Vous souffriez donc pour avoir accepté les barbares ! Vous, que je pris pour intercesseurs, vous n'avez même pas compris la nécessité de l'isolement, le bienfait de l'univers qu'on se crée. Vous ignoriez qu'il faut être Un homme libre !
Sans le stage qu'il accomplit quai Félix-Maréchal, il serait un de ces Allemands, aux poches bourrées de livres, que l'on voit arpenter, étudier, contrôler nos trois places, et, dont il faudrait croire qu'ils sont les plus fins connaisseurs en délicatesses [...] ► Lire la suite
Quand on est âgée, et qu'il n'y a plus d'enjeux avec les hommes, c'est merveilleux.
Quand je pense que je suis l'auteur de ses jours, des jours terribles qu'il a passés sur Terre, que c'est moi qui l'ai fait venir, j'ai envie de lui demander pardon.
Jamais il ne s'était vu un coeur plus simple. Le langage moderne a déshonoré, autant qu'il a pu, la simplicité. C'est au point qu on ne sait même plus ce que c'est. On se représente vaguement une espèce de corridor ou de tunnel entre la stupidité et l'idiotie.
Je pense qu'il m'a fallu un peu de temps pour être fidèle à moi-même en tant que designer, et d'une certaine manière, j'essaie toujours de le faire. Je dois choisir des choses qui me viennent naturellement.
Je veux que mon fils grandisse avec une mère qu'il pourrait voir et regarder sa vie avec toutes les erreurs et tous les échecs et tous les défauts et dire: «Ma mère a vécu une vie authentique."
Une fois que vous acceptez le fait qu'il n'y a rien à craindre, vous percevrez le puits de pétrole primitif. Je crois que lorsque nous faisons des choses sans crainte, nous pouvons faire n'importe quoi. Tant que vous ne vous inquiétez pas des conséquences...
Seule la lecture de ses livres nous fait entrer dans l'intimité d'un écrivain et c'est là qu'il est au meilleur de lui-même et qu'il nous parle à voix basse sans que sa voix soit brouillée par le moindre parasite.
J'aimais mon père et le haïssais tout à la fois. C'était un chiffonnier, il conduisait une carriole et il ne savait ni lire ni écrire. Mais pour moi, c'était un grand homme. Il était si fort. C'était un homme. J'avais envie qu'il m'accepte, qu'il me fasse des compliments.
Ne parle pas d'aimer ; ton ventre, je le mords.Mon poème trop plein, c'est en toi qu'il se vide.Moite femelle, en toi j'apprends que je suis mort,Epanoui comme un volcan qui se suicide.
La Bible nous enseigne qu'il y a une saison pour tout, un temps pour construire, un temps pour récolter et un temps pour semer, et un temps pour guérir. Le moment est venu de guérir en Amérique.
Ce que j'aime dans un bon auteur, ce n'est pas ce qu'il dit, mais ce qu'il murmure.
Je n'ai jamais vu personne faire à propos ce qu'il devait faire.
Quiconque se met à vivre avec des raisons, c'est qu'il est mûr pour la péripétie.
La méchanceté des enfants est terrible. J'ai vu des enfants diaboliques devenir des agneaux avec leurs parents. Avec le recul, je me dis qu'il devait y avoir un climat familial terrible mais sur le moment, j'avais juste envie de leur mettre une droite.
Il m'a menti. Il m'a dit qu'il n'était pas là bas. Il m'a dit qu'il était avec Sean.
Un homme ne peut valoir que ce qu'il plaît aux autres de le faire valoir.
Si l'on veut qu'un livre dise quelque chose d'intéressant, il faut qu'il provoque la discussion autant que l'accord.
Il est vraisemblable qu'il survienne des choses qui ne sont pas vraisemblables.
Nous sommes tous à la recherche de l'être unique qui est fait pour nous. Mais lorsque l'on a eu un certain nombre de liaisons, on commence à se douter que la personne idéale n'existe pas, mais qu'il existe plutôt une variété d'imperfections.
On aimerait avoir aussi soif qu'il y a d'eau dans le fleuve.
Les héros pour moi sont les gars qui sont assis dans les bibliothèques. Ils absorbent des connaissances et ensuite les risques qu'ils prennent sont calculés sur la base du courage qu'il a fallu pour se remplir de connaissances.
Mon objectif sur Terre est de rendre les gens heureux et guérir les gens à travers la musique, pour créer des fantaisies qui permettent aux gens, non pas seulement de s'échapper, mais de voir qu'il y a le potentiel pour la magie dans la vie.
