L'écrivain écrit pour être aimé. Il est lu sans pouvoir l'être.
Un tel n'a visiblement rien à dire, mais, chose pire, ce rien il l'écrit et va jusqu'à le faire imprimer.
Celui qui écrit fait nécessairement acte de mondanité, tout en ouvrant des perspectives nouvelles au langage.
On écrit que l'amour se cultive mais on oublie de dire qu'il se nourrit...
Un livre, pour quelqu'un qui aime sa terre, ça s'écrit avec la terre de son pays.
Un grand auteur dramatique est celui qui n'écrit pas que de mauvaises pièces.
Faute de savoir ce qui est écrit là-haut, on ne sait ni ce qu'on veut ni ce qu'on fait, et qu'on suit sa fantaisie qu'on appelle raison, ou sa raison qui n'est souvent qu'une dangereuse fantaisie qui tourne tantôt bien, tantôt mal.
Ce sont nos passions qui esquissent nos livres, le repos d'intervalle qui les écrit.
On n'écrit pas librement tant qu'on pense à ceux qui vous liront, on n'écrit pas bien tant qu'on ne pense pas à eux.
L'écriture, c'est ce neutre, ce composite, cet oblique où fuit notre sujet, le noir-et-blanc où vient se perdre toute identité, à commencer par celle-là même du corps qui écrit.
On n'écrit pas ce qu'on veut mais bien ce qu'on peut.
Le comédien sait très bien ce qu'il apporte, parfois de manière géniale, ne dure que le temps de la représentation. Seul subsiste me souvenir. L'auteur, lui, existe grâce à cette trace qu'est l'écrit.
Que peut changer un mot ? Une phrase ? Une lettre ? On ne devrait pas écrire. Le décalage est trop grand entre le moment où on écrit une lettre et celui où elle est lue.
Il n'y a rien de plus sot qu'un journal, tout ce qu'on écrit de sincère est niais.
À croire qu'il est plus facile de livrer nos peines et nos cris,Et qu'en un battement de cils un texte triste est écrit.
Pendant que l'on écrit publiquement sur des péchés intimes, moi, j'ai entrepris d'écrire en cachette sur des péchés publics.
Chaque secret de l'âme d'un écrivain, chaque expérience de sa vie, chaque qualité de son esprit est écrit en grand dans ses oeuvres
C'est à coup d'excitants (café, tabac) que j'ai écrit tous mes livres. A quoi tient l'activité de l'esprit !
Travailler professionnellement : Tout noter et tout confirmer par écrit.
George Orwell a déjà écrit qu'une fausse croyance tôt ou tard entre en collision avec la réalité physique, habituellement sur un champ de bataille.
Tout a déjà été écrit, heureusement que tout n'a pas encore été pensé.
Pour qui vit-on ? Pour qui écrit-on ? Devant qui, en fin de compte, est-on moralement responsable de ses actes ?
Tout ce qui pourrait être écrit ne mérite pas d'être rappelé.
Lorsqu'on écrit, il faut tout imaginer, toujours, mais les coups d'oeil qu'on peut jeter sur la vie d'autrui fournissent des clous sur lesquels accrocher les histoires et les personnages qu'on invente.
Le coeur d'une femme est comme la pierre d'un lithographe ; ce qui est une fois écrit dessus ne peut être effacé.
L'argument écrit perdure. La plaidoirie est éphémère.
Un grand artiste écrit presque fatalement une oeuvre gaie quand il est triste, une oeuvre triste quand il est gai.
Il n'y a rien d'écrit dans la Bible, l'Ancien ou le Nouveau Testament, qui dit : 'Si vous croyez en Moi, vous n'aurez pas de problèmes.'
Un écrivain n'existe pas tant qu'il n'a pas écrit, et à la limite on ne sait jamais si c'est vraiment un écrivain.
Les plus belles lettres d'amour d'une femme sont toujours celles qu'elle écrit à l'homme qu'elle trompe.
Quand un livre est bien écrit, il est toujours immoral !
C'est là une des contradictions de la littérature, qu'il y a un temps pour vivre, et un temps pour écrire, et que, dans le temps où l'on écrit, on n'a guère celui de vivre.
Celui qui écrit des livres est tout (un univers unique pour lui-même et pour tous les autres) ou rien. Et parce qu'il ne sera jamais donné à quelqu'un d'être tout, nous tous qui écrivons des livres, nous ne sommes rien.
Chaque scénario que j'ai écrit et chaque série que j'ai produite ont exprimé les choses auxquelles je crois le plus profondément.
S'il peut être écrit ou pensé, il peut être filmé.
Qui a dit que les absents avaient toujours tort ? Chez nous, on ne dit du bien des gens, on n'en écrit sur eux que lorsqu'ils ont disparu.
Face aux immenses brassages médiatiques qui bouleverseront le paysage culturel, la radio ne sera-t-elle pas - et de plus en plus - l'alliée de l'écrit contre une prolifération de qu'il est convenu d'appeler du visuel ?
Rien ne surpasse l'écrit dans son commentaire sur l'écrit, mais toute maladroite, toute superficielle qu'elle est, la parole ne constitue-t-elle pas l'accès le plus commode et le plus efficace au texte ?
En silence je t'aime, en secret je t'aime.Tu as su me changer, j'ai appris à t'aimer.Si un jour je meurs et que tu ouvres mon coeur.Il sera écrit en lettre d'or : Je t'aime encore.
Peut-on vraiment être à la fois adepte du DOS et catholique traditionaliste ? Par ailleurs, Céline aurait-il écrit avec Word, Wordperfect ou Wordstar ? Enfin, Descartes aurait-il programmé en Pascal ?
Quand on écrit des romans, on n'a aucune responsabilité, à l'exception du plaisir que l'on peut apporter au lecteur.
Je ne suis un spécialiste de rien. J'ai écrit des chansons, des sketchs et des scénarios, au gré des hasards de la vie et de mes rencontres.
Un livre n'est point moral ou immoral. Il est bien ou mal écrit. C'est tout.
L'homme qui écrit un livre, c'est Robinson dans son île : il faut qu'il fasse tout lui-même.
On écrit souvent son premier livre comme un testament.
Le poignard le plus aigu, le poison le plus actif et le plus durable, c'est la plume dans les mains sales. Avec cela, on gâte un peuple, on gâte un siècle. Il s'écrit aujourd'hui des choses qui lèveront la semence de crimes.
Tout écrivain peut être heureux d'entendre un écho à ce qu'il a fait, même s'il ne visait pas à cela d'abord. Comme on sait, je suis plutôt quelqu'un qui doute de lui-même et de ce qu'il écrit. Ces échos, en [...] ► Lire la suite
L'homme, du fait qu'il écrit des livres, se change en univers et le propre d'un univers c'est justement d'être unique. L'existence d'un autre univers le menace dans son essence même.
Le principe du rire est de créer le décalage entre ce qui est écrit et notre esprit critique.
On reconnaît l'auteur dramatique autant aux scènes qu'il écrit qu'aux scènes qu'il évite d'écrire.