Ce qu'on veut faire, c'est en faisant qu'on le découvre.
La morale, c'est peut-être ringard, mais ça reste encore ce qu'on a trouvé de mieux pour distinguer le bien du mal.
Contredire et bavarder sans répit, c'est se montrer naturellement incapable d'apprendre ce qu'il faut.
Le mal qui règne sur cette terre est le fait de gens qui sont absolument convaincus de savoir ce qu'ils font.
Ce qu'on fait sur scène est intransmissible. Les chanteurs n'ont pas d'héritiers.
Ce qu'on laisse sur la table fait plus de bien que ce qu'on y prend.
La mort. Cela ne s'apprend pas. On ne peut apprendre que ce qu'on peut répéter. La mort est un fait unique et un fait brut. A partir du moment où on ne croit pas à un au-delà ou à une réincarnation, il ne reste plus qu'à accepter le néant.
Ne fais pas de comparaison, considère chaque chose pour ce qu'elle est. Respecte toute vie, dégage ton coeur de l'ignorance, ne tue pas et ne nourris pas de pensées coléreuses.
Laisse donc aux autres l'illusion de croire qu'ils paraissent ce qu'ils ne sont pas. En se trompant eux-mêmes, ils ne trompent personne.
Les chaînes de l'habitude sont en général trop peu solides pour être senties, jusqu'à ce qu'elles deviennent trop fortes pour être brisées.
Ce qu'on dit être nouveau en ce monde, c'est l'histoire qu'on ignore.
Les mots "devoir conjugal" disent bien ce qu'ils veulent dire.
Le plus grand des affronts est celui qu'on reçoit lorsque ce qu'on a avancé est connu publiquement pour faux.
Ce n'est pas le boulot des consommateurs de savoir ce qu'ils veulent.
On reconnaît un mari bien dressé à ce qu'il comprend à demi-mot ce que sa femme ne dit pas.
L'intelligence dans les chaînes perd en lucidité ce qu'elle gagne en fureur.
Un homme sans foi : je ne sais ce qu'il faut en faire.
Les mères ont les yeux du coeur ; ce qu'elles ne voient pas, elles le sentent.
Ce qu'est un ordinateur pour moi, c'est l'outil le plus remarquable que nous ayons jamais conçu. C'est l'équivalent d'un vélo pour notre esprit.
Rien ne sert de faire des suppositions contraires, puisque les choses sont ce qu'elles sont : on ne change rien à la réalité.
Avec tout ce qu'on nous dit sur la viande, pour continuer à en manger aujourd'hui, faut vraiment être boucher !
Si on pouvait recouvrer l'intransigeance de la jeunesse, ce dont on s'indignerait le plus c'est de ce qu'on est devenu.
Tout ce qu'on ne connaît pas paraît magnifique.
Pour survivre, certains apprennent les mathématiques et font comme les égoïstes : ils comptent ce qu'ils donnent pour ne pas trop donner et s'en garder suffisamment.
Si un compositeur pouvait dire ce qu'il avait à dire avec des mots, il ne prendrait pas la peine d'essayer de le dire en musique.
C'est surtout ce qu'on ne comprend pas qu'on explique. L'esprit humain se venge de ses ignorances par ses erreurs.
La pudeur des femmes n'est que leur politique ; tout ce qu'elles cachent ou déguisent n'est caché ou déguisé que pour en augmenter le prix quand elles le révèlent.
Flatter la veulerie, lécher les mous : voilà désormais tout ce qu'on attend de la culture écrite.
Le romancier donne à voir par le trou de la serrure ce qu'on ne pourrait pas voir autrement.
Qu'est-ce qui pousse certains auteurs à se cacher derrière un pseudonyme ; est-ce qu'un écrivain, finalement, possède une existence réelle ?
La prêtrise, c'est ce qu'il y a de plus beau et de plus noble au monde, car c'est le métier de l'amour et de l'humilité.
Qu'est-ce qu'un Dieu qui se fâche et s'apaise ?
Miracle du vin qui refait de l'homme ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : l'ami de l'homme.
J'aime la vie, qu'est-ce qu'il y a de plus?
Etrange chose que l'homme qui souffre veuille faire souffrir ce qu'il aime !
Le coeur devrait immortaliser ce qu'il aime.
On ne peut aimer parfaitement que ce qu'on a perdu pour toujours.
Celui qui veut vivre en paix et à l'aise, ne doit pas dire tout ce qu'il sait ni juger tout ce qu'il voit.
Les fausses opinions ressemblent à la fausse monnaie qui est frappée d'abord par de grands coupables et dépensée ensuite par d'honnêtes gens qui perpétuent le crime sans savoir ce qu'ils font.
Les spectateurs ne trouvent pas ce qu'ils désirent, ils désirent ce qu'ils trouvent.
Le diable prend ce qu'on ôte à Dieu.
Ce qu'on désigne sous le nom d'impartialité n'est souvent qu'une mixture d'apathie, d'intérêt et de distraction.
Personne n'a d'ami pour tout ce qu'il est : ce serait de la corruption.
L'homme, pendant des millénaires, est resté ce qu'il était pour Aristote : un animal vivant, et de plus capable d'une existence politique ; l'homme moderne est un animal dans la politique duquel sa vie d'être vivant est en question.
Il n'y a rien de plus beau qu'une clef, tant qu'on ne sait pas ce qu'elle ouvre.
La force principale de la religion vient de ce qu'on la croit : la force des lois humaines de ce qu'on les craint.
Qu'est-ce qu'un arriviste ? Un futur arrivé.
Les "cons", c'est vous, c'est moi, c'est ce qu'on fait de nous, c'est pour ça que je me pardonne. Je me dis : j'ai été à l'école, et mes déviances d'adulte c'est des carences affectives et des carences pédagogiques.
Au théâtre les spectateurs veulent être surpris. Mais avec ce qu'ils attendent.
Ce souci est au coeur de l'Introduction à l'Origine de la géométrie, texte que j'avais choisi de traduire en particulier parce que Husserl y bute sur l'écriture. J'avais alors insisté sur le statut de la chose écrite dans l'histoire de [...] ► Lire la suite