Les parlements, académies, assemblées ont beau se dégrader, ils se soutiennent par leur masse, et on ne peut rien contre eux. Le déshonneur, le ridicule glissent sur eux, comme les balles de fusil sur un crocodile.
Les Allemands sont remarquables chez eux ; ailleurs, insupportables.
Les touristes ont horreur de regarder. L'appareil regarde pour eux. Quand ils ont fait clic-clac, ils sont apaisés, ils ont amorti leur voyage. Les piles de photos qu'ils conservent sont autant de diplômes certifiant qu'ils se sont déplacés.
Des dégourdis dans un monde d'empoté ; mus par un idéal chevaleresque en des temps qui le sont bien peu. Quand l'époque commende de vivre avec son temps, eux préfèrent vivre avec le temps : sous le cagnard ou les ondées, dans le petit matin des berges ou la brume des sommets.
Je n'ai jamais trompé personne. J'ai laissé les gens se tromper. Ils n'ont pas pris la peine de savoir qui et ce que j'étais. Au lieu de cela, ils inventeraient un personnage pour moi. Je ne discuterais pas avec eux. Ils aimaient manifestement quelqu'un que je n'étais pas.
L'amour d'un père pour son enfant est voué dés le départ au renoncement, aux déceptions, cela veut dire que les parents doivent grandir avec leurs enfants, en même temps qu'eux.
Les historiens, et surtout les plus brillants d'entre eux, sont des magiciens.
Etant donné la facilité avec laquelle le soleil fait sortir les gens de chez eux, on est amené à penser que l'énergie solaire pourrait faire fonctionner à peu près n'importe quoi.
Il faut juger les hommes non par leurs opinions, mais par ce que leurs opinions ont fait d'eux.
Ne soyez pas gêné par vos échecs, apprenez d'eux et recommencez.
Il y a des chants qui, lorsqu'ils se taisent, obligent à écouter un certain silence plus précieux qu'eux mêmes.
L'historien et le romancier font entre eux un échange de vérités, de fictions et de couleurs, l'un pour vivifier ce qui n'est plus, l'autre pour faire croire ce qui n'est pas.
Les poètes et les écrivains ne doivent pas être subventionnés, encore moins par une Académie elle-même subventionnée, ils doivent être livrés à eux-mêmes
Très peu de soi-disant libéraux sont ouverts d'esprit... Ils vous crieront au sol et ne vous laisseront pas parler si vous n'êtes pas d'accord avec eux.
Rien ne m'amuse plus que la facilité avec laquelle chacun règle l'abondance de ceux qui ont beaucoup moins qu'eux.
Ma famille est la chose la plus importante de ma vie. J'aimerais passionnément avoir mes propres enfants. Avoir un bébé - c'est un de mes rêves. J'aimerais tenir mes enfants, courir vers eux, leur donner le même bonheur que ma famille m'a donné.
Les gens qui me préoccupent sont les gens là-bas dans la rue. Je peux m'identifier à eux.
Les génies sont outrés. Cela tient à la quantité d'infini qui est en eux. Ils contiennent de l'ignorer.
Le russe et la polonaise sont les seuls points de contact entre deux peuples plus antipathiques entre eux que le feu et l'eau, l'un étant fou de la liberté qu'il aime plus que la vie, l'autre étant voué au servage officiel jusqu'à lui donner sa vie.
J'aime les choix étranges. Je m'intéresse toujours aux gens qui s'écartent de ce qu'on attend d'eux et qui vont dans un nouveau territoire.
- Maudit soit les maures et les sarrasins c'est à cause d'eux que Robin s'est engagé dans cette guerre... Dis moi l'ami quel nom est ce là Azeem ? Gaélique ? Celtique ? - MAURE !
Ce que le XVIIIe siècle a mis en place par le système « discipline à effet de normalisation », par le système « discipline-normalisation », il me semble que c'est un pouvoir qui, en fait, n'est pas répressif, mais productif [...] ► Lire la suite
Les anges ont eux aussi leurs diables, et les diables leurs anges.
Quand tu seras le maître des autres hommes, souviens-toi que tu as été faible, pauvre et souffrant comme eux.
Les sots devraient avoir pour les gens d'esprit une méfiance égale au mépris que ceux-ci ont pour eux.
