Tout ce qu'il faut pour faire une comédie c'est un parc, un policier et une jolie fille.
Les gens s'aiment de moins en moins et ont de plus en plus honte d'aimer. Je crois que c'est un sentiment qu'il faut réapprendre car c'est peut-être le seul qui tienne debout.
La liberté d'expression, c'est s'octroyer la possibilité de dire ce qu'il est interdit de dire. Dire seulement ce qui est permis, n'est pas l'usage d'une liberté mais l'usage d'un droit. Un droit pas essence est limité. La liberté est infinie, ou elle n'est pas.
Il est extrêmement important pour une femme de préparer les étapes suivantes de sa vie et de s'assurer qu'il y aura une relève intérieure.
Tu vois cet arbre il m'a dit qu'il était un dragon, mais en fait il m'a pris pour un con, parce que c'est bien un arbre.
Celui-là qui se plaint que le monde lui a manqué, c'est qu'il a manqué au monde.
Qu'il faut donc aimer quelqu'un pour le préférer à son absence !
L'homme craint ce qu'il ne peut voir.
Tout moment est dernier, parce qu'il est unique.
Pour acquérir le sens de l'argent, il n'est pas nécessaire de connaître les biens qu'il procure, il faut avoir éprouvé le mal qu'il donne à se laisser gagner.
Au pôle Nord, au pôle Sud, à l'équateur, l'homme s'acclimate partout, il n'y a qu'en banlieue qu'il ne s'acclimate pas.
Jeunesse, n'oublie pas qu'ils avaient ton âge, ceux qui tombèrent pour que tu naisses libre. Et n'oublie pas que la liberté ne mourra jamais tant qu'il y aura des hommes et des femmes capables de mourir pour elle.
Alors quand un grand homme meurt pour des années au-delà de notre ken La lumière qu'il laisse derrière lui se trouve sur les chemins des hommes.
Notre destin, quand nous voulons l'isoler, ressemble à ces plantes qu'il est impossible d'arracher avec toutes leurs racines.
Le nombre de choses qu'il n'y a pas lieu de dire augmente chaque jour.
Le temps, c'est un peu comme le vent. Le vent, on ne le voit pas : on voit les branches qu'il remue, la poussière qu'il soulève. Mais le vent lui-même, personne ne l'a vu.
Tenez, dit l'avare : voici un calendrier neuf, et qu'il vous fasse toute l'année !
L'homme ne peut pas plus séparer la vieillesse de l'avarice qu'il ne peut chasser l'amour d'un corps jeune et vigoureux.
Le monde a l'habitude de faire de la place à l'homme dont les paroles et les actions montrent qu'il sait où il va.
Il faut dire la vérité à quelqu'un qui va mourir... Il faut qu'il sache la vérité, sans cela il ne pourrait pas dormir...
Quand il nous faut changer d'opinion au sujet de quelqu'un, nous lui comptons cher l'embarras qu'il nous cause.
Un intellectuel est un homme qui emploie plus de mots qu'il n'en faut pour dire plus qu'il n'en est.
Certains croient, à tort, qu'il faut penser avant de parler, d'autres qu'on pense en parlant, que c'est du pareil au même.
L'homme sage est celui des actes qu'il a accomplis et non celui des actes qu'il a rêvés.
Je me demande toujours : " Qu'est-ce qu'il me restera quand j'aurai 80 ans ? " C'est la profondeur qui restera.
Qu'il faut travailler dur pour pouvoir se payer les nombreux appareils destinés à économiser les efforts de l'homme.
Trop longtemps, le contrat social s'est inspiré d'un Dieu sans justice ; il est temps qu'il s'inspire d'une justice sans Dieu.
Ce qu'il y a de beau, de grand, de pathétique chez celui qui tend vers un idéal, c'est qu'il ne l'atteint jamais.
Il nous est ordonné d'être jeunes et belles et, dès qu'il s'agit de tomber amoureuses, il nous est conseillé de ne pas tenir compte de ce genre de détails.
C'est lorsque nous croyons savoir quelque chose qu'il faut justement réfléchir un peu plus profondément.
Vous ne pouvez séparer la paix de la liberté car nul ne peut être en paix tant qu'il n'est pas en liberté.
Que chacun s'exerce dans l'art qu'il connaît.
Victime, oui, nous le sommes tous... d'un destin qui nous poursuit autant qu'il nous aspire.
Le pouvoir et la richesse de chaque individu ne se limitent pas à ses ressources matérielles et à ses moyens de production. Chacun est avant tou riche de sa santé, de son savoir, des relations qu'il entretient avec les autres.
Le divorce ressemble au meurtre en ce qu'il est plus difficile à commettre qu'à envisager.
Il n'y a rien de plus odieux pour une femme que ces caresses qu'il est presque aussi ridicule de refuser que d'accepter.
L'homme serait le plus heureux des êtres si du seul besoin qu'il a d'une illusion quelconque ne naissait aussitôt la réalité.
Il viendra un jour où les hommes découvriront tout d'un coup qu'il leur manque quelque chose et que cela se trouve derrière eux et non point en avant.
Tout l'art du discours politique consiste à ne rien mettre dedans. C'est plus difficile qu'il n'y paraît.
La réputation d'un mathématicien repose sur le nombre de faux calculs qu'il a donnés.
L'amour est d'autant plus probable qu'il paraît impossible.
L'art est toujours le résultat d'une contrainte. Croire qu'il s'élève d'autant plus haut qu'il est plus libre, c'est croire que ce qui retient le cerf-volant de monter, c'est sa corde.
Quand le vent souffle, chacun se soucie de la charge qu'il porte.
Je crois qu'il n'y a personne de plus profond, de plus beau, de plus sympathique et de plus parfait que Jésus.
Si quelqu'un fait pour vous aider quelque chose, mais le fait de travers, vous voyez, vous, qu'il l'a fait de travers ; lui, il voit qu'il l'a fait.
Après tout, il y a un avantage à piller les écrits d'autrui : on n'est jamais forcé d'exiger de son travail plus qu'il ne vaut.
La force du sadisme, l'attrait qu'il présente, gît tout entier dans la jouissance prohibée de transférer à Satan les hommages et les prières qu'on doit à Dieu...
L'homme vulgaire aime ceux qui lui paraissent bons ; le sage étend sa plus grande sympathie à ceux qu'il voit être méchants parce qu'il a sondé leur misère.
Un homme ne trahit pas sa destinée : quand on croit qu'il la trahit, c'est qu'il n'en avait pas !
Concluons que la Providence Sait ce qu'il nous faut mieux que nous.