La prohibition... c'est tout de même mieux que pas d'alcool du tout.
Lire, c'est d'abord donner - ou plutôt restituer - au texte sa dimension musicale.
C'est le lot des mal-aimées de se raccrocher des heures voire des jours à des bouts de phrases écervelées.
Le seul amour accepté est l'amour clairvoyant.
Pour celui qui bosse sur un chantier, le troquet est un havre, une gourmandise, un endroit où l'on se réchauffe et où l'on discute.
Se venger d'un faquin, c'est se déshonorer. Mépriser sa lâche insolence, c'est toute la vengeance qu'un noble coeur en doit tirer.
Parfois on dit : "On aurait presque pu... " Là, c'est la phrase triste des adultes qui n'ont gardé en équilibre sur la boîte de Pandore que la nostalgie.
Ce n'est point par la rigueur des supplices qu'on prévient le plus sûrement les crimes, c'est par la certitude de la punition.
La vie est trop grave, trop mystérieuse, trop courte, pour admettre les malentendus
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite
Une femme hargneuse est un mauvais voisin.
On a constamment accusé Rousseau de prétendre que la société n'est pas l'état naturel de l'homme, et qu'il convient d'en revenir à l'état de nature, conçu comme une sorte d'âge d'or ou de paradis perdu. C'est un contresens total. Non [...] ► Lire la suite
L'amour, c'est offrir quelque chose à l'âme et au coeur de l'autre, un élan, une vie, une inspiration, afin que cet être-là s'épanouisse et avance dans la lumière et dans la joie.
Prenez tout exactement tel qu'il est, mettez-le entre les mains de dieu et laissez-le Lui.
Qui est emporté par le fleuve s'accroche à tout ce qui passe à sa portée.
La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple.
La raison humaine est par nature architectonique.
Ma routine est de me lever, prendre une tasse de café, faire un shake, faire de l'exercice, aller promener le chien.
Le ballet est une danse exécutée par l'âme humaine.
J'ai commencé à prendre de l'héroïne en 1985 à Aberdeen. Je ne savais pas jusqu'où cette saloperie allait m'entraîner. C'est la pire dépendance que j'ai connue.
Si c'est suffisamment important pour vous, vous trouverez un chemin.
Citer quelqu'un est davantage un acte d'humilité que de vanité.
Une religion qui ne cherche pas à conquérir de nouveaux adeptes est une religion d'un autre type, plus ancien, une croyance tribale.
L'honneur c'est comme les allumettes, ça ne sert qu'une fois !
Nos sommes des puritains, c'est l'histoire qui l'a voulu. C'est pour ça qu'une petite pipe au président tourne à l'affaire d' État
Le papier, c'est pour écrire, le chat c'est pour le rat. Le fromage c'est pour griffer.
La veillesse, c'est l'hiver pour les ignorants et le temps de la moisson pour les sages.
La chanson la plus charmante Est la chanson des amours.
Il est tellement stupide de la part de la civilisation moderne d'avoir abandonné l'idée du diable, alors qu'il en est justement l'explication.
Dieu ne peut pas répondre à tous ceux qui l'appellent. Il est comme un garçon dans un restaurant. Il a trop de tables à servir.
La raison pour laquelle les mouches peuvent voler et nous pas, c'est tout simplement qu'elles ont une foi parfaite, car avoir la foi, c'est avoir des ailes.
Le juste milieu est en tout la meilleure chose.
La meilleure façon de tuer un artiste est sûrement de lui donner tout ce dont il a besoin.
C'est après l'âge des passions que les grands hommes ont produit leurs chefs-d'oeuvre.
Il est bon quelquefois de s'aveugler soi-même. Et bien souvent l'erreur est le bonheur suprême.
L'ambition est le fumier de la gloire.
La raison est donnée à l'homme pour lui faire reconnaître qu'elle ne sert à rien.
Dans une administration, plus qu'ailleurs et autant que dans l'armée au moins, tu dois te soumettre au supérieur, voilà pourquoi tu as tellement tendance à faire chier l'inférieur. L'inférieur, c'est ta compensation, ton aspro, ta soupape.
Le monde n'est peut-être pas particulièrement sage, mais en fait de sagesse, nous ne connaissons rien de mieux.
Le fractionnement du pouvoir est la plus sûre manière d'en empêcher l'abus.
Chez l'homme civilisé, la crainte de ses morts n'a rien de commun avec le mysticisme des primitifs. Elle est un retour de flamme de sa conscience, un déguisement de ses remords.
Les héros doivent mourir jeunes, les grandes passions aussi, sinon le temps les corrompt, comme il corrompt tout ce qu'il touche. Paradoxalement, c'est par la mort qu'ils atteignent l'immortalité.
Les jours sont faits pour sonner l'un après l'autre comme une volée de cloches. C'est le coeur de l'homme qui leur sert de battant. Si le coeur n'y est pas, les jours sont tristes.
La démonstration est forcément satisfaisante quand elle vaut disculpation.
On tue les autres, tous, un petit peu. Sur terre, c'est ce qu'on fait ; on tue le coeur des autres...
Le plus difficile en classe c'est qu'on ne peut pas dire ce que l'on sait mais seulement ce que l'on doit savoir... C'est pour ça que je préfère ne rien savoir ! Comme ça c'est plus simple, je suis sûr de ne pas me tromper !
Les plaisanciers utilisent l'étoile polaire, les bûcherons repèrent le nord grâce au lichen sur les troncs et les citadins savent où est le sud en repérant l'orientation des antennes paraboliques sur les balcons.
La paralysie est le commencement de la sagesse.
C'est la guerre qui est honteuse, pas le fait d'y prendre part.
Créer n'est pas le but de tout homme, certains s'occupent de recréer, comme moi !