Nous sommes faits de la même étoffe que les songes et notre petite vie, un somme la parachève.
Tout nuage n'enfante pas une tempête.
Un feu qui brûle en éteint un autre ; une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur.
La paix ressemble à nos conquêtes, car des deux parties noblement soumises, aucune n'a vraiment perdu.
Quand les démons veulent produire les forfaits les plus noirs, ils les présentent d'abord sous des dehors célestes.
Tout ce qui se ressemble n'est pas identique.
Il arrive toujours que nous n'estimons pas un bien à sa juste valeur, tant que nous en jouissons ; mais dès qu'il nous manque, nous lui découvrons le mérite qu'il ne voulait pas nous montrer quand il était à nous.
L'espérance d'une joie est presque égale à la joie.
L'amour est aveugle et les amoureux ne peuvent pas voir.
Le faux visage doit cacher ce que le faux coeur sait.
Le temps est disloqué. Ô destin maudit, pourquoi ne suis-je né pour le remettre en place ?
Tout esclave a en main Le pouvoir de briser sa servitude.
Les frelons ne sucent pas le sang des aigles mais pillent les ruches des abeilles.
La société n'est pas confortable à celui n'est pas sociable.
Nôtre est l'étoffe dont les rêves sont faits, et notre petite vie est cernée de sommeil.
Fermez les portes sur l'esprit de la femme et il s'échappera par la fenêtre ; fermez la fenêtre et il s'échappera par le trou de la serrure ; bouchez la serrure et il s'envolera avec la fumée par la cheminée.
Ne sais-tu pas que je suis une femme ? quand je pense, je dois parler.
Le fou se croit sage et le sage reconnaît lui-même n'être qu'un fou.
J'aimerais mieux une folie qui me rendrait gaie qu'une expérience qui me rendrait triste.
La dent cruelle de la douleur n'est jamais plus venimeuse que lorsqu'elle mord sans déchirer la plaie.
On ne lave pas du sang avec du sang mais avec de l'eau.
Bonjour ! C'est la Saint-Valentin. Tous sont levés de grand matin. Me voici, vierge, à votre fenêtre, Pour être votre Valentine. Alors, il se leva et mit ses habits, Et ouvrit la porte de sa chambre; Et vierge elle y entra, et puis jamais vierge elle n'en sortit.
C'est de ta peur que j'ai peur.
Gémir sur un malheur passé, c'est le plus sûr moyen d'en attirer un autre.
L'homme ne peut pas plus séparer la vieillesse de l'avarice qu'il ne peut chasser l'amour d'un corps jeune et vigoureux.
Quelle époque terrible où les idiots gouvernent les aveugles.
Plus d'une bonne pendaison empêche un mauvais mariage.
Le temps est le roi des hommes ; il est à la fois leur parent, et il est leur tombe, et leur donne ce qu'il veut, pas ce qu'ils désirent.
La colère est pareille à un cheval fougueux ; si on lui lâche la bride, son trop d'ardeur l'a bientôt épuisé.
Le sage ne s'afflige jamais des maux présents, mais emploie le présent pour en prévenir d'autres.
La plus grande gloire obscurcit la moindre. Un ministre brille autant qu'un roi jusqu'à ce que le roi paraisse : et alors tout son prestige s'évanouit.
Une fille prend trop de temps à aimer et quelques secondes à détester. Mais un garçon met quelques secondes à aimer et trop de temps à haïr.
Donne à chacun ton oreille, mais peu ta voix ; Prenez la censure de chacun, mais réservez votre jugement.
Laisse-moi t'embrasser, aigre adversité, car les sages disent que c'est la voie la plus sage.
Quiconque doit aimer aime à première vue.
Le lâche meurt mille fois, le vaillant, une seule fois !
Car un litre de bière est un plat de roi.
Rien ne vient de ne rien faire.
Il n'y a que les mendiants qui puissent compter leurs richesses.
Si nous sommes fidèles à nous-mêmes, nous ne pouvons être faux envers personne.
La pitié devrait être la vertu de la loi.
Une chute profonde mène souvent vers le plus grand bonheur.
La pensée est l'esclave de la vie, et la vie est le fou du temps...
La pensée d'une femme court toujours en avant de ses actes.
Rien n'est bon ou mauvais en soi, tout dépend de notre pensée.
Un esprit sensible ne convient pas à qui porte une épée.
Jusqu'où cette petite bougie projette ses rayons ! Ainsi brille une bonne action dans un monde coquin.
Fées répandez partout La rosée sacrée des champs.
Je préfère entendre mon chien aboyer contre un corbeau, qu'un homme jurer qu'il m'aime.
La liberté sans frein est toujours mariée avec le malheur.
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