Rien n'est plus urgent que d'aimer.
Un style mort, c'est un style qu'on définit seulement par ce qu'il n'est pas, un style qui n'est plus ressenti que négativement.
La beauté s'use promptement par la possession ; au bout de six semaines, elle n'est plus rien pour le possesseur.
À quoi sert la vie si on ne peut plus voir celui qu'on aime ? À quoi bon avoir des mains si on ne peut plus caresser, si on ne peut plus le serrer dans ses bras ? Si son parfum n'est plus dans l'air, à quoi bon même respirer ?
On loue quelquefois les choses passées pour blâmer les présentes, et pour mépriser ce qui est, on estime ce qui n'est plus.
Il faut museler la médisance, sans quoi le monde n'est plus qu'un nid de vipères.
Il est préférable d'être ailleurs lorsqu'autre part n'est plus ici.
Rien n'est plus beau chez l'homme que le don de pitié, reçu dès l'enfance ; il lui permet de vivre et de vieillir sans se plaindre de ne pas pousser à la roue de l'univers.
Rien n'est plus simple que de poser une question difficile.
A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n'est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles.
Rien n'est plus irritable que l'indépendance de l'adolescent. Si on froisse en lui ce droit qu'il vient de se découvrir avec ravissement, il se rebiffe et fait par révolte le contraire de qu'on lui commande.
La vie coule... On ne la sent pas. Elle glisse sur nous ; on se retourne : elle n'est plus là.
Rien n'est plus fatigant que la paresse.
Lorsqu'une Anglaise est habillée, ce n'est plus une femme, c'est une cathédrale. Il ne s'agit pas de la séduire, mais de la démolir.
C'est la pensée toute vivante qui dicte le style immortel. Dès qu'elle a trouvé ce qu'elle cherche, elle n'est plus.
Pour l'Américain moyen, le message est clair. Le libéralisme n'est plus la réponse. C'est le problème.
Rien n'est plus propre à faire échouer l'artifice et la finesse que la candeur et la simplicité.
Libéral avancé. Homme politique qui n'est plus tout jeune.
Rien n'est plus dangereux que ces consciences endormies, satisfaites ! Ces consciences raisonnables dont la vie se retire peu à peu.
Nulle passion n'est plus forte dans le coeur de l'homme que le désir de faire partager sa foi.
Rien n'est plus fatal à la religion que l'indifférence.
Rien n'est plus agaçant que le bonheur des autres. Surtout quand il sert de jauge à votre propre déconfiture...
Nul n'est plus philanthrope que les pickpockets. Ils sont toujours prêts à mettre la main à la poche !
Rien n'est plus contagieux que la liberté.
Pour trouver Dieu en réalité, il faut descendre jusqu'à cette profondeur de soi où l'homme n'est plus qu'image de Dieu ; là même où au jaillissement de soi, il ne se trouve plus que Dieu.
Rien n'est plus humiliant parfois que la pitié exprimée.
Un homme âgé n'est plus en devenir social, il est en devenir de vieillissement et de mort, en devenir humain. Il n'a plus à en être, il est au coeur de l'être pur.
Rien n'est plus ennuyeux que d'être adoré. Comment Dieu le supporte-t-il ?
Rien n'est plus honteux que d'attaquer des enfants en plein sommeil.
Dans les choses où le coeur n'est plus, la main n'est jamais puissante.
Rien n'est plus probable qu'adviennent des événements improbables.
Le mariage, aujourd'hui, pour une femme, c'est un commencement ou une fin, mais ce n'est plus une carrière.
Le journal télévisé n'est plus qu'un film du monde en accéléré.
Rien n'est plus dangereux qu'une idée, quand on n'a qu'une idée.
Quand donc pourra-t-on dire : "Hommes, le mal n'est plus !"
Quant aux gens, trop de fréquentations ne valent pas vraie fréquentation. Il m'arrive de recevoir dans mon grenier, mais jamais plus de deux personnes à la fois. Parce que ce serait alors un groupe où chacun, jouant un rôle, n'est [...] ► Lire la suite
Sans amour notre vie n'est plus qu'un long voyage,Un train qui nous emporte à travers les années,Mais celui qui regarde un peu le paysage,Ouvre déjà son coeur pour une éternité.
Rien n'est plus philosophe que le verglas. Que d'injures les humains ne lui ont-ils pas prodiguées !
Le monde n'est plus que l'hôpital des religions vieillies.
Rien, cependant, n'est plus éloigné de l'amitié que le rapport maître-élève. L'ami n'est pas un gourou qui possède la vérité ; sa révélation n'est pas un enseignement. C'est une démarche qui permet de parvenir à la même conclusion en partant de points de vue différents. C'est une convergence dans la vérité.
Rien n'est plus parfait, plus complet qu'un cadavre.
Divorcer parce qu'on n'est plus amoureuse est aussi stupide que de se marier parce qu'on l'est.
Personne n'est plus heureux que le pauvre, car il ne peut craindre un pire état que le sien.
Rien n'est plus facile, plus inutile par conséquent, que d'être un poète quelconque.
Rien n'est plus proche d'une femme ensorcelée qu'une femme éprise.
Une vengeance trop prompte n'est plus une vengeance ; c'est une riposte.
Rien n'est plus précieux pour une femme que l'amitié des autres femmes.
Rien n'est plus beau qu'un pauvre qui s'accroche à sa dignité, et rien n'est plus laid, qu'un riche qui l'a perdue.
Le mariage est un enfer s'il y a une chambre commune ; chambres distinctes, il n'est plus que le purgatoire ; sans cohabitation (en se rencontrant deux fois par semaine), il serait peut-être le paradis.
Rien n'est plus mystérieux que nos raisons d'aimer : qu'est-ce qui motive notre choix ? Qu'est-ce qui dirige nos recherches ? Y a-t-il même des recherches et un choix ? Ou seulement le hasard de l'espièglerie des dieux...