Combien d'enfants ont reçu de leur mère des baisers qui n'étaient pas pour eux !
Les favoris, les hommes en place mettent quelquefois de l'intérêt à s'attacher des hommes de mérite, mais ils en exigent un avilissement préliminaire qui repousse loin d'eux tous ceux qui ont quelque pudeur.
La plupart des disputes entre automobilistes viennent du fait que la moitié d'entre eux essaie de conduire assez vite pour épater leur petite amie, alors que l'autre moitié s'efforce de conduire assez lentement pour calmer leur femme.
La pire chose qui arrive aux gens quand ils s'habillent et vont à une fête, c'est qu'ils laissent leur vrai eux-mêmes chez eux.
Je regardais au loin... Une armée d'enfants rangée en bataille. Ils étaient cependant immobiles, mais en transe. Je les voyais, non loin de moi, envoutés par le désir d'aller à la mort. Hallucinés par des champs illimités où, un jour, ils s'avanceraient, riant au soleil : ils laisseraient derrière eux les agonisants et les morts.
J'aurais aimé les hommes en dépit d'eux-mêmes.
Beaucoup préfèrent vivre simplement chez eux que de manger richement à la table d'autrui.
Les malheureux se consolent en voyant plus malheureux qu'eux.
Je vins dans les villes au temps du désordre.Quand la faim y régnait.Je vins parmi les hommes au temps de la révolteEt je me suis révolté avec eux.Ainsi passa le tempsQui m'était donné sur la terre.
Je ne sais pas comment ça se passe, mais les Allemands sont émerveillés devant moi et je suis émerveillé devant eux pour trouver de quoi émerveiller.
Avec mes enfants, on ne craint jamais de se répéter, ils oublient tout. Avec eux, jamais de lassitude, ni d'habitude, ni d'ennui. Rien ne se démode, tout est nouveau.
L'homme de la terre sait qu'il n'est que le maillon d'un ensemble régi par des lois simples, et que, pour le reste, c'est se martyriser que de vouloir en savoir plus. Les gens des villes sont le centre d'un monde qu'ils ont fait eux-même. Ils en crèvent, rongés de l'intérieur par le doute.
Si des variations utiles à un être organisé quelconque se présentent quelquefois, assurément les individus qui en sont l'objet ont la meilleure chance de l'emporter dans la lutte pour l'existence ; puis, en vertu du principe si puissant de l'hérédité, [...] ► Lire la suite
Les animaux ne voient la lumière du jour qu'une fois dans leur vie : au moment de leur mort ou plus exactement quelques heures auparavant, lorsque débute leur transfert vers l'abattoir. Pour beaucoup d'entre eux, les derniers pas auront été les premiers. Ne l'oubliez pas lorsque vous achetez votre jambon ou votre boeuf bon marché.
Flatterie : La flatterie, c'est dire aux gens ce qu'ils pensent d'eux-mêmes.
Le sort des êtres humains est de sombrer dans l'oubli... Les livres, eux, continuent de vivre tant qu'ils sont lus.
En art, tous ceux qui ont fait autre chose que leurs prédécesseurs ont mérité l'épithète de révolutionnaire; et ce sont eux seuls qui sont les maîtres.
Les indiens préfèrent l'ombrelle, ou le parapluie, au chapeau. Peut-être parce qu'ils préfèrent transporter avec eux leur ombre.
Auront-ils une part du royaume, eux qui ne seraient pas capables de donner aux hommes même le creux d'un noyau de datte ?
La façon dont on raconte l'Histoire contemporaine ressemble à un grand concert où l'on présenterait d'affilée les cent trente-huit opus de Beethoven mais en jouant seulement les huit premières mesures de chacun d'eux.
Ceux qui ne peuvent pas penser ou assumer la responsabilité d'eux-mêmes ont besoin d'un leader et le réclament à grands cris.
Les touristes anglais sont de parfaits égoïstes : ils laissent toujours leurs jolies femmes chez eux quand ils viennent à Paris.
Les gens deviennent souvent des actrices à cause de quelque chose qu'ils n'aiment pas chez eux: ils prétendent être quelqu'un d'autre.
Tout homme à qui on ferme l'accès aux fonctions supérieures devient jaloux de ceux qui les covahissent, et souvent haineux pour eux.
Les grands esprits pensent par eux-mêmes.