La conscience. Quel pauvre domaine de questions sans réponses, de voies sans issues, d'éternels retours.
Le verbalisme, c'est la pensée des autres.
Il faut faire le bien pour mériter son bonheur, on n'y arrive pas par la spéculation et la paresse. La paresse séduit et le travail satisfait. C'est dans une conscience tranquille qu'on puise sa force.
Le monde échappe à un cerveau raisonnable ; il ne permet que des religions.
C'est dans l'éternité que, dès à présent, il faut vivre. Et c'est dès à présent qu'il faut vivre dans l'éternité. Qu'importe la vie éternelle, sans la conscience à chaque instant de cette durée.
En fait ce qui vous a perdu dans votre monde, c'est que vos deux modèles de pensée officiellement antinomiques, capitalisme et anticapitalisme, libéralisme et antilibéralisme, ne s'opposent finalement pas sur grand chose. Il diffère sur la façon de distribuer les richesses, et c'est à peu près tout.
Un véritable homme du monde n'est jamais trop pauvre pour faire un cadeau à une femme. Il peut toujours lui donner la syphilis.
Le noeud est à la cravate ce que le cerveau est à l'homme.
Nous échouons à traduire entièrement ce que notre âme ressent : la pensée demeure incommensurable avec le langage.
Le cerveau des hommes n'est pas fait comme le nôtre, ils sont incapables d'entreprendre plusieurs choses à la fois
Plus que tout au monde, j'ai cru aimer le musée du Trocadéro, les marais d'Aigues-Mortes, de Ravenne et de Venise, les paysages de Tolède et de Sparte; mais à toutes ces fameuses désolations, je préfère maintenant le modeste cimetière lorrain où, devant moi, s'étale une conscience profonde.
J'ai des raisons d'espérer : notre cerveau intelligent, la résilience de la nature, l'esprit humain indomptable et, surtout, l'engagement des jeunes lorsqu'ils sont capables d'agir.
La religion n'a rien de plus à craindre que de ne pas être suffisamment comprise.
S'il m'arrivait un jour - et ça pourrait être aujourd'hui - d'être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j'aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était [...] ► Lire la suite
La religion s'insère entre les fissures du mur de la technologie tel du lierre. Quel que soit l'état de la science, la question de la naissance de l'univers se posera toujours.
- Elle a simplement voulu aider cette pauvre Emily. - Je crois que cette pauvre Emily en a assez qu'on l'appelle « cette pauvre Emily ».
C'est bien la pensée française qui est à la base de notre vie morale. A l'empirisme du patrimoine laissé par nos parents et la tradition, l'âme des écrivains français est venue apporter une explication, si j'ose dire, scientifique et rationnelle.
Faire comme si son prochain était un pauvre minable est simplement une façon indirecte d'avouer sans le reconnaître explicitement qu'on est un pauvre minable soi-même.
Nous ne travaillons qu'à remplir la mémoire, et laissons l'entendement et la conscience vides.
La religion et la morale sont les piliers essentiels de la société civile.
Remplacer la pensée par la rêverie, c'est confondre un poison avec une nourriture.
Du pauvre au riche, deux mains ; du riche au pauvre, deux doigts.
Les maladies sont les voyages du pauvre ; elles le transportent au-delà de lui-même.
Il serait temps que l'homme reconnaisse que la relation avec l'autre est bien plus essentielle qu'un monde fermé, reposant sur la seule conscience de soi.
Passé un certain âge, la mort de nos proches est la seule manière dont nous prenons agréablement conscience de notre existence.
Si une famille est unie, elle peut être pauvre et cependant heureuse ; pourquoi posséder des richesses injustement acquises ?
Le désir s'exprime par la caresse comme la pensée par le langage.
L'homme est la nature prenant conscience d'elle-même.
Crèches, écoles maternelles : dès que l'enfant commence à reconnaître des formes, il est façonné par une pensée politique. La première couleur qu'on lui fait aimer est le rouge. Les premiers gestes qu'il imite sont révolutionnaires - lever le poing, en frappant le sol du talon. Les premiers chants sont des hymnes guerriers.
Choix et conscience sont une seule et même chose.
Les passions de l'habitus dominé (du point de vue du genre, de l'ethnie, de la culture ou de la langue), relation sociale somatisée, loi sociale convertie en loi incorporée, ne sont pas de celles que l'on peut suspendre par un simple effort de la volonté, fondé sur une prise de conscience libératrice.