Le critique assassine l'auteur quand il est vivant, une fois mort le plus souvent il le ressuscite.
On est mieux assis que debout, couché qu'assis, endormi qu'éveillé et mort que vivant.
La mort n'a qu'un instant, et la vie en a mille.
Combien d'hommes meurent dans un homme avant sa mort !
La mort a pour moi le visage d'une enfant Au regard transparent.
Frôler la mort n'est rien. Passer à côté de la vie est beaucoup plus grave.
Le mort et l'absent ne sont plus des personnes.
Quand je donne des concerts, je suis de nouveau connecté au monde, mais cela n'a plus le même goût qu'avant. Je porte la mort en moi, les gens le savent. Ils viennent me dire au revoir.
Le mariage est le tombeau de la confiance et de l'amour.
Exiger simplement et strictement des choses les qualités qu'elles ont la prétention d'avoir : tout le sens critique tient là-dedans.
Excepté pour la passion du héros, un roman doit être un miroir.
C'est l'une des plus sûres actions de la mort que de nous faire éprouver l'irrémédiable.
La vie est la voie de la mort, la mort est la voie de la vie.
Le meilleur conseil pour vieillir ? Sois juste reconnaissant de ne pas être mort !
L'ironie n'est pas seulement une arme ingénieuse, elle est, à l'opposé du respect, qui est stérile, un exercice intellectuel, un entraînement critique à la lucidité.
Une misérable vie vaut mieux qu'une belle mort !
La mort est le prix que nous devons payer pour notre cerveau et notre personnalité.
Le germe du mal est dans la justification de la mort de son prochain.
Ne sais-tu pas que la source de toutes les misères de l'homme, ce n'est pas la mort, mais la crainte de la mort ?
Le roman est devenu une enquête générale sur l'homme et sur le monde.
O malheur insensé, sans regret, sans angoisse ! De telles flammes, déchirantes et fêlées, me voici brûlant du désir de brûler. Entre la mort et la douleur physique - et le plaisir, plus profond que la mort et la douleur - je me traîne dans une nuit chagrine, à la limite du sommeil.
Et quels sont les plus grands criminels ? Ceux qui vendent les instruments de mort ou ceux qui les achètent et s'en servent ?
A la mort d'un ancien, on est comme sur une écluse : on change de niveau.
Il s'est tellement préparé à la mort que la vie l'impatiente.
Le ciel sait que j'ai fait tout ce qu'un mortel pouvait faire, pour sauver le peuple, et l'échec n'était pas ma faute, mais la faute des autres.
Si nombre de gens ont peur de la mort, la mort ne craint personne.
On n'écrit pas un roman d'amour pendant qu'on fait l'amour.
L'abîme de l'éternité nous hante. Ainsi, s'interroge-t-on : nos actes retentiront-ils à travers les siècles ? Des inconnus entendront-ils notre nom bien après notre mort et se demanderont-ils qui l'on était, si l'on bataillait avec bravoure, et si l'on aimait avec fougue ?
Je ne plie devant aucun mortel !
Pas plus que le roman ne peut se borner à la fiction, il ne peut se passer d'elle.
Il faut jamais enterrer un mort deux fois.