Le véritable ami est celui qui est à nos côtés alors qu'il préférerait être n'importe où sauf là.
La main de Dieu nous paraît souvent rude parce qu'il traite ses amis débiles avec un gant de crin.
L'homme peut se détruire pour des frontières, alors qu'il sait fraterniser pour une oeuvre commune.
Dans le tragique, l'esprit humain, aussi loin qu'il descende, finit toujours par toucher le fond ; dans l'humour jamais.
Un coeur noble est content de ce qu'il trouve en lui, Et ne s'applaudit point des qualités d'autrui.
Il n'est pas vrai qu'il faut souffrir pour créer. Il suffit de savoir comprendre.
Ca ramène aussi la vie, cette parole qui saisit l'autre à distance, où qu'il soit, comme une main sur l'épaule.
Le désavantage de l'esprit - cette drôlerie supérieure - c'est qu'il s'exerce aux dépens de quelque chose ou de quelqu'un.
Qui ne se soucie plus de vivre, dit tout ce qu'il a sur le coeur.
Un sot est un sot en ce qu'il se croit capable de réflexion.
Peu m'importe qu'il y ait du sucre aux Indes, de la porcelaine à la Chine, du café en Arabie ; il faut qu'on me l'apporte.
Le meilleur de vos serviteurs est celui qui ne cherche pas à entendre de vous ce qu'il souhaite, mais à souhaiter ce qu'il a entendu.
L'ennui avec les conseils, c'est qu'il faut d'abord les suivre pour savoir ce qu'ils valent.
Qui jette son soulier sur ses bienfaiteurs va balancer dans la soupe distinguée de l'intelligence un gros pavé prosaïque : le Goulag et l'esclavage qu'il désigne.
L'homme heureux est celui qui se retrouve avec plaisir au réveil, se reconnaît celui qu'il aime être.
L'avantage du célibataire sur l'homme marié, c'est qu'il peut toujours cesser de l'être s'il trouve qu'il s'est trompé.
Le beau est supérieur au sublime parce qu'il est permanent et ne rassasie pas ; tandis que le sublime est relatif, passager et violent.
Chaque fois que les circonstances mettent en demeure l'homme politique de choisir entre le parti et la vérité, il est constant qu'il choisit le parti.
Nous sommes dans les broussailles ; croît en nous l'herbe mauvaise, un crin mental qu'il faut arracher par poignées pour découvrir le paysage qui nous entoure.
C'est le soir seulement qu'il faut se réjouir de ce que la journée a été bonne.
L'homme dépend, dans une très large mesure, de l'idée qu'il se fait de lui-même.
Quoi qu'on en dise, c'est au visage qu'il faut regarder les hommes, mais il ne faut pas prendre leur masque pour leur visage.
La mort un présent béni qu'il faut apprendre à accepter comme quelque chose d'endémique, de quoi on ne peut se détacher...
Où qu'il soit, où qu'il aille, l'homme continue à penser avec les mots, avec la syntaxe de son pays.
Si bien qu'en attaquant le philosophe on se donne la honte d'attaquer une enveloppe modeste, pauvre et chaste; ce qui décuple la rage impuissante; et le philosophe n'offre aucune prise, bien qu'il prenne tous les coups. Là prend tout son [...] ► Lire la suite
Une autre fois Paul Arène, ami de jeunesse de mon père, famillier de la maison, mais déchu par l'alcool et l'envie, cette plaie de l'homme de lettres, colporta qu'il était l'auteur véritable des Lettres de mon Moulin, assertion d'autant plus [...] ► Lire la suite
Si tu ne peux te façonner tout-à-fait selon ta volonté, comment peux-tu attendre d'autrui qu'il soit tout-à-fait à ton goût ?
La vie est un labeur et il est heureux qu'il en soit ainsi. Travailler, créer avec amour, voilà qui est réaliser une partie du vieux rêve de l'humanité.
Qu'il y a dans la vie des points de vue irréconciliables, des désirs incompatibles, des problèmes sans solution.
Chopin était venu trop tard et avait quitté ses foyers trop tôt pour posséder cette exclusivité de point de-vue ; mais, il en avait connu de nombreux exemples et, à travers les souvenirs de son enfance, non moins sans doute [...] ► Lire la suite
La seule façon pour une femme de réformer un homme est de l'ennuyer si complètement qu'il perd tout intérêt possible pour la vie.
On ne se rend jamais compte de son bonheur avant qu'il ne se soit évanoui.
Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus.
Critiques : le plus sale roquet peut faire une blessure mortelle. Il suffit qu'il ait la rage.
Un âne ne boit que s'il a soif, mais c'est parce qu'il ne boit que de l'eau.
Le contraire de n'importe quelle idée généralement acceptée, pourvu qu'il soit habilement exprimé, vaut à celui qui l'énonce une fortune.
Le malheur se fait d'autant plus lourd qu'il s'aperçoit qu'on le supporte difficilement.
On reconnaît l'aristocrate à la pudeur, au respect qu'il a pour la pudeur d'autrui.
Ce qu'il faut à l'écrivain, comme au peintre, au musicien, c'est l'infini de la vie et l'errance...
Entouré d'un univers de choses tangibles et visibles : les animaux, les végétaux, les astres, l'homme, de tout temps, perçoit qu'au plus profond de ces êtres et de ces choses réside quelque chose de puissant qu'il ne peut décrire, et qui les anime.
Le Coran abonde en excellentes recommandations morales et préceptes, sa composition est si fragmentaire qu'on ne peut tourner une page sans trouver des maximes que tous les hommes doivent approuver. Cette construction fragmentaire génère des textes, des leitmotivs, et des [...] ► Lire la suite
L'argent reste encore la meilleure mesure du succès d'une entreprise, parce qu'il est l'indice de la réalisation d'un rêve.
Qu'il est facile de se quitter, difficile de se retrouver !
Si un homme offre des fleurs à sa femme sans raison, c'est qu'il y a une raison.
Qu'il est facile de faire des contes !
Celui qui ajoute du vert au printemps, des roses à l'automne, du pourpre à de jeunes lèvres, crée la laideur parce qu'il ment.
Si quelqu'un pense que je suis un pacifiste, qu'il vienne prendre mes poulets, et il verra qu'il se trompe !
Contredire et bavarder sans répit, c'est se montrer naturellement incapable d'apprendre ce qu'il faut.
L'homme qui réclame la liberté, c'est au bonheur qu'il pense.
L'être humain est ainsi fait qu'il ne peut éprouver à fond plusieurs douleurs en même temps. L'une chasse l'autre irrémédiablement.