Ce monde nous rendra libres, enfin. Libres de devenir qui nous sommes, sans devoir sacrifier notre âme pour un boulot pitoyable. Libres de ne plus subir la loi d'un supérieur incompétent et vicieux comme le sont presque tous les supérieurs hiérarchiques qui ont hérité d'un titre comme autrefois les nobles de leur particule ridicule.
Il n'est pas croyable comme le peuple, dès lors qu'il est assujetti, tombe si soudain en un tel et si profond oubli de la franchise, qu'il n'est pas possible qu'il se réveille pour la ravoir, servant si franchement et tant [...] ► Lire la suite
Les livres me donnaient confiance et force. Confiance en mon avenir, force pour résister au poids accablant d'être née femme. Un être humain de seconde zone.
Tout au long de la journée, pas de temps pour les mémorandums maintenant. Aller de l'avant ! Liberté et indépendance pour toujours.
Je me suis battue pour être libre. Je voudrais que, pour Zohra, la liberté ne soit plus un combat.
On cherche plus à faire d'efforts, après l'amour, on s'tourne le dos. On triche, on bluffe, on joue à s'aimer pour de faux.
Y a-t-il un film pour lequel je devrais avoir gagné l'Oscar? Ouais. Tous.
J'ai perdu trop d'années en guerre avec moi-même, le médecin m'a dit que ce n'était pas bon pour ma santé.
Je n'aime pas qu'on me fasse passer pour un type sans coeur sous prétexte que j'ai une sensibilité de droite.
Je connais des gens qui n'ont d'esprit que ce qu'il leur faut pour être des sots.
Je veux être enterré avec une brosse à habits pour quand je tomberai en poussière.
Tous les vices à la mode passent pour vertus.
Un des derniers privilèges des hommes, c'est que nous n'avons pas besoin d'être beaux pour séduire.
A frotter, jour après jour, les barreaux de sa cage pour la rendre plus attrayante et à s'y cogner le nez le reste du temps, l'oiseau finit-il par en oublier sa chanson...
Le suicide n'a d'avantages que s'il ennuie les autres. Pour le reste, il est vide de sens commun.
La pensée véritable et authentique est semblable à une graine ; elle est semée dans la terre fertile du cerveau. Pour qu'il y ait germination, il faut une culture, des engrais intellectuels et l'irrigation par la morale.
L'excès du vin dégrade l'homme, aliène au moins sa raison pour un temps, et l'abrutit à la longue. Mais enfin le goût du vin n'est pas un crime ; il en fait rarement commettre ; il rend l'homme stupide et non pas méchant.
Un livre, pour quelqu'un qui aime sa terre, ça s'écrit avec la terre de son pays.
L'homme, dans sa maison, n'habite pas l'escalier, mais il s'en sert pour monter et pénétrer partout ; ainsi l'esprit humain ne séjourne pas dans les nombres, mais il arrive par eux à la science et à tous les arts.
Quand j'étais à United, j'ai reçu une offre de Barcelone et j'ai refusé. C'est peut-être pour cela qu'ils me haïssent tant.
J'me prends pour Raymond Devos. Rien, plus rien, plus rien, multiplié par 3, ça fait rien de neuf.
J'étais trop inquiète pour les notes et j'aurais dû être plus inquiète à propos de l'apprentissage.
C'est à l'échelle mondiale qu'il faut désormais inventer de nouveaux concepts mobilisateurs, pour parvenir à cet idéal : l'égalité en dignité et en droit de tous les êtres humains.
Ne vous mariez pas pour l'argent, vous pouvez emprunter à meilleur marché.
Il semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable.
La faim est un droit pour tous ceux qui n'ont d'autre loi que l'appétit.
Dès qu'on s'aperçoit qu'un acteur veut à toute force vous faire rire, il cesse d'être comique, pour devenir risible.
Pour promettre l'Eternité, les religions restreignent les Libertés.
Les Anglais n'ont jamais été un peuple religieux ; aussi ont-ils inventé le cricket pour se donner une notion de l'éternité.
On meurt souvent à cause de la bêtise des hommes et ça revient à dire qu'on meurt pour rien.
Les médias n'aiment rien de mieux que de faire étalage de la "subversion" pour faire oublier qu'ils la récupèrent.
Les hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l'heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l'avenir, à se garer de catastrophe imaginaires.
Les mots Sont des maillots Pour l'esprit Collants quand ils sont neufs Ils flottent dès qu'ils ont servi.
Aucune oeuvre d'art n'est assez forte pour survivre à la surdité de ceux qui l'écoutent.
Les hommes comptent presque pour rien toutes les vertus du coeur et idolâtrent les talents du corps et de l'esprit.
Tu ne perds rien pour m'attendre.
Nous vivons aujourd'hui une crise aiguë des langues. Jadis tenues pour trésors, elles tombent en mésestime, chacun saccage la sienne, comme on a fait de la terre.
Le style, pour l'écrivain aussi bien que pour le peintre, est une question non de technique mais de vision.
C'est pour s'entendre dire qu'on est parfait et se voir adorer qu'on veut être aimé.
Pour ne point rougir devant sa victime, l'homme qui a commencé par la blesser, la tue.
Peut-être ne suffisait-il pas de cesser d'appeler relation avec Dieu, ou avec les dieux, la très vieille relation de l'homme et de l'univers, pour qu'elle cessât d'exister.
J'ai un bon moyen pour juger mes employeurs : ils sont civilisés s'ils ont un chat sur le canapé et un petit ours sur le lit.
Heureusement pour l'humanité de grands esprits travaillent encore, amenant de géniales idées qu'un esprit normal n'aurait pu avoir sans ingérer de fantastiques quantités de gin.
Nous avons eu Dieu, la raison, la nation, le progrès, le prolétariat. Il fallait aux sauveteurs un radeau de sauvetage. Voilà donc, pour les aventuriers de l'Arche Perdue, les droits de l'homme comme progressisme de substitution.
Il y a toujours une raison de vivre pour laquelle on meurt à petit feu. C'est même le seul but logique dans le monde que de mourir pour ce qu'on a vécu. C'est ça, le mérite des hommes.
La mort n'a pas de voix, elle entre discrètement en nous pour dissoudre la faiblesse et éterniser la vie.
C'est comme ça dans les guerres tribales : les gens abandonnent les villages où vivent les hommes pour se réfugier dans la forêt où vivent les bêtes sauvages. Les bêtes sauvages, ça vit mieux que les hommes.
L'écrivain a ce singulier pouvoir de créer de la réalité avec des sornettes, de faire passer pour rouge ce qui est bleu, de transformer les vessies en lanternes. Qu'il ait du talent, et ses mensonges, deviennent plus vrais que des certitudes.
Aujourd'hui je ne sais pas qui recevrait Bunuel ou Ferreri, ils ne trouveraient pas grand monde pour les écouter, encore moins pour monter leurs films.
J'ai eu le plus grand respect pour mon travail dans ce pays par les Américains. Les critiques n'ont pas de cerveau.