Il suffit de ne plus jamais décrocher quand ça sonne, et soudain l'on devient très important.
C'est quand on est vaincu qu'on devient chrétien.
On naît poète, mais on devient orateur.
C'est par la servitude qu'on devient une âme damnée.
La vie est humiliante de simplicité : on fait tout pour échapper à ses parents, et puis on devient eux.
Le proverbe empirique qui dit : "C'est en forgeant qu'on devient forgeron" est un proverbe de vérité, car il est plutôt rare, en effet, qu'en forgeant, un forgeron devienne petit télégraphiste ou mannequin de haute-couture.
On devient moral dès qu'on est malheureux.
On devient cuisinier mais on naît rôtisseur.
On devient vieux à partir du moment où on ne comprend plus les jeunes.
Quand on refuse de se battre, on devient souvent un souffre-douleur.
Je crois qu'on devient adulte à travers un objet d'amour : un être humain, Dieu, les autres, en fait tout ce qui vous sort de vous-mêmes.
Quand on vieillit, le regard intérieur se fait myope. On rêve moins. On devient plus avide et plus avare. On vieillit quand on commence à se retourner.
C'est en bûchant qu'on devient bûcheron.
C'est en forgeant qu'on devient musicien.
C'est comme ça, en perdant une illusion un jour qu'on devient tout autre le lendemain, et que plus rien n'est semblable.
La grâce est un présent car, dans ces moments-là, on n'a ni passé ni avenir. On devient un paysage.
On devient ce que l'on est, et cela sans même le vouloir et malgré toute volonté adverse.
Plus on est riche, plus on est chiche ; et plus on est chiche, plus on devient riche.
Un jour on devient vieux, puis soudain on rajeunit !
Si jeune que l'on soit, le jour où l'on perd sa mère, on devient vieux tout à coup.
On devient naturel à force d'expérience.
Sous prétexte de tolérance, on devient complaisant.
Etre une femme, c'est une douleur. Quand on devient jeune fille, ça fait mal. Quand on devient bien-aimée, ça fait mal. Quand on devient mère, ça fait mal. Mais le plus intolérable, c'est d'être une femme qui n'a pas connu toutes ces douleurs.
On devient quelqu'un en se construisant avec tout ce qui nous a manqué.
Le moment précis où l'on devient ridicule nous échappe toujours.
Il vaut mieux ne pas trop chercher à savoir d'où vient l'inspiration, sinon on devient systématique.
La tâche première d'un commandant d'hommes est de préserver ses hommes de la mort. Autrement, de commandant on devient gardien de cimetière.
On fait avec le vieux parent comme on a fait avec ses enfants. On fait ce qu'on sait faire. On devient tyrannique.
Une oeuvre littéraire fabrique une multitude de situations fictives dans lesquelles on se projette, dans lesquelles on devient un autre.
L'amour a quelque chose de sinistre et de désespérant. Plus on aime, plus on devient injuste, quelle étrange loi !
Dans la solitude, on devient souvent méfiant.
En vieillissant on devient de plus en plus obsédé, de moins en moins sexuel. Heureusement qu'il nous reste le baisemain.
Le premier signe de ce que l'on devient religieux est qu'on devient joyeux.
A regarder par une vitre, quelle qu'en soit l'opacité, on devient pourtant moins aveugle.
On devient rebelle quand les siens sont en cause.
Ecrire n'importe quoi. C'est comme ça qu'on devient devin. Ou expert, on ne sait jamais.
On devient un vieux con très vite, en fait ; on s'en aperçoit quand on renonce à courir après les conneries des jeunes. Et qu'on se dit « à quoi bon ?
On devient stupide dès que l'on cesse d'être passionné.
Plus on élargit son champ de vision, plus on comprend les êtres et les choses, et plus on devient indulgent.
A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n'est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles.
En faisant l'acteur, on devient une espèce d'animal intuitif.
Qu'est-ce qu'il faut faireQuand on ne sait rien faire ?On devient un homme à tout faireOn a les embêtements les plus diversOn n'a jamais le temps de boire un verreSans risquer de l'avaler de travers.
On croit comprendre les règles quand on devient adulte, alors que tout ce que nous faisons est brimer notre imagination.
On peut vivre des années avec sa femme puis on devient progressivement sourd.
On devient malheureux mais on naît solitaire.
Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous, d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux. Quand quelque chose vous indigne, comme j'ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. On rejoint le courant de l'histoire et le grand courant de l'histoire doit se poursuivre grâce à chacun.
On n'est jamais si fortement tenté de croire aux dieux que lorsqu'on devient dieu soi-même. Mais celui qui fait croire en lui a tout à gagner et le dieu tout à perdre.
On devient parfois bizarre, en vieillissant, et l'on se raccroche aux lubies les plus aberrantes.
Plus on a du succès, plus on devient timide.
Rarement, à courir le monde, On devient un homme de bien.