Il n'y a pas d'exercice intellectuel qui ne soit finalement inutile.
Il en est d'un lendemain de mariage comme de celui d'un enterrement ; après la cérémonie, chacun s'en retourne à son travail en se disant : je suis content que ce soit fini.
Il semble y avoir une règle générale selon laquelle, plus son travail profite à d'autres personnes, moins il est susceptible d'être payé pour cela.
Je crois que la relation entre un écrivain et son sujet, c'est un peu comme en amour. Vous voulez passer tout votre temps avec l'objet de votre amour.
Le travail doit être continu, même si les récoltes sont intermittentes.
Un mot n'est pas le même dans un écrivain et dans un autre. L'un se l'arrache du ventre. L'autre le tire de la poche de son pardessus.
Les vies humaines ne semblent pas avoir une valeur inestimable pour les hommes de pouvoir. Ce ne sont finalement que des statistiques.
Ça pose toujours un problème de soulever un corps en un seul morceau. Apparemment, la meilleure façon de procéder est de découper le corps en 6 morceaux et de les mettre en tas. Une fois que vous avez vos 6 [...] ► Lire la suite
Dans le passé, une certaine garantie de permanence et de stabilité structurelles donnait des possibilités de travail aux générations suivantes. Actuellement, la logique de l'évolution capitaliste et ultranéolibérale détruit tout cela.
Le vice de notre système social est de ne pas savoir mener de front les plaisirs et l'industrie.
Il y a le cadeau, il y a l'esprit, et il y a le travail - tous les trois doivent se réunir. Si l'une de ces choses est manquante, cela peut vous empêcher de devenir ce que vous étiez censé être.
Dans le domaine social comme dans la vie privée, il faut tout prendre avec calme, générosité, et un petit sourire aux lèvres.
Un écrivain n'avance jamais nu, ne se livre jamais complètement aux autres.
C'est inutile de questionner, il faut accepter de savoir sans se souvenir, ou croire qu'on sait, savoir qu'on croit.
- [Dans sa tête] Je pense que j'aurais du lui répondre quelques chose, n'importe quoi... Je suis censé être un futur écrivain mais aucun mot ne me venaient... J'avais l'impression de ne jamais avoir rien lu. Et de toute façon [...] ► Lire la suite
Rien ne peut se faire simplement chez les gens qui montent d'un étage social à l'autre.
Coucher avec un vieux, quelle horreur ! Mais avec un jeune, quel travail !
Sa mère, complètement saoule, rentrait à tâtons, bousculant tout, rotant le blasphème et l'ordure, et finalement se vautrait en grognant comme une truie dangereuse.
Seul un écrivain médiocre est toujours à son meilleur niveau.
Le travail du corps délivre des peines de l'esprit et c'est ce qui rend les pauvres heureux.
La culture est ce qui fait d'une journée de travail une journée de vie.
Chaque génération doit à la suivante ce qu'elle a reçu de ses devancières, un ordre social établi.
Votre vie vous ennuie ? Alors jetez-vous dans un travail qui vous tient à coeur, vivez pour lui, mourez pour lui, et vous trouverez un bonheur que vous pensiez ne jamais avoir.
La pression du travail et le flux incessant des idées se déversant dans notre conscience à travers toutes les portes de la connaissance rendent l'existence moderne risquée à bien des égards.
Je ne vois pas pourquoi on ferait un travail de deuil. On ne se console pas de la mort de quelqu'un qu'on aime.
Chaque écrivain raconte toujours une même obsession.
L'ouvrier qui veut bien faire son travail doit commencer par aiguiser ses instruments.
Il faut être écrivain de profession pour écrire sur ce qu'on ne sait qu'à moitié, ou sur ce qu'on ne sait pas du tout.
Je sais bien que t'as pas buté l'autre imbécile ! Mais t'en a fait flinguer d'autres ! Si on rajoute à ça le racket, la drogue, les putes, ça fait une jolie carrière quand même ! Les vingt ans que tu vas prendre, c'est'un peu la médaille du travail qu'on va te remettre.
Il est inutile de dire que les artistes d'Allemagne n'ont jamais eu de talent, que ses savants n'on aucune valeur; c'est imiter les Allemands lorsqu'ils disent que les Français sont un peuple de singe.
Quand on a du succès, c'est toujours pour les mauvaises raisons. Quand on devient populaire, c'est toujours dû au pire aspect du travail effectué.