Le pouvoir, telle une ravageuse pestilence, pollue tout ce qu'il touche.
La réalité est vivante parce qu'elle est capable de devenir meilleure, et qu'il lui reste du temps pour se rêver plus belle.
Il n'est pas bon, pour un médecin, d'admettre qu'il ne se sent pas bien.
Je crois aux choses autant qu'il faut pour en être le maître, pas assez pour en être esclave.
L'avenir a ceci de fâcheux, c'est qu'il est arrivé avant que nous ayons eu le temps de nous y préparer.
Chez Ellroy il y a à la fois une violence extrême et fascinante. Mais en même temps, Ellroy arrive tout le temps à avoir une espèce de recul, qui fait qu'il y a un jugement moral sur la violence.
Dieu n'a pas créé l'homme et la femme l'un après l'autre. Il a créé deux corps jumeaux unis qu'il a tranchés depuis le jour où il a créé la tendresse.
Il croyait que c'était à la solitude qu'il tentait d'échapper, et non à lui-même.
La douleur est censée nous réveiller. Les gens essaient de cacher leur souffrance. Mais ils ont tort. La douleur est quelque chose qu'il faut porter, comme une radio. Vous ressentez votre force dans l'expérience de la douleur.
Je pense qu'il faut respecter les hommes, pas les idées.
L'homme n'est pas une chose mais un être vivant, pris dans un processus continuel de développement. A chaque point de sa vie, il n'est pas encore ce qu'il peut être et que peut-être il sera.
Il avait une dent en or juste là, tellement au milieu qu'on aurait dit qu'il l'avait mise en vitrine pour la vendre.
Mais comment peut-on continuer à vivre, quand on sait qu'il n'y a pas d'explication ?
Ce qu'il y a de terrible chez nous, humains, c'est que nous ne pouvons être que d'un seul sexe et que nous ne pouvons que fabuler les plaisirs et les désirs de l'autre sexe. C'est pour cela que les hommes et les femmes ne se comprennent jamais.
Je me dis aussi, avec d'abord une certitude crainte, qu'il n'y a peut-être rien à dire sur la paix, ou presque rien, puisque la paix est d'abord une passivité, une absence de conflits, de guerres, d'activités dangereuses, hostiles en tout cas.Elle est une immobilité, un statu quo.
Ce qu'il y a de merveilleux dans l'éducation, c'est que tout le monde la veut. Comme la grippe, vous pouvez la donner sans en perdre vous-même.
Oui je sais ce que c'est d'avoir la sensation de ne pas exister jusqu'à ce qu'il te regarde, qu'il te touche la main, qu'il se moque de toi. Le but c'est que les autres voient que tu es avec lui... tu es à lui...
Certains hommes publics arrivent au succès en taisant ce qu'il fallait dire, et à leur ruine en disant ce qu'il fallait taire.
La santé n'est qu'un mot, qu'il n'y aurait aucun inconvénient à rayer de notre vocabulaire. Pour ma part, je ne connais que des gens plus ou moins atteints de maladies plus ou moins nombreuses à évolution plus ou moins rapide.
Premiers sentiments, secondes pensées, c'est, dans les deux genres, ce qu'il y a de meilleur.
On dirait que c'est de cette inhumanité même que nous avons besoin, qu'elle nous rassure ou qu'elle nous fascine, qu'elle est notre élément ou encore que nous voulons à tout prix retarder ce moment dont nous savons bien pourtant ou dont nous pressentons qu'il arrivera, où tout deviendra plus grave et peut-être douloureux.
Il s'était éloigné de sa maison, de sa mère, de christina. Mais on en quitte pas l'enfance. On en garde la blessure, l'exigence, et des visages restent là, inflexibles témoins de ce qu'il faut donner pour essayer de se mériter soi-même.
Je ne suis jamais seule ni totalement abandonnée, du moment qu'il y a des livres.
Le livre de la nature est unique et indivisible, qu'il s'agisse de l'environnement comme de la vie, de la sexualité, du mariage, de la famille, des relations sociales, en un mot du développement intégral humain.
Quel homme implacable en sa rage inhumaine, au défaut de l'amour veut mériter la haine, et s'assurer du moins cet horrible plaisir, de déchirer un coeur qu'il n'a pu conquérir ?
Quand un gouvernement en est venu à traiter la chose publique comme la sienne propre et que sa ruse et ses violences ne servent plus à couvrir ses méfaits, il est temps qu'il soit renversé.