Gémir sur un malheur passé, c'est le plus sûr moyen d'en attirer un autre.
Toute chose énoncée veut aussi dire son contraire et autre chose.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant les chiffres.
Le bonheur, je crois, après pas mal d'expérience, s'atteint et se procure par des choses qui sont gratuites et de petites choses minuscules auxquelles d'ordinaire on ne fait pas attention.
La jalousie. Faire semblant de ne pas s'intéresser. Se duper soi-même. Cacher son mal pour mieux l'ignorer.
L'Islam fait partie de notre passé et de notre présent, dans tous les domaines de l'activité humaine. Il a contribué à créer l'Europe moderne. Il fait partie de notre propre héritage.
Une rupture, c'est comme un miroir brisé. Il est préférable de le laissé brisé, que de se faire du mal à essayé de le réparer.
Que veut Dieu ? Le Bien ? Ou que l'on choisisse le Bien ? L'homme qui choisit le Mal est-il peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ? Question ardues et qui vont loin.
Le malheur est un grand maître, qui ploie le plus souvent sous son bras d'acier les caractères les plus intraitables.
Les changements changent seulement le mal de place.
Les événements eux-mêmes sont demandés comme une nourriture. S'il n'y a point ce matin quelque grand malheur dans le monde, nous sentons un certain vide. "Ils n'y a rien aujourd'hui dans les journaux", disent-ils.
Le bien, c'est tout ce qui favorise, augmente la force vitale ; le mal c'est ce qui la contrarie, la diminue.
Il suffit qu'un seul homme en haïsse un autre pour que la haine gagne de proche en proche l'humanité entière.
Aucun bonheur n'est aussi parfait qu'on ne le pense, alors qu'un malheur peut être bien pire que ce que l'on imagine.
Un sentiment très fort chez moi, c'est l'étonnement. J'en ai un autre, un peu vieillot, l'admiration. J'ai longtemps passé pour un écrivain du bonheur. C'était un peu usurpé.
Ce qui est passé est déjà fini. Ce que je trouve plus intéressant, c'est ce qui reste à venir.
Je ne suis pas un autre : c'est ce que je constate avec effroi.
Pour savoir où on en est avec quelqu'un, il suffit d'écouter de la musique ensemble. Le moindre désaccord nerveux vient faire taches dans les intervalles, mais si le son passe sans rencontrer personne, c'est le signe que tout va bien.
Soyons humains au moins tant que la science n'aura pas découvert que nous sommes autre chose.
Ne pleurez pas votre passé car il s'est enfui à jamais. Ne craignez pas votre avenir car il n'existe pas encore. Vivez votre présent et rendez le magnifique pour vous en souvenir à jamais.
Tout se passe plus dans la tête que dans la raquette. Ce n'est pas tennistiquement que l'on fait une différence, c'est dans la tête, dans l'envie.
Celui qui n'aime est malheureux, Et malheureux est l'amoureux.
Retrouver son train-train quotidien comme si rien ne s'était passé paraît l'une des choses les plus absurdes de la vie. Mais le train-train quotidien c'est aussi un petit signe d'espoir absurde, le signe que la vie continue.
Les malheureux peuvent se résigner, mais les coupables ne connaissent aucune paix.
L'amour peut être comparer au paradis, mais il peut aussi faire mal comme l'enfer.
La folie est le prix à payer pour le temps passé à être trop lucide.
Dans l'amitié, ménage une petite place pour la brouille ; et dans la brouille, une autre pour la réconciliation.
Je suis là pour vivre ! Faire l'amour n'a jamais fait de mal à personne.
L'irreligion sied mal aux femmes ; il y a trop d'orgueil pour leur faiblesse.
La croyance en une origine surnaturelle du mal n'est pas nécessaire. Les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités.
Qui n'est pas fasciné par le mal ?