Anne : LOLA ! LOLA !
Lola : Ça va maman ?
Anne : Alors on commence par quoi, les pétards ou les capotes ?
La mère d'Anne : C'est pas moi hein...
Anne : Oh maman ça va hein, c'est pas drôle !
Lola : J'v... j'vais t'expliquer c'est pas c'que tu crois hein...
Anne : Ouais... Ouais explique moi ?
Lola : C'est Stéphane qui a ramené ça avec Medhi.
Anne : Et ils ont vidé toute la boite de capotes ?!
La mère d'Anne : Mais je peux te la vider la... la poubelle.
Anne : Maman ça va ! Merci ! [À Lola] J't'écoute.
Lola : Mais je sais pas moi... j'é... j'étais pas avec eux... j'étais ici... et puis euh...
Anne : Tu te fous de moi Lola.
Lola : Mais non j'me fous pas d'toi maman... J'te promet je... j'ai...
Anne : Tu te fous de ma gueule là Lola.
Lola : Mais non j'me fous pas d'ta gueule.
Anne : SI TU TE FOUS DE MA GUEULE.
Lola : Mais m'tape pas une crise pour quelques malheureux pétards alors que toi t'en fume tous les soirs dans ta chambre quand même.
Anne : Pardon ?! Mais moi j'ai 40 ans madame ! J'ai mon bac, j'ai ma maîtrise d'archi, alors quand t'auras tous ça peut-être que tu pourras en reparler ! Si j'te chope encore une fois avec ça à la maison, tu sais quoi ?! TU VIRES TU VAS VIVRE CHEZ TON PÈRE OK ?!
Lola : Ah ouais mais t'attends que ça toi d'toute manière ; que j'ailles vivre chez mon père ! Que j'me casse c'est ça ! Comme ça tu pourras t'éclater comme une ado ?! Ouais ! Parc'que t'es jalouse de moi ouais ! Tes jalouse de moi ! [Elle part] Fais chier ! Puis tu t'fais tellement chier d'puis 40 ans que t'es même pas capable de trouver un autre mec que papa, t'es même pas capable de ça en 40 ans !
La mère d'Anne : Alors euuh... toi aussi tu te défonces avec des pétards...?!
Anne : Hein ?! Qu'est ce que vous avez tous à me faire chier aujourd'hui là ?! Ça va ! Ça va !
Combien de fois, des nuits comme celle-là,j'ai pleuré pour être à la maison,pour que tu me pardonnes,pas pour que tu me reprennes,mais pour que tu m'aimes à un autre niveau,n'importe quel niveau,pour emporter au loin la peine qu'il y a [...] ► Lire la suite
Le travail vous soumet à ses lois, vous lime, vous renforce, mais vous demeurez le même. Tandis que l'amour, tel qu'Antigone l'a connu cette nuit, tel qu'elle le connaît sans le savoir depuis longtemps, cette certitude d'être attendue dans l'ardeur, [...] ► Lire la suite