Est-ce qu'on peut arriver au Paradis une demi-heure avant que le diable sache qu'on est mort ?
Est-ce que la mort me consolera de ma vie ?
Ce qui me turlupine, c'est d'être mis en bière sans alcool... Surtout en cas de mort subite !
La mort comme tremplin d'une espérance absolue. Un monde où la mort ferait défaut serait un monde où l'espérance n'existerait qu'à l'état larvé.
Il semble que c'est le diable qui a tout exprès placé la paresse à la frontière de plusieurs vertus.
Il est des folies que même le diable ignore.
C'est moins définitif que le suicide de se saouler la gueule, mais ça revient au même.
Si la mort était un bien, les dieux ne seraient pas immortels.
Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin.
La résurrection est une idée toute naturelle ; il n'est pas plus étonnant de naître deux fois qu'une.
Donne le doigt au Diable et il voudra toute la main.
La mort d'un rêve n'est pas moins amère que la mort, et, en vérité, elle réclame de qui l'a perdu un deuil tout aussi profond.
La plupart des hommes, pour arriver à leurs fins, sont plus capables d'un grand effort que d'une longue persévérance.
La mort est acceptée aussi longtemps que la date et les circonstances de sa venue demeurent incertaines.
Il s'est tellement préparé à la mort que la vie l'impatiente.
La vie n'est qu'un long suicide inconscient.
La crainte de la mort fait oublier tous les maux, et toutes les incommodités de la vie.
La mort c'est un laisser-aller de trop.
Il y a quelque chose de calmant dans la philosophie, une manière de parler du vivant comme si on était mort.
Si j'étais immortel, j'inventerais la mort pour avoir du plaisir à vivre.
Equilibre dangereux, le mien, danger de mort d'âme. La nuit d'aujourd'hui me regarde avec torpeur, patine et glu. Je veux, au sein de cette nuit qui est plus longue que la vie, je veux, au sein de cette nuit, la vie crue et sanglante et pleine de salive.
Attends la mort pour louer la vie, et le soir pour louer le beau jour.
Celui qui vit après la mort de son ennemi, ne fût-ce qu'un jour, a atteint le but désiré.
La vie est agréable. La mort est paisible. C'est la transition qui est désagréable.
Le diable a le pouvoir de prendre une forme agréable.
Le mort est le guide du vivant.
J'avais 27 ans la première fois que je suis mort. Je me rappelle qu'il y avait du blanc partout. C'était la guerre et je me sentais vivant mais en réalité, j'étais mort.
Nous attendons d'un sage qu'il dise « j'avais prévenu » plutôt de dire que « je savais que ça allait arriver »
Celui qui sait sa mort certaine et cesse d'en souffrir peut se repaître de chaque instant.
Le diable est diable parce qu'il se croit bon.
La tendresse inspirée par la mort fait aimer les vivants qui l'éprouvent.