Un écrivain qui n'est pas libre, est-ce un écrivain ?
Y a-t-il une seule nation qui puisse se vanter d'être arrivée au meilleur gouvernement possible, qui serait de rendre tous les hommes, non pas également heureux, mais moins inégalement malheureux ?
On n'a pas raison de tenir rigueur à quelqu'un d'un mauvais conseil quand on en accepte un bon pour rien. C'est comme en affaires : vous partagez dans les profits à condition de supporter les pertes.
J'aime mieux être de ces écrivains dont on se demande pourquoi ils ne sont pas de L'Académie, qu'un de ceux dont on se demande pourquoi ils en sont.
L'amour est aussi imprécis que Windows : dans les deux cas, on ne sait pas où on va.
Sans destination, il n'est pas de destinée.
Nous avons beau - comme l'arbre qui est né sage - soupçonner les grimaces du destin, nous n'avons pas encore appris à sourire des simples blessures du coeur.
Les concepts clausewitziens de la guerre ne s'appuient pas sur des variables purement empiriques mais tentent d'intégrer la finalité humaine de l'entreprise guerrière.
Le sexe, le genre et la sexualité ne prédéterminent pas un destin.
Quand j'étais belle, je ne le savais pas ; quand je l'ai su, je ne l'étais plus.
C'est l'usine qui a donné le rythme: sur une ligne de production, tout s'enchaîne très vite. Il n'y a pas le temps de mettre de jolies subordonnées. Les gestes sont machinaux et les pensées vont à la ligne.
Une destinée ne vaut pas plus qu'une autre, mais tout homme doit respecter celle qu'il porte en lui.
Conquérir l'amitié d'un chat est chose difficile. C'est une bête philosophique, rangée, tranquille, tenant à ses habitudes, amie de l'ordre et de la propreté, et qui ne place pas ses affections à l'étourdie: il veut bien être votre ami, si vous en êtes digne, mais non pas votre esclave.
A partir de maintenant nous vivons dans un monde où l'homme a marché sur la Lune. Ce n'est pas un miracle; nous avons juste décidé d'y aller.
Je ne me retourne pas en arrière en pensant que mon mariage avec Jennifer a été un échec. J'y repense plutôt comme quelque chose de plaisant.
Regardons d'un oeil ingénu ce qui est neuf. La vie n'est pas faite pour le souvenir.
Le progrès, c'est le pas même de Dieu.
Il vaut mieux n'avoir pas tout à fait assez de ce qui est nécessaire que de ne jamais pouvoir avoir trop de ce qui est inutile.
Dieu parle à tout le monde, mais la plupart d'entre nous ne lui laissent pas placer un mot.
Au commencement, Dieu ne savait pas qu'Il était Dieu, puisqu'Il était tout seul. Pour savoir qu'on est Dieu, il faut être deux : un qui est Dieu, et l'autre qui lui dit : "Mon Dieu".
N'assure rien avec serment, pas même la vérité.
Croire et ne pas croire est également périlleux.
On n'est jamais ruiné quand on a bien à soi toute sa vie et tout son amour. Nous marcherions dans l'or que nous n'aurions aucun bonheur, si nous ne nous aimions pas.
Les plus grandes difficultés sont là où on ne les attend pas.
En vérité, quel homme, à condition qu'il réfléchisse un peu, ne se dira pas, lorsqu'il approche d'une femme, qu'il met le doigt dans un engrenage de malheurs, ou tout au moins un engrenage de risques, et qu'il provoque le destin ?
L'utilisation de la foi de ceux qui croient par ceux qui ne croient pas mais qui prétendent croire, n'a rien à voir avec cette foi qui est un don personnel que Dieu fait à chaque croyant.
Combien de coeurs ont eu mal simplement parce qu'ils ne surent pas se rassasier de ce qui en aurait fait déborder d'autres.
Les ermites ne sont pas des isolés, mais une communion de solitaires.
La religion, ce n'est pas gênant mais confortable. Savoir où l'on va est quand même rassurant.
Ce que nous savons n'est pas ce que nous voyons ou apprenons, mais ce que nous concevons.
Est-ce bien cela, vivre ? Ne pas mourir tout simplement ?
Nous parlons de tuer le temps, comme si hélas ! ce n'était pas lui qui nous tuait !
Il faut aider l'enfant à lire : celui qui semble savoir lire ne doit pas être abandonné trop tôt au tête à tête avec ses livres; celui qui hésite un peu doit être secouru, encouragé...
Dites à une femme deux ou trois mots qu'elle ne comprenne pas, d'aspect profond. Ils la déroutent, l'inquiètent, la rendent anxieuse, la forcent à réfléchir et vous la ramènent consciente de son infériorité, sans défense. Car le reste est un jeu d'enfant.
Mais quand même... pas question de faire "vieille" comme métier... plus tard !
Le temps, la marée et les examens n'attendent pas.
On ne voit pas l'utilité de faire tomber les feuilles des arbres pour faire repousser les mêmes quelques mois plus tard.
Elle pleure pour tellement de raisons qu'elle n'a pas envie d'y penser. C'est toute sa vie qui lui revient dans la figure. Alors, pour se protéger un peu, elle se qu'elle pleure pour le plaisir de pleurer et c'est tout.
Il portait des lunettes noires, pour que tu ne vois pas les larmes dans ses yeux.
Je suis une ninja de l'amour, ce que j'aime c'est les débuts d'histoire. Les mecs n'ont pas le temps de se lasser, je suis déjà avec un autre.
Dans ce prétendu pays, l'électricité connaît de nombreuses coupures et, malgré les groupes électrogènes présents dans le bâtiment, Jiang ne tient pas à se retrouver coincé entre deux étages.
Si ceux qui ne sont pas avec nous, ô frères! Me dénigrent, ou ma doctrine ou le temple, il n'y a guère là motif à votre colère.
Le seul moyen de ne détruire aucune parcelle de vie serait de ne pas exister, ce qui est tout de même gênant pour qui veut profiter de la vie.
La vie est comme une ombre qui passe. La mort aussi. Seule, la douleur demeure. Elle n'en finit pas. Jamais.
L'idée de voir tout le monde vêtu de la même manière n'est pas vraiment ma tasse de thé.
Vous ne perdez pas si vous êtes renversé; vous perdez si vous restez en bas.
La bouche parle, mais la sincérité n'y est pas.
Comme j'ai appris en grandissant, tu ne plaisantes pas avec ta grand-mère.
Les mathématiciens n'étudient pas les objets, mais les relations entre les objets; ils sont indifférents au remplacement d'objets par d'autres, tant que les relations ne changent pas. La matière n'est pas importante, seule la forme les intéresse.
La perfection n'est pas seulement une question de contrôle, mais aussi de laisser aller.