Rien n'est plus étranger à la femme que la mort.
La beauté s'use promptement par la possession ; au bout de six semaines, elle n'est plus rien pour le possesseur.
Rien n'est plus probable qu'adviennent des événements improbables.
A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n'est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles.
Dans les choses où le coeur n'est plus, la main n'est jamais puissante.
L'usage n'est plus que l'affichage de la vitesse de l'échange.
Lequel des deux est le plus grand écrivain, celui qui raconte des choses originales ou celui qui fait que dans sa phrase un lieu commun n'est plus un lieu commun ?
La gloire n'est plus qu'une denrée coloniale.
L'enfer n'est plus sous nos pieds mais dans nos têtes parce que l'imagination et le rêve se meurent.
On loue quelquefois les choses passées pour blâmer les présentes, et pour mépriser ce qui est, on estime ce qui n'est plus.
Pour trouver Dieu en réalité, il faut descendre jusqu'à cette profondeur de soi où l'homme n'est plus qu'image de Dieu ; là même où au jaillissement de soi, il ne se trouve plus que Dieu.
Personne n'est plus redoutable que celui qui n'a jamais de doutes.
La vie coule... On ne la sent pas. Elle glisse sur nous ; on se retourne : elle n'est plus là.
Rien n'est plus beau chez l'homme que le don de pitié, reçu dès l'enfance ; il lui permet de vivre et de vieillir sans se plaindre de ne pas pousser à la roue de l'univers.
Rien n'est plus étonnant dans l'éducation que toute l'ignorance accumulée sous forme de faits inutiles.
Rien n'est plus fatal à la religion que l'indifférence.
Il faut museler la médisance, sans quoi le monde n'est plus qu'un nid de vipères.
Un style mort, c'est un style qu'on définit seulement par ce qu'il n'est pas, un style qui n'est plus ressenti que négativement.
Rien n'est plus irritable que l'indépendance de l'adolescent. Si on froisse en lui ce droit qu'il vient de se découvrir avec ravissement, il se rebiffe et fait par révolte le contraire de qu'on lui commande.
Nulle passion n'est plus forte dans le coeur de l'homme que le désir de faire partager sa foi.
Il est préférable d'être ailleurs lorsqu'autre part n'est plus ici.
Nul n'est plus philanthrope que les pickpockets. Ils sont toujours prêts à mettre la main à la poche !
Un homme âgé n'est plus en devenir social, il est en devenir de vieillissement et de mort, en devenir humain. Il n'a plus à en être, il est au coeur de l'être pur.
C'est la pensée toute vivante qui dicte le style immortel. Dès qu'elle a trouvé ce qu'elle cherche, elle n'est plus.
Pour l'Américain moyen, le message est clair. Le libéralisme n'est plus la réponse. C'est le problème.
Rien n'est plus ennuyeux que d'être adoré. Comment Dieu le supporte-t-il ?
Rien n'est plus fatigant que la paresse.
Rien n'est plus propre à faire échouer l'artifice et la finesse que la candeur et la simplicité.
Une vengeance trop prompte n'est plus une vengeance ; c'est une riposte.
Lorsqu'une Anglaise est habillée, ce n'est plus une femme, c'est une cathédrale. Il ne s'agit pas de la séduire, mais de la démolir.
Rien n'est plus dangereux que ces consciences endormies, satisfaites ! Ces consciences raisonnables dont la vie se retire peu à peu.
L'historien et le romancier font entre eux un échange de vérités, de fictions et de couleurs, l'un pour vivifier ce qui n'est plus, l'autre pour faire croire ce qui n'est pas.
Le journal télévisé n'est plus qu'un film du monde en accéléré.
Quant aux gens, trop de fréquentations ne valent pas vraie fréquentation. Il m'arrive de recevoir dans mon grenier, mais jamais plus de deux personnes à la fois. Parce que ce serait alors un groupe où chacun, jouant un rôle, n'est [...] ► Lire la suite
Rien n'est plus désirable que l'immobilité quand tout, autour de vous, va trop vite.
Rien n'est plus dangereux qu'une idée, quand on n'a qu'une idée.
Les gens ne savent pas ce qu'ils disent quand ils avancent que l'opéra n'est plus ce qu'il était. Il n'a pas changé... et c'est justement ce qu'on peut lui reprocher.
Quand donc pourra-t-on dire : "Hommes, le mal n'est plus !"
Rien n'est plus parfait, plus complet qu'un cadavre.
Rien n'est plus humiliant parfois que la pitié exprimée.
Rien n'est plus honteux que d'attaquer des enfants en plein sommeil.
Rien n'est plus philosophe que le verglas. Que d'injures les humains ne lui ont-ils pas prodiguées !
Qui est mort hier aujourd'hui n'est plus pleuré.
Personne n'est plus heureux que le pauvre, car il ne peut craindre un pire état que le sien.
Rien n'est plus beau qu'un pauvre qui s'accroche à sa dignité, et rien n'est plus laid, qu'un riche qui l'a perdue.
Le mariage est un enfer s'il y a une chambre commune ; chambres distinctes, il n'est plus que le purgatoire ; sans cohabitation (en se rencontrant deux fois par semaine), il serait peut-être le paradis.
Rien, cependant, n'est plus éloigné de l'amitié que le rapport maître-élève. L'ami n'est pas un gourou qui possède la vérité ; sa révélation n'est pas un enseignement. C'est une démarche qui permet de parvenir à la même conclusion en partant de points de vue différents. C'est une convergence dans la vérité.
Rien n'est plus désagréable que de découvrir en soi les défauts que nous reprochons à autrui.
Le mariage, aujourd'hui, pour une femme, c'est un commencement ou une fin, mais ce n'est plus une carrière.
Rien n'est plus proche d'une femme ensorcelée qu'une femme éprise.