Balaye le fumier qui est devant ta porte.
L'avare comme le chien de cuisine tourne la broche pour autrui.
Pour croire avec certitude, il faut commencer par douter.
Ce n'est que quand l'arbre est tombé qu'on peut voir sa hauteur.
Nos désirs sont comme les enfants : plus on leur cède, plus ils deviennent exigeants.
Les affaires ne cheminent bien que par les hommes de coeur, comme la meule ne tourne bien que sur un pivot de fer.
Qui sème la discorde, travaille pour la grange du diable.
Il ne faut pas jeter la faux en la moisson d'autrui.
La tartine tombe toujours sur le côté beurré.
Mère trop piteuse fait sa famille teigneuse.
Là où on s'aime, il ne fait jamais nuit.
La récolte du voisin est toujours plus abondante.
Jamais savant n'est tombé du ciel.
Le présomptueux devient raisin sec avant d'avoir été raisin mûr.
Celui dont les narines sont tournées vers le ciel tombera dans une fosse à purin.
Il n'est pas bon de s'appuyer sur un homme, car c'est un soutien mouvant.
Un acacia ne tombe pas à la volonté d'une chèvre maigre qui convoite ses fruits.
Tant que les mots restent dans la bouche, ils sont à soi ; sitôt prononcés, ils sont à tout le monde.
Le carême est court pour celui qui a une dette à payer à Pâques.
La personne est une multiplicité intérieure, inachevée, appelée à s'ordonner, s'unifier. Dieu ne fait qu'ébaucher l'homme, c'est sur la terre que chacun se crée.
Le sage réfléchit avant d'agir.
Il est très facile de se perdre dans le monde profane ou d'oublier notre connexion à l'esprit. Et pourtant, sans ce lien, nous ne sommes que des morts vivants.
S'il y a un diamant dans la poitrine, il brille sur le visage.
Chacun dirige l'eau vers son moulin.
L'âme n'a pas de secret que la conduite ne révèle.
Le paysan prie qu'il pleuve, le voyageur qu'il fasse beau, et les dieux hésitent.
Sans profit personne ne se lèverait tôt.
Le taureau des gens de son village est le petit poisson d'un village étranger.
Il n'y a pas qu'un jour, demain aussi le soleil brillera.
On ne peut perdre que ce que l'on a.
Ce n'est pas à l'habit qu'il porte qu'on reconnaît l'homme sage, mais à ses oeuvres.
Ne dites donc pas : "Je verrai quand j'aurais le loisir" Qui t'a dis que tu en auras ?
Si tu supportes la fumée, tu te réchaufferas avec la braise.
Bâtir salon avant cuisine De la maison c'est la ruine.
Si un petit arbre est sorti de terre sous un baobab, il meurt arbrisseau.
L'aumône doit suivre la richesse comme la glissade le faux pas.
Un héros est celui qui conquiert ses passions.
L'action personnelle s'éteint avec la personne concernée.
Qui veut chapitrer le prochain, fasse d'abord son examen.
Pleurs de femme et pluie d'été ne durent pas longtemps.
Deux yeux échangent leurs regards et les êtres existent.
Le destin souffle sans soufflet de forge.
Dieu créa le désert, puis furieux, il lui jeta des pierres.
Il n'est pas permis de tuer le chien pour sauver la queue de la chatte.
Ne parlez pas dans la rue : il y a des oreilles sous les pavés.
Qui n'a pas fait d'enfant ne sait pas pourquoi il vit.
La mer la plus profonde a un fond, la montagne la plus haute a une cime.
La femme est une fontaine où se cassent toutes les calebasses.
Dans un pays sans chien, on ferait aboyer le chat.
"Mon Dieu, mon Dieu" sur la langue... et un poignard dans son sein.