Le propre du véritable danger est précisément de ne jamais venir d'où on l'attend.
En chaque enfant, on l'ignore trop, naît et se développe le projet intuitif d'être considéré comme une (grande) personne. Aussi attend-il qu'on ait à son égard le comportement et le respect que l'on a vis-à-vis d'un adulte. Il a raison.
La justice coûte cher. C'est pour ça qu'on l'économise.
Il y a une avarice de la sympathie : on l'accorde de préférence à ceux qui la recherchent plutôt qu'à ceux qui la méritent.
Les folies, c'est toujours pareil, dès qu'on a ce qu'on voulait, on se demande un peu pourquoi on l'a voulu !
N'importe quelle idée semble personnelle dès qu'on ne se rappelle plus à qui on l'a empruntée.
Au surnom connaît-on l'homme.
On ne devient pas un auteur dramatique, on l'est tout de suite ou jamais, comme on est blond ou brun, sans le vouloir.
Carambar. Une barre de caramel dur, dont la minceur ne doit pas faire illusion. Dès l'attaque de l'incisive, le carambar se révèle étonnamment rebelle. A défaut de pouvoir le couper en deux, on l'engloutit en le pliant, sans rapprocher vraiment [...] ► Lire la suite
Il n'avait pas eu encore le temps de prendre un tailleur et un chapelier parisiens. Avec ses cheveux longs et son petit chapeau, son ample redingote et son parapluie de famille, on l'aurait pris volontiers pour un bon paysan en [...] ► Lire la suite
Cette émulation à inventer des routes plus légitimes vers une mort qu'on l'on a dans sa poche depuis l'âge de raison.
- Elle a simplement voulu aider cette pauvre Emily. - Je crois que cette pauvre Emily en a assez qu'on l'appelle « cette pauvre Emily ».
En chaque enfant, on l'ignore trop, naît et se développe le projet intuitif d'être considéré comme une (grande) personne. Aussi attend-il qu'on est à son égard le comportement et le respect que l'on a vis-à-vis d'un adulte. Il a raison.
La fidélité, c'est une idée creuse, une vanité aveugle, comme si on tenait quelque chose, comme si on se croyait immortel, comme on l'était.
- De toute façon, qu'on l'ait ou qu'on l'ait pas cette saloperie de Bac, dans 20 ans, on sera grosse avec 3 gamins casses couilles... Et on sera cocufiées jusqu'à la moelle... - Mais attends ne soit pas si pessimiste ! Si ça se trouve on est stérile !
La France est en fermentation ; donnera-t-elle du vinaigre ou du vin, on l'ignore encore.
La douceur de la gloire est si grande, qu'à quelque chose qu'on l'attache, même à la mort, on l'aime.
Le Noir a été un homme sans histoire parce qu'on l'a considéré comme dépourvu de culture digne d'intérêt.
Héra se barre à tire d'aile, lasse de la sève qu'on tire d'elle.On clame tous qu'on l'aime mais aucun de nous n'est fidèle.
La bonne volonté, il suffit qu'on l'affirme, ça ne se mesure pas.
L'esprit a des systèmes de défense incompréhensibles : on l'appelle à l'aide et, au lieu d'apporter du secours, il n'injecte que de belles images.
A prédire le malheur, on l'attire.
La réalité n'a pas besoin de prouver qu'elle existe. Quand on l'oublie, elle se contente de faire mal.
Le peuple a besoin qu'on l'éblouisse et non pas qu'on l'éclaire.
La justice est sociale. On l'administre avec des règles fixes et non avec les frissons de la chair et les clartés de l'intelligence. Surtout ne lui demandez pas d'être juste, elle n'a pas besoin de l'être puisqu'elle est justice.
Quand une anthologie paraît, tout bon poète (ou mauvais) s'y précipite pour constater qu'on l'a oublié une fois de plus.
L'avenir nous appartient tant qu'on l'ignore.
On ne sait jamais dans la vie. Il faut s'estimer heureux d'avoir ce que l'on a tant qu'on l'a. Le destin est imprévisible et, parfois, nous ignorons à quel point nous sommes favorisés, jusqu'à ce que les choses changent.
C'est curieux : quand on refuse tout sauf le meilleur, on l'obtient dans bien des cas.
Qu'on l'aime notre maman... Et même si parfois elle nous embête, elle nous gronde et nous agace, c'est comme ça, on l'aime.
Le sommeil est le seul ami qui ne vient pas quand on l'appelle.
Nuance : quand l'homme est mort, on l'enterre ; quand l'arbre est mort, on le déterre !
Il faut méditer sur ce qui procure le bonheur, puisque quand on l'a, on a tout, et lorsqu'il manque, nous faisons tout pour l'avoir.
On n'aime pas une femme pour ce qu'elle dit ; on aime ce qu'elle dit parce qu'on l'aime.
C'est au moment où on l'enfourne que le pain se fait ras ou cornu.
Toute vanité souffre de la désaffection amoureuse dans la mesure même où on l'a flattée
Dieu est pour le bien des hommes à quelques conditions : qu'on l'honore, qu'on le prie, qu'on lui fasse des sacrifices. Sinon, Dieu devient terrible ! Il te fait le déluge, l'exil, la guerre, la sécheresse, la foudre, au choix.
Il en est de l'esprit comme de la musique ; plus on l'entend, plus on exige de subtiles nuances.
Le mot "concret" a ceci de particulier que plus on l'évoque, plus il est "abstrait".
Est-ce qu'on est maître de devenir ou de ne pas devenir amoureux ? Et quand on l'est, est-on maître d'agir comme si on ne l'était pas ?
Quand on chasse le crotale, généralement on ne le trouve pas... et il n'est pas rare qu'il ait mordu avant qu'on l'ait vu.
La femme qu'on a épousée n'est pas nécessairement meilleure qu'on l'espérait, ni pire qu'on le craignait, mais elle est toujours autre qu'on l'imaginait.
A quoi sert la pudeur ? Elle sert à paraître plus belle quand on est belle et à paraître moins laide quand on l'est.
Il ne suffit pas d'etre heureux, encore faut-il savoir qu'on l'est.
Maintenant, tout est plus éphémère. On télécharge un morceau à la mode et on l'oublie en huit jours.
L'amour est comme la rougeole, plus on l'attrape tard, plus le mal est sérieux.
Les relations humaines sont bizarres. J'veux dire, on est avec quelqu'un pendant un certain temps, on mange, on dort, on vit avec cette personne, on l'aime, on lui parle, on sort avec elle, et soudain c'est fini.
Emoticône. Le nom est aussi vulgaire que la chose. Je hais ces trucs de feignants. Au lieu d'exprimer un sentiment, on l'expédie. On appuie sur une touche et tous les sourires du monde sont pareils. Les joies, les doutes, le [...] ► Lire la suite
L'amour c'est comme le Tour de France : on l'attend longtemps et il passe vite.
Il faut faire d'abord volontairement, avec plaisir, ce qu'on fait. Le résultat importe peu. On ne le prévoit pas, et on l'apprécie mal. Mais l'auteur s'est satisfait lui-même : c'est toujours ça.