Une fois que vous pouvez vous exprimer, vous pouvez dire au monde ce que vous voulez. Tous les changements dans le monde, pour le bien ou pour le mal, ont d'abord été provoqués par des mots.
Individuellement nous sommes tous des gens très bien, c'est collectivement que nous faisons le mal.
Avec cette croyance, l'esprit de vengeance ne me trouble jamais le coeur, le mal ne me fait jamais éprouver une aversion trop vive, l'injustice ne m'écrase jamais jusqu'à m'anéantir; je vis en paix, en pensant à la mort.
Nous n'avons ni la force ni les occasions d'exécuter tout le bien et tout le mal que nous projetons.
La maladie, Calliope, travaille à la fois le champ de la vie et celui de la mort. Elle nous fait peur, elle nous égare, mais l'existence n'est-elle pas troublante, exigeante comme le petit enfant. La maladie est vigilante, elle nous prévient, elle sait combien le mal est nécessaire et secourable au bien.
L'abattement des esprits et des coeurs est général. Tant de mécomptes dans le passé ! tant de ténèbres dans l'avenir ? Le doute, le découragement, et cette inquiétude tantôt agitée, tantôt apathique, mais toujours stérile, que le doute enfante, c'est le mal de notre temps, même parmi les honnêtes gens.
Mieux vau souffrir le mal que de le rendre.
On reproche souvent aux grands de n'avoir pas fait tout le bien qu'ils eussent pu dispenser. Ils pourraient bien répondre : songez seulement à tout le mal que nous eussions pu faire et dont nous nous sommes abstenus.
Le Mal, c'est ce qu'on ne peut se pardonner.
Si le mal que vous aimez tant ne vous obéit plus, abandonnez-le et courrez.
On cherche le bien sans qu'on le trouve et l'on trouve le mal sans qu'on le cherche.
Les pleurs aggravent le mal.
Le mal et le bien, aux origines, cela a dû être ce qui faisait plaisir ou non.
La résolution d'éviter un mal est rarement formulée tant que le mal n'est pas assez avancé pour rendre l'évitement impossible.
Ainsi, la spiritualité n'est pas entrée en moi par effraction : j'ai compris qu'elle était déjà là, qu'elle attendait le moment opportun pour me proposer son bras, comme on aide le mal-voyant à traverser la rue aux mille dangers.
Pour pardonner à la raison le mal qu'elle a fait à la plupart des hommes, il faut imaginer par nous-mêmes ce que serait l'homme sans sa raison. C'est un mal nécessaire.
Qui n'est pas fasciné par le mal ?
Vouloir vivre, c'est accepter le mal
Nous ne sommes parfaits sur rien, non pas même sur le mal.