est pas seul.
L'être humain est ainsi fait qu'il se veut surtout autonome. La personne cherche l'autre qui la complétera, mais si l'autre lui apparaît comme une menace à son autonomie, elle se détournera. C'est pourquoi les forts sont condamnés aux faibles.
Le grand théâtre des passions, qu'il s'agisse de politique, de philosophie ou de religion, intéressera Courbet juqu'à sa mort, le dernier jour de l'année 1877. Une illustration particulière en est donnée avec la section sur le « Fait religieux » [...] ► Lire la suite
Tous les bons esprits répètent depuis Bacon, qu'il n'y a de connaissances réelles que celles qui reposent sur des faits observés.
Tu as repris ta taille normale, et c'est une bonne taille, c'est une taille idéale, c'est la taille parfaite, c'est la taille d'Alice, c'est la taille qu'il faut.
L'être humain est ainsi fait qu'il ne peut éprouver à fond plusieurs douleurs en même temps. L'une chasse l'autre irrémédiablement.
Ce que j'aime dans la plage, c'est qu'il y a toujours quelques chose de très voyeuriste...
Dans l'affection que je vous porte, il y a trop de passé pour qu'il n'y ait pas beaucoup d'avenir.
L'égoïste est triste parce qu'il attend le bonheur.
Réclamer le possible, tout le possible, c'est critiquer le monde tel qu'il est.
Si ton pote chie sur tout l'monde, c'est qu'il fait pareil sur toi.
Le baiser est un fruit qu'il faut cueillir sur l'arbre.
L'optimisme c'est aussi de dire qu'il y a de la tristesse dans la vie, du malheur. Dire que tout va bien, que tout va bien se passer, ce n'est pas de l'optimisme, c'est de la bêtise.
Pour se faire excuser ses bassesses, ou pour les justifier, l'homme a besoin de savoir qu'il y a pire que lui.
Ne t'efforce pas d'être trop fin pour éviter qu'un homme fin naturellement ne remarque par hasard que tu es, en réalité, comme tu aimerais qu'il fût.
Quand il devient nécessaire d'inventer des lois pour sauver une langue et une culture, c'est parce qu'il est déjà trop tard !
La raison se compose de vérités qu'il faut dire et de vérités qu'il faut taire.
Quand tout le monde veut la même chose, c'est qu'il y a une raison.
O la belle chose ! Pouvoir achever sa vie avant sa mort, tellement qu'il n'y ait plus rien à faire qu'à mourir.
Le propre d'une épouse avisée est de démontrer, la vie durant, à son mari, qu'il est trop bête pour elle et trop intelligent pour son salaire.
Ne pas croire qu'une chose existe parce qu'il serait trop horrible qu'elle n'existât pas. Il n'y a pas de preuve par l'horrible.
Tout étranger installé sur notre territoire, alors même qu'il croit nous chérir, hait naturellement la France Éternelle, notre tradition qu'il ne possède pas, qu'il ne peut comprendre et qui constitue précisément la nationalité.
Il a été écrit qu'un amant est capable d'avoir autant de secrets sur lui même que l'objet de son amour en a pour lui. Pour mon père, les secrets tenus par la femme qu'il aimait se sont montrés assez puissant pour le détruire ! Je commence juste à comprendre l'immensité de ce fardeau...
Dans notre législation telle qu'elle est, la femme ne possède pas, elle n'este pas en justice, elle ne vote pas, elle ne compte pas, elle n'est pas. Il y a des citoyens, il n'y a pas de citoyennes. C'est là un état violent : il faut qu'il cesse.
La prêtrise, c'est ce qu'il y a de plus beau et de plus noble au monde, car c'est le métier de l'amour et de l'humilité.
On ne fait jamais le bien assez vite. Est-ce qu'il a le temps d'attendre ?
Aimer, ce n'est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées. C'est avancer en funambule au-dessus de précipices et savoir qu'il y a quelqu'un au bout qui dit d'une voix douce et calme : avance, continue d'avancer, n'aie pas peur, tu vas y arriver,
Qu'il est facile de faire des contes !
Si on s'y attache, la grammaire révèle le sens caché de l'histoire, dissimule le désordre et l'abandon, relie les éléments, rapproche les contraires, la grammaire est un formidable moyen d'organiser le monde comme on voudrait qu'il soit.
Les étoiles, c'est les yeux des anciens morts, chaque fois qu'il y a quelqu'un qui claque, son regard monte là-haut et ça fait une étoile de plus.
Rien ne modifie si vite notre jugement sur un individu que de découvrir que le jugement qu'il porte sur nous n'est pas ce que nous croyons.
Le grand public pense que les livres, comme les oeufs, gagnent à être consommés frais. C'est pour cette raison qu'il choisit toujours la nouveauté.
L'homme asservit tout ce qu'il touche, la nature, ses semblables, et davantage encore celui qu'il accable de son amour, homme ou femme.
Ce qu'il y a de plus singulier dans la vie de l'homme, ce n'est pas sa soumission mais son opposition aux instincts. Il aspire à une vie surnaturelle.
Comment vous imaginer que Dieu consente jamais à ce qu'il ne veut pas et à ce qu'il peut empêcher ?
Celui qui ajoute du vert au printemps, des roses a' l'automne,du pourpre a' de jeunes lèvres, créé de la laideur parce qu' il ment.
Le public n'a pas besoin de nouvelles pensées. Ce qui vaut le mieux pour le public, ce sont les bonnes vieilles pensées reconnues qu'il a déjà.
L'homme ne peut pas être heureux, parce qu'il ne sait pas être simple.