En se fondant chacun sur le principe du déterminisme biologique, sociobiologie et féminisme différentialiste parviennent à un résultat similaire : l'un est toujours valorisé aux dépens de l'autre. Dans cette optique, hommes et femmes n'ont plus à se rencontrer que le temps de l'insémination...
Il me fallut quitter cette joie tranquille [de la campagne] et revenir, poussé par cette superstition des villes qui fait que tant d'hommes aiment encore mieux y être broyés que de ne pas faire partie de ce « mouvement » dont ils sont d'ailleurs les douloureux et inconscients rouages.
J'ai tout largué pour cette vie-là et je veux en faire une aventure absolue.
Les appels d'un enfant ou d'un coq apportés de la plaine par le vent, le vol plané d'un épervier, le tintement d'un marteau qui là-bas redresse une faucille, le bruissement de l'air animent seuls cette immensité de silence et de douceur.
J'ai mal de mes musclesJ'ai mal de cette heure de pause où je devrais être mais où je ne suis pasEn fumant ma clope chez moiJe suis encore à l'usine
La Russie devra nous parler tôt ou tard. Parler de la manière dont on pourra mettre fin aux combats et arrêter l'invasion. Plus tôt cette conversation commence, et plus réduites seront les pertes pour la Russie elle-même.
L'abattement des esprits et des coeurs est général. Tant de mécomptes dans le passé ! tant de ténèbres dans l'avenir ? Le doute, le découragement, et cette inquiétude tantôt agitée, tantôt apathique, mais toujours stérile, que le doute enfante, c'est le mal de notre temps, même parmi les honnêtes gens.
Au moins, quand la femme est riche et que l'amant ne l'est pas, ce qu'il ne peut lui offrir elle se l'offre elle-même ; et quoique ce soit ordinairement avec l'argent du mari qu'elle se passe cette jouissance, il est rare que ce soit à lui qu'en revienne la reconnaissance.
Ma vie n'offre aucun intérêt au public, si ce n'est la circonstance qui m'a tiré de Mugron. Si j'avais su qu'on s'occupait de cette notice, j'aurais raconté ce fait curieux.
D'abord vivre, ensuite philosopher, mais troisièmement revivre. L'homme de la caverne dont parle Platon doit en sortir, contempler la lumière du soleil et, muni de cette lumière qu'il garde dans sa mémoire, rentrer dans la caverne.
Notre accord est conclu : c'est un jeune poète qui dès demain rédigera cette chanson. Elle sera plus fraîche et, je crois, plus honnête : sans doute plaira-t-elle au public sans façon.
Le désespoir est le parfum du jeune acteur. C'est tellement satisfaisant de s'en être débarrassé. Si vous continuez à le sentir, il peut vous rendre fou. Dans cette affaire, beaucoup de gens deviennent fous, deviennent excentriques, voire en meurent. Pas mon plan.
On ne se trompe jamais en conférant à quelqu'un le grade qu'il n'a pas atteint. Celui qui bénéficie de cette erreur est tout prêt à la pardonner, en pensant que le flatteur a simplement un peu d'avance.
Il faut des coupables, des coupables à tout prix; alors on trouvre des gens qui ont le profil. Alors peut être qu'on a le profil des gens qui sont responsables de cette action, mais on n'y est pour rien.
Clint Eastwood s'attend à ce que vous sachiez ce que vous faites. Il va faire deux pas en arrière et vous laisser faire. J'ai une telle appréciation pour cette partie de lui.
Avec cette croyance, l'esprit de vengeance ne me trouble jamais le coeur, le mal ne me fait jamais éprouver une aversion trop vive, l'injustice ne m'écrase jamais jusqu'à m'anéantir; je vis en paix, en pensant à la mort.
Quelles que soient les erreurs que vous faites cette fois-ci, vous vivrez lors de votre prochain passage. Chaque erreur que vous faites, vous vivrez encore et encore, pour toujours. Je vous conseille donc de bien faire les choses cette fois-ci. Parce que ce temps est tout ce que vous avez.
L'inspiration n'est pas une idée, l'inspiration n'est pas la capacité de faire certaines choses, mais l'inspiration est tout ce qui nous entoure : notre environnement, les gens qui existent sur cette terre et ce que l'on vit au jour le jour qu'il soit bon ou mauvais.
L'expérience est cette chose merveilleuse qui vous permet de reconnaître une erreur quand vous la faites à nouveau.
C'est difficile de vous dire comment je vais. Il y a une ligne que je m'efforce de suivre, mais tout autour de cette ligne je dessine intérieurement des cercles et des méandres.
En balançant cette cuiller de thé à la figure de mon père, je me distinguais de mes soeurs : j'étais un homme. Il ne pouvait plus m'ignorer. À partir de ce moment-là, il savait que j'étais vivant. Je n'ai jamais rien fait de plus courageux dans aucun de mes films.
Je n'ai pas l'habitude de retoucher mes compositions (une fois terminées). Je ne l'ai jamais fait, pénétré de cette vérité, que tout changement partiel altère le caractère de la composition.
Je suis une vraie personne et je suis en colère. J'essaie d'utiliser cette histoire de célébrités pour aider les gens. Sida, pauvreté, racisme - je veux être l'une des mains qui aident à arrêter tout cela. Je vais le mettre sur mes épaules. Je vais le débiter sur mon compte.
Nos rapports, à ce moment-là, ont quelque chose d'inhumain, sans racines, sans terreau, sans hier ni demain, limités à l'instant, limités à cette fièvre sèche qui nous jette l'un vers l'autre. On dirait que nous ne commençons à exister que lorsque nous sommes ensemble.
