L'insurrection est l'accès de fureur de la vérité.
Parfois, insurrection, c'est résurrection.
Je ne me lasserai pas de le redire, le problème est posé, il faut le résoudre ; qui porte sa part du fardeau doit avoir sa part du droit ; une moitié de l'espèce humaine est hors de l'égalité, il faut l'y faire rentrer.
L'inconvénient des mots, c'est d'avoir plus de contour que les idées.
Presque tous nos désirs, lorsqu'ils sont examinés, contiennent quelque chose de trop honteux pour être révélé.
L'insurrection confine à l'esprit, l'émeute à l'estomac.
Les galères font le galérien.
Il déclare donc, ou plutôt il avoue hautement que le Dernier Jour d'un Condamné n'est autre chose qu'un plaidoyer, direct ou indirect, comme on voudra, pour l'abolition de la peine de mort.
Le 14 juillet, c'est le jour où le peuple français s'est levé pour écrire sa propre histoire.
Les opiniâtres sont les sublimes.
Dans les temps de peu de croyance, où les religions à force de fautes ont fini par ébranler Dieu dans l'âme humaine, le premier devoir du penseur, c'est de faire des actions affirmantes.
Les tyrans s'éteindront comme des météores.
Le droit, c'est le cÏur même de l'ordre.
Le meilleur du talent de l'orateur lui vient de la foule ou de l'assemblée. Pour que l'orateur soit grand et puissant, il faut que l'auditoire fasse la moitié du chemin.
Les mots sont des vases en effet. Des vases qui contiennent la pensée. Faits par Dieu, pleins de l'homme.
Parler, c' est abuser ; penser, c'est usurper. La voix sert à se taire et l'esprit à ramper. Le monde est à plat ventre, et l'homme, altier naguère, Doux et souple aujourd' hui, tremble. -Paix ! dit la guerre.
Notre siècle s'interprète mal lui-même et par moments ne se comprend pas. Il s'appelle le siècle du progrès et il se croit le siècle de l'utile. S'il était l'un il ne serait pas l'autre.
Par Dieu, - fixons encore le sens de ce mot, -nous entendons l'infini vivant.
Dieu , dont on croit parfois entrevoir le fantôme, Dépense à chaque instant l'infini pour l'atôme.
De telles innocences dans de telles ténèbres, une telle pureté dans un tel embrassement, ces anticipations sur le ciel ne sont possibles qu'à l'enfance, et aucune immensité n'approche de cette grandeur des petits.
Un vieil homme est une ruine pensante.
L'idée est aussi réelle que la chose.
Admirer est une bonne action.
Je prétends regarder face à face le gouffre.
Ce qui caractérise essentiellement l'axiôme, ce n'est pas d'être clair, c'est d'être fécond.
Proportionner la jouissance à l'effort et l'assouvissement au besoin.
Dieu, c'est l'incompréhensible incontestable.
C'était par-dessus tout un opiniâtre. Il se servait de la méditation comme on se sert d'une tenaille ; il ne se croyait le droit de quitter une idée que lorsqu'il était arrivé au bout ; il pensait avec acharnement.
Les génies sont outrés. Cela tient à la quantité d'infini qui est en eux. Ils contiennent de l'ignorer.
La parole intérieure démange.
J'ajoute que tout mon théâtre tend à la dignification de la femme. Mon plaidoyer pour la femme est, vous le voyez, ancien et persévérant, et n'a pas eu de solution de continuité.
Quand le poète peint l'enfer, il peint sa vie.
Les bons sont meilleurs que les justes.
Toute faute qu'on fait est un cachot qu'on s'ouvre.
Manifester la conscience, c'est presque montrer Dieu.
C'est que la révolution ne peut être vraiment vaincue.
Une insurrection est un enthousiasme.
La classe dite moyenne tient dans l'Etat la place que tient le ventre dans le corps humain : le milieu. Il y a des hommes qui sont le cerveau du progrès. Il y en a d'autres qui en sont les pieds.
Qu'est-ce que des amants ? Ce sont des nouveau-nés.
L'homme a sa loi ; il se l'est faite à lui-même ; la femme n'a pas d'autre loi que la loi de l'homme. La femme est civilement mineure et moralement esclave. [...] Une réforme est nécessaire.
Vous aurez dans l'avenir l'auréole auguste de la femme qui a protégé la Femme. Votre admirable Ïuvre tout entière est un combat ; et ce qui est combat dans le présent est victoire dans l'avenir.
Les grands dangers sont au dedans de nous.
Vous prenez un livre. Tout à coup vous vous sentez saisi, votre pensée semble ne plus être à vous, votre distraction s'est dissipée, une sorte d'absorption, presque une sujétion, lui succède, vous n'êtes plus maître de vous lever et vous en aller.
Il faut traduire, commenter, publier, imprimer, réimprimer, clicher, stéréotyper, distribuer, crier, expliquer, réciter, répandre, donner à tous, donner à bon marché, donner au prix de revient, donner pour rien, tous les poëtes, tous les philosophes [...]
Il y a des hommes qui sont sources.
"Chose étrange, après dix-huit siècles de progrès la liberté de l'esprit est proclamée ; la liberté de cÏur ne l'est pas. Et pourtant aimer n'est pas un moins grand droit de l'homme que penser."
Qui n'est pas libre, n'est pas homme.
Chose étrange, ce que nous aurons donné, c'est là ce qui nous restera.
L'obstiné dans le vrai a la grandeur.
Ayez pitié. Voyez des âmes dans les choses.
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