Le Verbe, quand il s'incarna, passa de l'ubiquité à l'espace, de l'éternité à l'histoire, de la félicité illimitée au changement et à la mort.
Comment le temps fait-il pour tourner rond dans des horloges carrées ?
Un secret d'état, ce n'est jamais qu'un ragot qui a réussi.
Vous n'avez pas des béquilles pour le moral ?
Etre amoureux, c'est se créer une religion dont le dieu est faillible.
Il est réconfortant de voir comment peu à peu l'homme a réussi à donner libre cours à sa liberté d'interdire.
Il n'y a rien de meilleur que de s'être résigné à ce que tout aille mal, pour se sentir heureux.
Quand la bouche se tait, le cerveau est en ébullition.
Le sexe est une des formes primaires du pouvoir.
Délire laborieux et appauvrissant que de composer de vastes livres, de développer en cinq cent pages une idée que l'on peut très bien exposer oralement en quelques minutes.
Il faut changer le monde vite fait, sinon c'est lui qui va nous changer.
L'esprit... à quel âge il commence à avoir besoin de maquillage ?
Modifier le passé n'est pas modifier un seul fait: c'est annuler ses conséquences qui tendent à être infinies.
Mon rêve, c'est de jouer un Mondial et de le gagner.
Que le ciel existe, même si ma place est en enfer.
Celui qui se lance dans une entreprise atroce doit s'imaginer qu'il l'a déjà réalisée, il doit s'imposer un avenir irrévocable comme le passé.
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques.
Nous ne pouvons pas être sûrs d'avoir une raison de vivre si nous ne sommes pas prêts à mourir pour elle.
J'ai une volonté de fer. Mais c'est toujours la même histoire, le fer... ça rouille.
Ma motivation vient du fait de jouer au jeu que j'aime.
Ca fonctionne comment, au juste ? Nous menons notre vie, ou bien c'est la vie qui nous pousse ?
Je m'amuse comme un gamin dans la rue. Le jour où je ne m'amuserai plus, j'arrêterai le football.
La démocratie n'est pas compatible avec l'oligarchie financière.
Il y a un plaisir mystérieux dans le fait de détruire.
La salle de classe est le living room de la culture.
Vivez votre vie en ne célébrant pas les victoires, mais en surmontant les défaites.
Si je suis de trop dans ce monde, je préfère que ce soit incognito.
Laisse le monde te changer et tu pourras changer le monde.
Si on s'apercevait que la terre tourne, les manèges feraient faillite.
Qui se résigne à chercher des preuves d'une chose à laquelle il ne croit pas ou dont la prédication ne l'intéresse pas ?
J'ai moins appris des écoles que d'une bibliothèque - celle de mon père.
Une destinée ne vaut pas plus qu'une autre, mais tout homme doit respecter celle qu'il porte en lui.
Jusqu'à aujourd'hui, j'ai vécu 40 ans qui en valent au moins 70. Ma vie a été bien remplie : je suis sorti de Fiorito pour atteindre le toit du monde, là haut, tout en haut de la célébrité. Mais une fois arrivé là, j'ai dû me démerder tout seul.
Après la quarantaine, tout changement est un symbole détestable du temps qui passe.
Penser, analyser, inventer ne sont pas des actes normaux, ils constituent la respiration normale de l'intelligence.
Comment est-il possible d'avoir la nostalgie d'un monde que je n'ai jamais connu ?
J'ai toujours eu le même style de jeu. Je ne m'inquiétais pas vraiment que les gens me donnent des coups de pied.
Les années passent et j'ai si souvent raconté cette histoire que je ne sait plus très bien si c'est d'elle que je me souviens ou seulement des paroles avec lesquelles je la raconte.
Peut-être que les grands hommes, ça vient par vagues, un siècle sur deux ?
Le combat peut être une fête.
Je ne souffre pas de la solitude ; il est déjà suffisamment difficile de se supporter soi-même et ses manies.
La meilleure forme de dire est de faire.
Car la vie, j'en suis convaincu, est faite de poésie. La poésie n'est pas étrangère à la vie.
Blâmer et faire l'éloge sont des opérations sentimentales qui n'ont rien à voir avec la critique.
J'ai décidé d'affronter la réalité, alors dès qu'elle se présente bien, prévenez-moi.
Donnez aux adversaires plus d'une raison de regarder vos pieds.
Pourquoi faut-il que la vie soit pour les uns une photo d'identité, et pour les autres une superproduction en 70 mm ?
Le drame quand on est président, c'est que si on entreprend de résoudre les problèmes, on n'a plus le temps de gouverner.
L'ennui, quand on est petit, c'est qu'on raconte sa vie en moins de deux.
Les mots sont des symboles qui postulent une mémoire partagée.