Prendre un livre dans une bibliothèque et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
Mon père et lui ont eu une de ces amitiés anglaises qui commencent en évitant des intimités et éliminent par la suite tout à fait la parole.
Lorsque nous pleurons les yeux ne nous servent pas à voir.
C'est une illusion de penser que la question peut être résolue par des mots.
Parler, c'est tomber dans la tautologie.
À tous la vie donne tout, mais la plupart l'ignorent.
L'ambiguïté est une richesse.
L'homme oublie qu'il est un mort qui converse avec les morts.
Les songes des hommes appartiennent à Dieu.
Si je pouvais m'excuser et revenir en arrière et changer l'histoire, je le ferais. Mais le but reste un objectif, l'Argentine est devenue championne du monde et j'étais le meilleur joueur du monde.
Pour accomplir beaucoup, il faut d'abord tout perdre.
Lorsque l'année commence, l'objectif est de tout gagner avec l'équipe, les records personnels sont secondaires.
La certitude que tout est écrit nous annule ou fait de nous des fantômes.
Le calendrier, c'est la bureaucratie du temps.
Il n'y a pas d'autre définition du socialisme valable pour nous que celle de l'abolition de l'exploitation de l'homme par l'homme.
Que chaque homme construise sa propre cathédrale. Pourquoi se contenter des oeuvres des autres et de celles du passé ?
Les choses ne sont ni claires ni nettes dans le monde du football en ce moment et beaucoup de gens reconnaissent cette réalité.
Je suis vivant et je veux continuer à vivre.
Mon ambition est toujours de devenir de mieux en mieux.
Il n'y a pas d'exercice intellectuel qui ne soit finalement inutile.
Je suis un homme lâche : je ne lui donnais pas mon adresse pour m'éviter l'angoisse d'attendre des lettres.
Le poème est plus beau si nous devinons qu'il est l'expression d'un désir et non le récit d'un fait.
J'ai longtemps cru que j'avais grandi dans un faubourg de Buenos Aires, un faubourg aux rues hasardeuses, ouvertes sur de visibles couchants.
Dormir est se distraire de l'univers.
On m'en a donné des surnoms, mais Pelusa est celui que je préfère parce qu'il me transporte dans mon enfance à Fiorito.
Il faut des sacrifices ainsi que du talent.
A force de nous apitoyer sur les malheurs des héros de romans, nous finissons par nous apitoyer trop sur les nôtres.
Expliquer un fait, c'est l'unir à un autre.
Le surnaturel, s'il se produit deux fois, cesse d'être terrifiant.
Le monde, c'est comme un théâtre, et nous, nous n'en sommes encore qu'à la générale !
Mettre en ordre des bibliothèques, c'est exercer de manière silencieuse et modeste, l'art de la critique.
Mes enfants légitimes sont Dalma et Giannina. Le reste est le produit de mon argent et de mes erreurs.
Il n'y a pas sur terre une seule page, un seul mot qui soit simple, étant donné que tous postulent l'univers, dont l'attribut le plus notoire est la complexité.
Il n'y a pas de plaisir plus complexe que celui de la pensée.
Un écrivain croit parler de beaucoup de choses, mais ce qu'il laisse s'il a de la chance, c'est une image de lui.
Le jour où vous pensez qu'il n'y a pas d'améliorations à apporter est triste pour tout joueur.
L'amitié n'est pas moins mystérieuse que l'amour ou l'une quelconque des facettes de cette chose confuse qu'est la vie. Je me suis dit parfois que seul le bonheur est sans mystère, car il se justifie par lui-même.
Un homme s'identifie peu à peu avec la forme de son destin ; un homme devient à la longue ses propres circonstances.
Le Seigneur aide ceux qui s'aident eux-mêmes.
Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une citation ou à un livre.
Nous pouvons mentionner ou évoquer, mais jamais exprimer.
Dans un poème ou dans un conte, le sens n'importe guère ; ce qui importe, c'est ce que créent dans l'esprit du lecteur telles ou telles paroles dites dans tel ordre ou selon telle cadence.
Nous ne savons encore presque rien et nous voudrions deviner ce dernier mot qui ne nous sera jamais révélé.
Les miroirs et la copulation sont abominables, parce qu'ils multiplient le nombre des hommes.
Que ce soit un match amical, ou pour des points, ou une finale, ou n'importe quel match, je joue la même chose. J'essaie toujours de faire de mon mieux, d'abord pour mon équipe, pour moi-même, pour les fans et pour essayer de gagner.
Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée.
La démocratie, ce curieux abus de la statistique.
L'espérance ne serait-elle pas la preuve d'un sens occulte de l'existence, une chose qui mérite qu'on lutte pour elle ?
Ronaldo était mon héros. J'ai adoré regarder des joueurs comme Zidane, Ronaldinho et Rivaldo, mais Ronaldo était le meilleur attaquant que j'aie jamais vu. Il était si rapide qu'il pouvait marquer à partir de rien et tirer le ballon mieux que quiconque que j'aie jamais vu.
Chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur.