On ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n'en fait pas davantage sans.
Tout mouvement politique est fondé sur le kitsch, sur la volonté de séduire.
Cette intelligence de la médiocrité marquera dans le temps notre époque moderne. On la voit s'exprimer hautement et largement dans l'architecture, abondamment dans la littérature, et complètement dans la politique.
La politique ne réussit que par la duplicité.
La guerre est un fruit de la dépravation des hommes ; c'est une maladie convulsive et violente du corps politique ; il n'est en santé, c'est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu'il jouit de la paix.
La politique me fait l'effet d'un immense cabestan auquel sont attelés un grand nombre d'hommes pour soutenir une mouche.
La politique ne peut plus promettre des lendemains qui chantent et repousser toujours la résolution des problèmes du quotidien.
Dans la vie politique, on ne se fait pas, on ne se crée pas de véritables amitiés. On a quelques bons compagnons.
S'il l'on doit chercher un ancêtre socio-politique au socialisme, il faut songer au communalisme.
Tout l'art du discours politique consiste à ne rien mettre dedans. C'est plus difficile qu'il n'y paraît.
Dans les lettres comme dans la politique nous avons besoin d'une Déclaration d'Indépendance, et surtout - ce qui serait mieux - d'une déclaration de guerre.
Rien ne ressemble plus à la pensée mythique que l'idéologie politique.
L'art de la guerre est de détruire les hommes comme la politique est l'art de tromper.
La politique est une affaire de politesse.
On parle du harcèlement sexuel, mais tout est devenu harcèlement - le politique, les médias, la société, cette information lancinante. Ça parle trop. Trop de mots pour être honnête.
On n'accepte pas vraiment l'alternance politique quand on refuse l'alternance économique.
En politique comme ailleurs, y compris en amour, le succès est à ceux qui savent jouer, sur la scène publique, des rôles de composition et connaissent les lois de l'éloquence.
Une politique qui se borne à brasser des rêves les trompe tous. Une politique qui les ignore se trompe sur la nature de ceux qu'elle prétend conduire.
Je ne discute jamais de questions liées à ma famille. Ils ne sont pas impliqués dans les affaires ou la politique. Cette question est essentielle, elle évite les éventuelles pressions politiques.
La politique, c'est cela : avoir une vision et agir pour qu'elle se réalise.
Pour être un grand homme dans les lettres, ou du moins opérer une révolution sensible, il faut, comme dans l'ordre politique, trouver tout préparé et naître à propos.
L'église et la politique ont toujours été de pair. L'une aide l'autre depuis des siècles. C'est une question d'argent et de prestige !
L'homme, pendant des millénaires, est resté ce qu'il était pour Aristote : un animal vivant, et de plus capable d'une existence politique ; l'homme moderne est un animal dans la politique duquel sa vie d'être vivant est en question.
L'Europe cherche, avec raison, à se donner une politique et une monnaie communes, mais elle a surtout besoin d'une âme.
Car le dessein politique est le but, la guerre est le moyen, et un moyen sans but ne se conçoit pas.
Nos dirigeants n'ont pas de politique culturelle forte. Ils ont tendance à voir la culture comme une distraction, non comme le point de départ de l'émancipation du peuple, qui permet d'ancrer une nation dans l'histoire du monde.
Il est singulier que la politique, qui est sans contredit la science la plus ardue et la plus difficile, soit la seule que tout le monde croit posséder sans l'avoir apprise.
Il n'est qu'un remède au doute, c'est la prière. Or, la prière du militant, c'est l'action politique.
Il n'y a qu'une seule question politique : comment voulez-vous élever vos enfants ?
Les hommes ont ceci de commun, ils se rencontrent là où la politique les divise.
Je crois que quand on est une femme ou un homme politique, on n'est pas propriétaire ni de son poste ni de son mandat.
Ceux qui disent que la religion n'a rien à voir avec la politique ne savent pas ce qu'est la religion.
Ce serait terriblement triste s'il ne sort pas de cette mega-crise (Coronavirus) une pensée politique indiquant la nouvelle Voie.
Il y a une tristesse ouvrière dont on ne guérit que par la participation politique.
La popularité n'est pas un programme politique.
Les médias, c'est le deuxième secteur économique le plus rentable aujourd'hui dans le monde, après le luxe. (...) Notre intérêt n'est pas politique et n'est pas idéologique : c'est un intérêt purement économique.
J'utilise simplement la mode comme excuse pour parler de politique. Parce que je suis un créateur de mode, ça me donne une voix, ce qui est vraiment bien.
On se rend compte de l'ensemble de qualités, de circonstances, de bonheurs rejoints qu'exige, à la Chambre, un véritable succès de tribune, capable de déterminer un acte national, ou un changement d'orientation politique! C'est le gros lot à la loterie, [...] ► Lire la suite
La politique, c'est comme la musique ou la prostitution : il faut commencer jeune.
La menace principale qui pèse sur nos démocraties réside dans leur incapacité à justifier de façon forte leur propre politique.
La politique, c'est comme le flirt ; pour aller plus loin, il faut commencer par aller plus près.
La manière de bien conduire une guerre ce n'est pas de suivre, mais de précéder les évènements. Un général marche à la tête des troupes, de même un bon politique doit marcher à la tête des affaires, afin d'être toujours [...] ► Lire la suite
L'action politique véritable consiste à se servir de la connaissance du probable pour renforcer les chances du possible.
En politique toute faute est un crime.
L'homme politique s'exprime d'abord par ses actes ; c'est d'eux dont il est comptable ; discours et écrits ne sont que des pièces d'appui au service de son oeuvre d'action.
Le village global est une réalité technique qui attend un projet politique; car plus les techniques réduisent les distances géographiques, plus les distances culturelles prennent de l'importance et obligent à un projet humaniste pour que les hommes se tol
L'important pour un homme politique est de vivre assez vieux pour inspirer confiance, avoir eu le temps de se faire appeler, remercier, déboulonner puis panthéoniser... Après quoi on donne votre nom à une rue, ce qui n'est qu'une manière de vous y jeter.
Souvent tapageuse, parfois insaisissable, la vie politique et son rituel quotidien obéissent à une mécanique bien huilée dans laquelle même les grincements sont savamment orchestrés.
Chaque fois que les circonstances mettent en demeure l'homme politique de choisir entre le parti et la vérité, il est constant qu'il choisit le parti.
Je n'ai jamais considéré une différence d'opinion en politique, en religion, en philosophie, comme une cause de retrait d'un ami.