Il n'y a que les mendiants qui puissent compter leurs richesses.
Les fleurs tombées ne retournent pas à leurs branches.
Toutes les vraies richesses échappent aux distraits.
Les vieillards sont assez enclins à doter de leurs chagrins l'avenir des jeunes gens.
Les scientifiques sont comme possédés par le démon, ils portent leurs recherches jusque dans des domaines qu'il ne faut pas violer. L'homme a osé pénétrer dans un domaine jusque alors réservé aux dieux : celui de la "création de la vie".
Si une famille est unie, elle peut être pauvre et cependant heureuse ; pourquoi posséder des richesses injustement acquises ?
Des hommes ont l'air de ne s'être mariés que pour empêcher leurs femmes de se marier avec d'autres.
La police et les Jésuites ont la vertu de ne jamais abandonner ni leurs ennemis ni leurs amis.
Bien des hommes agissent contre leur bonheur pour être fidèles à l'image qu'ils ont montrée à leurs amis...
Dans l'histoire de l'humanité, on est obligé de reprendre le combat qu'ont mené nos aînés et leurs aînés avant eux.
Rien ne lie ou ne désunit plus deux femmes que de faire leurs dévotions au même autel.
Il y a des gens qui descendent de leurs aïeux, d'autres qui en dégringolent.
Alors que certains ne pensent qu'à faire fructifier leurs rares idées, d'autres plus généreux, distribuent les leurs par poignées.
J'avais été choquée par une déclaration d'Ariel Sharon prétendant que les mères palestiniennes envoyaient leurs enfants en première ligne.
Il y a une personne avec laquelle nous n'arrivons jamais à être complètement sincères, bien que nous sachions qu'elle nous connaît à fond et que nous puissions compter sur sa bienveillance : nous-mêmes.
Quand les gens vous prennent pour un monstre, il n'y a qu'une chose à faire : dépasser leurs attentes.
Sans le pardon, nous resterions prisonniers de nos actes et de leurs conséquences
Ce sont des gens sans artifices,Qui vous sourient quand ils sont bien,Et vont cacher leurs cicatrices,Parmi les fleurs de leurs jardins.
Les producteurs sont de plus en plus angoissés par l'argent qu'ils dépensent et par les comptes qu'ils doivent rendre à leurs financiers.
C'est peut-être la plus grande consolation des opprimés que de se croire supérieurs à leurs tyrans.
Les fils ne savent pas que leurs mères sont mortelles... Aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra et tous les fils se fâchent et s'impatientent contre leurs mères, les fous si tôt punis.
Le monde, tel que nous le connaissons, est ce lieu où les grands affrontent les petits, sans que les uns ou les autres soient jamais sûrs de leurs tailles respectives, et d'ailleurs tous se trompent.
Le pays est peuplé d'exaltés convaincus que les morts sont parmi nous, que dans la forêt gambadent des créatures invisibles ou qu'en s'exposant aux ondes sonores adéquates on peut rétablir son champ magnétique... Il suffit de leur donner l'occasion de déballer leurs théories, et on part sur de drôles de routes.
Une partie d'être un acteur est que je regarde les gens. J'aime observer leur comportement, observer leurs réactions dans la rue et voir comment ils se parlent, ce qui est impossible lorsqu'ils vous regardent. Je prenais plaisir à prendre le train et à regarder les gens.
Les grands hommes sont rarement trop scrupuleux dans l'agencement de leurs vêtements.
C'est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances, et c'est notre regard aussi qui peut les libérer.
Les enfants méprisent leurs parents jusqu'à l'âge où ils deviennent tout à coup comme eux, préservant ainsi le système.
Tous les peuples de la terre ont une religion, lien subtil que leurs chefs ont tissé pour les enchaîner.
Un coeur qui n'est point faux doit aimer ses amis avec tous leurs défauts.
Les jaloux sont comme les fous et les ivrognes, ils ne se rendent jamais compte de leurs souffrances. La jalousie provient d'un manque de confiance non pas envers l'autre, mais envers soi-même.
Juge combien la science a d'avantages sur l'ignorance. Les autres vices apportent quelque profit à leurs sectateurs. L'ignorance seule n'attire que du mal aux siens qui souvent paient par des effets l'offense qu'ils ont faite en parole.