Parce qu'on meurt dans ce monde et pour nier le destin l'homme a bâti de concepts cette demeure logique, où les seuls principes qui vaillent sont de permanence et d'identité.
Je pense que chaque personne devrait avoir une certaine foi en lui, dans son coeur. Ce qui importe n'est pas une manifestation extérieure de cette foi, mais l'état intérieur de l'âme.
Toutes les chanteuses sont toujours tellement nues ! C'est bon, arrêtez, on sait que vous savez le faire. J'ai su aussi le faire. Je me suis dévêtue ici et là. C'est sympa de jouer cette carte-là, mais c'est bien aussi d'en jouer d'autres.
Il ne faut pas chercher cette situation inouïe des âmes supérieures en un autre point de l'histoire que cette fin de siècle, où le mépris de toute transcendance intellectuelle ou morale est précisément arrivé à une sorte de contrefaçon du miracle.
Mes enfants grandiront dans une maison sachant qu'il est parfaitement normal que deux hommes soient amoureux, il est tout à fait normal que deux femmes soient amoureuses. Mes enfants vont grandir en sachant que tout est une question d'amour. Peu importe avec qui vous êtes et tout le monde devrait avoir cette expérience.
Ce qui fait d'un livre une oeuvre d'art, c'est précisément tout ce qui empêche de le résumer en une formule, toute cette richesse, cette beauté secrète qui, bien souvent, contredit d'une certaine manière, serait-ce à l'insu de l'auteur lui-même, le mouvement visible de sa pensée.
Etrange, cette vie prêtée et aussitôt retirée. Dieu, s'il existait, manquait décidément de générosité.
Rien que cette classification linguistique du réel est extraordinairement problématique.
C'est par là que Magdeleine, cette fameuse pécheresse et cette pénitente aussi célèbre, obtint l'entière abolition de tous les déréglements de sa vie, et qu'elle parvint à un degré si éminent de sainteté.
Nous plongions nos mains dans le langage,Elles y prirent des mots dont nous ne sûmesQue faire, n'étant rien que nos désirs.Cette eau, notre espérance.D'autres sauront chercher à plus profondUn nouveau ciel, une nouvelle terre.
Qu'un homme meure demain, après - demain ou plus tard encore... cela ne change rien. Car si dieu n'existe pas, alors cette vie... la moindre des secondes qui la composent... représente tout ce que nous possédons.
Le Bourgeois mâle et femelle ne saurait être compris tant qu'on ne se pénètre pas de cette idée qu'étant aujourd'hui le maître du monde, s'il y a quelque chose à souffrir, cela regarde ses esclaves, c'est-à-dire tous ceux qui ne sont pas bourgeois comme lui.
Appris une curieuse monstruosité. Il y a des femmes qui se font endormir pour échapper aux douleurs de l'enfantement. Cela me rappelle la grande dame du XVIIIe siècle, qui se soûla pour mourir. Mais cette nouveauté est peut-être plus démoniaque.
Partout la jalousie est un monstre odieux : rien n'en peut adoucir les traits injurieux, et plus l'amour est cher qui lui donne naissance, plus on doit ressentir les coups de cette offense.
Cette difficulté d'être dans l'abondance démontrerait à elle seule, s'il le fallait, que la prétendue « naturalité » du désir de bien-être n'est pas si naturelle que ça -sinon les individus n'auraient pas tant de mal à s'y faire, ils sauteraient à pieds joints dans la profusion.
L'amour, ce n'est pas difficile. Dans cette étreinte, dans cette lutte, cette course, cette marelle, dans cette éternité pour un instant figée, il n'est pas difficile d'être un - ou d'en avoir l'illusion. Le difficile, c'est d'être un en rangeant des disques.
Que l'homme soit la plus noble des créatures, voilà qui se laisse aussi prouver par le fait qu'aucune autre ne lui a contesté cette affirmation.
Si je quitte cette Terre, je veux quitter cette Terre juste en sachant que j'ai essayé de donner quelque chose en retour et essayé de faire quelque chose de valable avec moi-même.
Dans cette pièce, le lit est le seul ressort de l'action.
Cette prétendue franchise, à l'aide de laquelle on débite des opinions tranchantes ou blessantes est ce qui m'est le plus antipathique.
Cette vie de petite ville lui pesait, l'étouffait. Le grand homme de Tarascon s'ennuyait à Tarascon.
Mon Dieu... pourquoi as-tu voulu cette bataille continuelle ? Pourquoi as-tu collé les yeux de la plupart des hommes avec de la glu ? Pourquoi les as-tu envenimés du goût de l'or et de la possession ? Pourquoi as-tu donné à certains d'entre eux l'intelligence la plus fine pour défendre l'horreur totale ?
Avec cette rage d'aventures, ce besoin d'émotions fortes, cette folie de voyages, de courses, de diable au vert, comment diantre se trouvait-il que Tartarin de Tarascon n'eût jamais quitté Tarascon ?
L'auteur d'une réforme radicale bénéficie difficilement de cette réforme.
Je suis cependant reconnaissant à certains de nos frères blancs d'avoir saisi le sens de cette révolution sociale et s'y sont engagés. Ils sont encore trop petits en quantité, mais de grande qualité.
L'inspiration vient vraiment d'abord du personnage et de l'histoire. Cette vision de ce qu'est l'histoire et de ce qu'est le personnage, du monde qu'il habite et de ce que l'histoire veut raconter. C'est vraiment ce qui m'inspire.